Reims : léger avantage à Adeline Hazan (PS)

Profitant des divisions de la droite et d’un climat national favorable, Adeline Hazan avait fait basculer en 2008 ce bastion ancré à droite depuis plus de trente ans. Même si rien n’est définitivement joué, elle pourrait conserver sa mairie, à la faveur d’une triangulaire. L’enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Champagne Ardenne lui donne en effet un léger avantage à quelques jours du premier tour.

Avec 42% d'intentions de vote, la liste PS-EELV-PCF-PRG de la maire sortante arrive ainsi en tête des suffrages au premier tour, devant la liste UMP-UDI-Modem conduite par Arnaud Robinet (39%). La liste d’Adeline Hazan retrouverait ainsi son score du premier tour de 2008 alors que la liste d’Arnaud Robinet est en recul sensible par rapport au total des deux listes de droite qui concouraient en 2008 (48%). Ce recul peut en partie s’expliquer par la percée du FN dans la cité champenoise : alors qu’elle n’obtenait que 4,4% des voix en 2008, la liste FN de Roger Paris est aujourd’hui créditée de 13% d’intentions de vote et paraît donc en mesure de se qualifier pour le second tour. Une liste Front de gauche à 4% et une liste LO à 2% complètent l’offre électorale et confèrent à Adeline Hazan des réserves de voix lui permettant d’aborder le second tour en position plutôt favorable.

Dans une configuration de triangulaire, la liste d’Adeline Hazan arrive en effet en tête des intentions de vote de second tour, à 46%, contre 42% à la liste d’Arnaud Robinet et 12% à la liste du FN. Si le FN perd un point par rapport au premier tour, la proportion d’électeurs FN du premier tour faisant le choix d’un "vote utile" en faveur de la liste UMP-UDI-Modem pour faire barrage à la gauche au second est à ce stade insuffisante (15%) pour faire basculer le rapport de force.

Même si l’appréciation reste en deçà de la moyenne constatée sur les villes de plus de 25 000 habitants (71%), Adeline Hazan peut s’appuyer sur un bilan jugé satisfaisant par une large majorité d’habitants (60% contre 35%) et pourrait donc bénéficier d’un effet de prime au sortant lui permettant de garder son siège.



 

Auteur(s)

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    À l'occasion du Mondial de l'Auto, la nouvelle enquête Ipsos bva souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.