Primaires au PS : une longueur d'avance pour François Hollande

L'annonce précoce de sa candidature à l'investiture socialiste pour la Présidentielle 2012 a permis à François Hollande d'installer une image de "présidentiable" qui fait encore défaut à Martine Aubry : le sondage Ipsos-Le Point montre qu'il dispose d'une longueur d'avance pour sa "stature de chef d'Etat" ou ses "chances de l'emporter au second tour". Si le retard de Martine Aubry sur ces indicateurs n'est sûrement pas définitif, il ne pourra se combler que lorsqu'elle sera officiellement candidate.

Voir l'analyse vidéo de Jean-François Doridot

"Qui de Martine Aubry ou de François Hollande vous semble le plus avoir la stature d'un chef d'Etat ?" Invités à répondre à cette question, 37% des Français choisissent François Hollande, 22% optent pour Martine Aubry, 28% - plutôt de droite – répondent "ni l'un ni l'autre", 9% "autant l'un que l'autre" et 4% ne se prononcent pas. François Hollande est encore plus largement en tête chez les proches du Parti Socialiste, avec 49% de citations contre 26% pour Martine Aubry. Sur l'ensemble des sympathisants de gauche – proches de l'extrême gauche, du Front de gauche, du PS ou des Verts - 42% choisissent François Hollande contre 27% Martine Aubry.

Les réponses à la seconde question posée expliquent au moins en partie l'avance de François Hollande sur ce critère de crédibilité : une majorité relative de Français (42%), de proches du PS (47%) et de sympathisants de gauche (45%) pensent aujourd'hui qu'il est plus à même de l'emporter au second tour de la présidentielle. Ceux qui jugent au contraire que c'est Martine Aubry sont à peu près deux fois moins nombreux (23% sur l'ensemble des Français, 27% chez les proches du PS et 29% chez les sympathisants de gauche). François Hollande dispose ainsi d'une sorte de prime au départ anticipé : l'annonce de sa candidature au lendemain du succès des cantonales lui a permis d'installer une stature de présidentiable qui fait encore défaut à une Première secrétaire qui ne s'est pas déclarée candidate. Difficile en revanche de savoir ce qu'il adviendra de cet avantage le jour où la candidature de Martine Aubry ne sera plus virtuelle.

Quel qu'il soit, le candidat désigné lors des primaires socialistes ne devrait en tout cas pas porter le poids de l'affaire DSK. La grande majorité des Français (85%) nous disent que "leur image du Parti Socialiste n'a pas changé depuis, que cela n'a rien à voir avec cette affaire." Ce jugement est partagé par presque tous les sympathisants socialistes (93%), mais également la plupart des proches de l'UMP (81%) ou du Front National (81%). Par ailleurs, la moitié des Français ne pense pas que les hommes politiques "ont fait preuve d'un comportement machiste dans leur façon de réagir à l'affaire DSK, à propos de la victime présumée et de DSK lui même". Et même si 42% des personnes interrogées pensent le contraire, la dernière vague du baromètre politique Ipsos-Le Point révèle que dans l'ensemble la popularité des principaux leaders n'a pas été affectée. 


Fiche technique :

Sondage effectué pour : Le Point
Dates du terrain : Les 20 et 21 mai 2011

Echantillon : 964 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Méthode : Echantillon interrogé par téléphone.
Méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, région, catégorie d'agglomération.

Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumis
aux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques.

Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumisaux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques.

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