Un Français sur deux prévoit de fêter la Saint-Valentin en 2022

Depuis 2020, le confinement, le télétravail et l’isolement, ont laissé des traces chez les Français et ont marqué leurs relations amoureuses. Baisse de la libido, chute du taux de natalité, divorces… Les Français croient-ils encore à l’amour dans le « monde d’après » ? Sur la base de sa plateforme d’étude internationale Global Advisor et d’une étude flash* via Ipsos.Digital menée en France *, Ipsos a questionné les Français sur leur relation à la Saint-Valentin. Même si 60% jugent qu’il s’agit avant tout d’une fête commerciale, 41% des Français en couple comptent la célébrer cette année : 40% pensent organiser un dîner romantique chez eux, 32% sortir au restaurant ou au cinéma, et 24% offrir des fleurs à leur conjoint.

Chiffres et enseignements clés de l’étude :

•   91% des Français en couple sont satisfaits de leur relation ;

•   54% des Français disent vouloir fêter la Saint-Valentin, un chiffre qui atteint 60% des moins de 35 ans ;

•   Parmi les projets des Français pour célébrer le 14 février : offrir des fleurs (27%), du parfum (23%), un accessoire de mode ou un bijou (21%) en priorité ;

•   41% des Français qui célèbreront la Saint-Valentin prévoient de faire l’amour le 14 février

•   Les couples qui célébreront la Saint Valentin le feront au restaurant (35%), à la maison (40%), ou dans le cadre d’un week-end romantique (17%) ;

•   Les couples qui ne célébreront pas la Saint-Valentin invoquent une fête « trop commerciale » (60%) ou « démodée » (13%).

Les Français, satisfaits de leurs relations

Le contexte de l’année 2022 sera-t-il propice à l’amour en France ? Ipsos a interrogé les Français, à l’approche de la Saint Valentin, sur la qualité de la relation avec leur conjoint(e), partenaire, fiancé(e) ou ami(e). 91% disent en être satisfaits (dont 56% « très satisfaits »), des résultats proches de la moyenne mondiale (89%).

99% des Français connaissent la Saint-Valentin et restent attachés à cette journée : 54% d’entre eux ont l’intention de la célébrer la Saint-Valentin le 14 février 2022, les plus enthousiastes étant ceux qui ont moins de 35 ans (60%) ; seuls 40% disent qu’ils ne la fêteront pas. 

Parmi les Français interrogés qui ont un(e) partenaire et prévoient de fêter la Saint-Valentin, 35% envisagent de passer une soirée romantique à l’extérieur (restaurant, cinéma, théâtre, concert, etc.). Ça sera romantique at home pour 40% des Français interrogés, qui resteront à la maison pour un dîner en duo – une option surtout privilégiée par les femmes (45% vs. 37% pour les hommes). Enfin, 17% des Français envisagent de partir en week-end, un chiffre qui atteint 23% chez les moins de 35 ans.

Enfin, faire l’amour reste une célébration courante de la Saint-Valentin pour 33% de la moyenne mondiale et 41% des Français – particulièrement chez les jeunes (52% des Français de moins de 35 ans).

Les célibataires ne se laissent toutefois pas abattre : ils sont 1 sur 4 (26%) à penser faire quelque chose cette année pour la Saint-Valentin. 30% d’entre eux disant vouloir sortir (restaurant, cinéma, etc.), 18% organiser un dîner romantique chez eux, 16% offrir des chocolats et des bonbons ou du parfum, et 15% offrir un bijou.

« On notera que 20% des célibataires ne se positionnent pas encore sur leur programme du 14 février 2022, ce qui leur laisse une marge de progression dans les quinze jours qui viennent pour trouver l’âme sœur », commente Yves Bardon, Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Center.

Quand on leur demande quel est le but de la Saint-Valentin, 34% des célibataires considèrent que c’est l’occasion de confirmer son amour (31% pour les personnes en couple), et 21% y voient l’opportunité de déclarer leur flamme.

Pas de chocolat pour les Français

Que vont s’offrir les couples français célébrant la Saint-Valentin ? Le trio gagnant est occupé par les fleurs (27%), le parfum (23%), surtout pour les hommes (28% contre 17% des femmes), et enfin, un accessoire de mode ou un bijou, (21% - soit 5 points de plus que la moyenne mondiale, qui privilégie plutôt les sucreries).

En effet, chocolats ou bonbons (34%) sont les cadeaux privilégiés dans le monde, pourtant absents du top 3 des Français. Idem pour une bouteille de vin ou d’alcool qui ne séduit que 12% des Français – soit 4 points de moins que la moyenne mondiale (16%). Les traditionnelles lingerie ou accessoires érotiques sont quant à eux moins bien situés dans le palmarès des cadeaux. En France, 12% seulement de ceux qui célèbreront la fête des amoureux disent qu’ils en offriront (16% des hommes vs. 6% des femmes) dont 15% de ceux de moins de 35 ans (vs. 8% des 35-50 ans).

Enfin, les cartes de Saint-Valentin semblent avoir disparu du paysage en France, pays le moins enclin à en poster le jour J (4%). Cette tradition reste pourtant bien présente, notamment en Grande-Bretagne (43%). Les Français qui participeront à la Saint-Valentin sont en revanche 8% à prévoir déclarer leur flamme sur les réseaux sociaux – un chiffre qui atteint 12% chez les moins de 35 ans.

Une fête démodée pour 13% des Français

Bien qu’en couple ou engagés dans une relation amoureuse, certains Français font le choix de ne pas célébrer cette fête. Quelles sont les raisons invoquées ?

Ça n’est pas par manque de temps ou parce que l’on est trop occupé(e) par d'autres choses ; cet argument n’est invoqué que par 5% des Français, (2 fois moins que la moyenne mondiale).

L’argument économique joue un peu plus : 11% des Français en couple ne célèbreront pas le 14 février car ils considèrent que cela leur revient trop cher. Enfin, certains réfractaires invoquent une fête démodée (13% en France).

Mais les deux freins majeurs sont perception de la Saint-Valentin comme une fête trop commerciale pour 60% des Français, et le sentiment qu’elle peut sembler décalée par rapport aux traditions du pays (25% en France contre 37% dans le monde).

 


Fiche technique : Echantillon national représentatif des 16-75 ans, 1 000 répondants. Sondage en ligne réalisé le 21 janvier 2022 via Ipsos.Digital (plus d’info : https://www.ipsos.digital/).

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

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