Tours : Jean Germain (PS) en position favorable

Maire de Tours depuis 1995, Jean Germain est en situation d'obtenir un quatrième mandat. L'enquête d'intentions de vote Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Centre à deux semaines du scrutin crédite sa liste au 1er tour de 38% d'intentions de vote, contre 35% à la liste UMP-UDI conduite par Serge Babary.

La gauche dispose en outre de bonnes réserves de voix, dans l'électorat de la liste EELV conduite par Emmanuel Denis (11 %), dans l'électorat de la liste soutenue par le NPA et le Parti de Gauche (5%), et dans les deux liste d'extrême-gauche, chacune à 1% d'intentions de vote.

Au total, le rapport de force penche à gauche : 56% d'intentions de vote pour l'ensemble des listes de gauche et d'extrême-gauche, contre 44% pour la liste de droite et celle du FN.

L’une des inconnues du 1er tour réside dans la capacité de la liste du Front national à se maintenir au 2nd tour (elle obtient dans notre enquête 9 % des suffrages), son éventuelle élimination pouvant apporter à la droite des réserves dont la priverait une triangulaire.

Dans le cadre d’un duel au second tour, l'écart se resserre ainsi dans les intentions de vote, où la liste d'union de la gauche recueille 54% des suffrages, contre 46% pour la liste UMP-UDI. La faute à des reports de voix imparfaits, notamment dans l'électorat de la liste EELV, dont le quart a l'intention de s'abstenir (15%), voire de voter à droite (10%).

Comme l'appréciation du bilan du maire est plutôt positive - les deux tiers des Tourangeaux se déclarent satisfaits du travail accompli par Jean Germain - cette déperdition dans l'électorat de gauche fait peut-être écho à "l'affaire des mariages chinois", pour laquelle le maire a été mis en examen.

Cette affaire a en tous cas terni en partie son image : 59% des électeurs qui pensent voter pour Serge Babary au second tour déclarent que "cette affaire a eu un impact sur l'image qu'ils ont de Jean Germain" ; c'est aussi le cas de près de la moitié de ceux qui ont l'intention de voter pour l'équipe sortante. Il convient toutefois de noter que ces personnes déclarent que l’affaire a eu « un peu » d’impact (et plus rarement «beaucoup » d’impact) sur son image.

En définitive toutefois, le rapport de force assez nettement favorable à la gauche pourrait permettre au maire sortant de conserver son fauteuil, malgré sa mise en examen.


Auteur(s)

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    À l'occasion du Mondial de l'Auto, la nouvelle enquête Ipsos bva souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.