Baromètre Qualitel-Ipsos 2021 - Logement : peut-on joindre le durable à l'agréable

L’Association QUALITEL publie la cinquième édition de son Baromètre annuel consacré à la Qualité du logement, en partenariat avec Ipsos. Cette étude de grande ampleur – 4 500 personnes interrogées – focus sur les grands enseignements de cette étude d’envergure, qui met en évidence à la fois les bénéfices du logement « vert », tels que perçus par les 4 500 Français interrogés, en termes d’environnement et de qualité de vie, mais aussi les domaines d’actions qui restent, en la matière, à expliquer et renforcer.

Auteur(s)

  • Sarah Duhautois Directrice Adjointe Corporate Reputation
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75% des Français ont à coeur d’avoir un logement plus respectueux de l’environnement. L’opinion a ainsi l’importance de limiter sa consommation d’énergie, et plus largement, « d’habiter durable ». Le gain, pour la planète, mais aussi pour le confort au quotidien, est globalement perçu et compris. Pourtant, certains critères qui contribuent également très concrètement à rendre le logement plus durable restent encore secondaires pour les Français.

 

Une large et vertueuse prise de conscience

Le logement, levier essentiel de la transition écologique. Conscients que la transition environnementale passe par les comportements individuels, les Français considèrent le logement comme un champ d’action déterminant : dans le top-6 des « éco-gestes » à adopter,
deux concernent l’habitat : réduire la consommation d’énergie (67%) et limiter la consommation d’eau (42%) chez soi.

Ainsi, loin de l’effet de mode, le logement durable est perçu comme essentiel par une large majorité de Français. 75 % d’entre eux ont à coeur d’habiter une maison ou un appartement respectueux de l’environnement. Pourtant, lorsqu’on leur précise la définition de l’habitat
durable, c’est-à-dire « un lieu respectueux de l’environnement, préservant la qualité de vie et le bien-être de ses occupants, où les coûts de construction et d’usage sont maîtrisés », seuls 30 % estiment qu’ils vivent actuellement dans un tel logement.

Les jeunes générations sont les plus disposées à changer leur façon d’habiter : la moitié des 18-34 ans serait même prête à payer un peu plus cher pour un logement plus durable (contre 31% des plus de 60 ans).
Une sensibilité à « l’habiter durable » croissante, mais ne constituant pas encore un critère d’achat ou de location décisif, toutes générations confondues. Le respect de l’environnement n’a été un critère de choix que pour 4% des sondés, loin derrière le classique triptyque localisation (64%), prix (54%), surface (42%).

 

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Le logement durable vu par les Français : des éclairages encore nécessaires


Aux yeux des Français, le logement durable est d’abord et avant tout assimilé aux économies d’énergie, signe que les politiques publiques en la matière ont porté leurs fruits.

Toutefois, d’autres éléments tels la préservation de la biodiversité ou l’accès aux transports, sont jugés plus secondaires. Seuls 17% des Français jugent que la proximité des infrastructures (transports en commun, commerces, écoles, travail) est un critère indispensable au logement durable, alors même que les transports, a fortiori individuels, sont le premier poste d’émissions des gaz à effet de serre (source : Ministère de la Transition Écologique et Solidaire). Signe que la notion de logement durable est encore loin de prendre en compte les éléments extrinsèques au logement.
On observe un certain décalage entre l’impact environnemental réel d’un équipement et son importance aux yeux des Français. Par exemple, Le bac de tri sélectif arrive en tête des équipements jugés indispensables au logement durable (pour 41% des Français) loin devant la pompe à chaleur (14%) ou la présence d’un panneau solaire/éolienne (17%), contribuant pourtant tout autant à la préservation de l’environnement.
Ces quelques décalages de perceptions plaident pour plus de pédagogie autour de l’ensemble des actions qui rendent un logement réellement durable.

 

Les atouts des logements durables : au-delà du respect de l'environnement, un gain de confort de vie largement constaté


Avec un échantillon représentatif de 4 500 Français, le Baromètre propose un comparatif inédit des bénéfices entre les logements perçus comme durables par leurs habitant et les logements non-durables.
Le logement durable ne suppose aucun « sacrifice » sur le plan du confort de vie, bien au contraire : il obtient une note de qualité globale* de 7,9/10 contre 5,6/10 pour le non-durable (*indice Qualiscore, sur la base de 17 critères).

Il est perçu comme avantageux sur le plan économique, (82% des occupants de logements durables sont satisfaits du coût du logement hors loyer/emprunt vs. 54% dans le non durale) d’autant plus que les Français pronostiquent majoritairement (62%) la mise en place de malus écologiques sur les logements non-durables.
Il procure un bénéfice immatériel à ses habitants - un sentiment de fierté : 96% des occupants de logements durables s’estiment fiers de leur logement, contre 69% des occupants de logements non durables.

Les logements répondant à un cahier des charges environnemental exigeant sont jugés plus confortables par leurs habitants, quels que soient les critères (niveau d’humidité, isolation acoustique, etc.). 45% des occupants de logements de moins de 10 ans certifiés par QUALITEL sont très satisfaits du confort thermique contre 25% des occupants de logements tout aussi récents, mais non-certifiés.
Et l’existant n’est pas en reste : la rénovation a elle aussi des effets significatifs sur le caractère durable du logement et sur le confort de vie. 40% des propriétaires qui ont réalisé des travaux avec l’Anah considèrent leur logement comme durable (vs. 30% pour la moyenne
des Français).

Le logement à l'aube de grands bouleversements


Les Français anticipent une évolution significative de la réglementation, à moyen terme. Une large majorité de la population (61%), pense probable que d’ici 10 ans, il y ait obligation de rénover son logement s’il ne respecte pas certains critères.
Les plus jeunes sont les plus convaincus des changements majeurs dans les 10 ans à venir : la majorité des 18-35 ans (56%) juge probable que d’ici 10 ans, tous les logements neufs soient autonomes en énergie (contre 43% des plus de 60 ans).
Contre l’étalement urbain, une majorité de Français plaide pour plus de densité. 56% préfèrent qu’on construise « à la verticale, quitte à avoir des bâtiments plus hauts », alors que 44% préféreraient « construire à l’horizontale en étalant la ville, quitte à diminuer la superficie des sols naturels ou agricoles ». Les moins de 35 ans expriment un avis plus tranché contre l’artificialisation des sols : ils sont 64% à privilégier la densité.

 

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À propos de Qualitel

Depuis plus de 45 ans, l’Association QUALITEL fait progresser, aux côtés des professionnels du logement, la qualité de l’habitat neuf et existant et participe à sa valorisation auprès des usagers.

Elle exerce pour cela 4 missions complémentaires : l’information du grand public, la certification de la qualité et des performances du logement, la formation, l’évaluation et l’expertise. Elle développe également des programmes de recherche pour mieux comprendre les problématiques liées au bâtiment et anticiper les évolutions techniques et les attentes des occupants.

Indépendante depuis sa création en 1974, l’Association QUALITEL est une structure unique en France. Son conseil d’administration rassemble tous les acteurs concernés par le logement : associations de consommateurs, organisations professionnelles impliquées dans l’habitat et pouvoirs publics.
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À propos de l'Anah

 

Créée en 1971, l’Agence nationale de l’habitat agit pour améliorer le parc de logements privés existants. Elle répond à 2 objectifs majeurs : réduire les fractures sociales et territoriales et lutter contre la précarité énergétique.

L’Anah encourage les travaux de rénovation des logements en accordant des aides financières et en accompagnant les particuliers, qu’ils soient propriétaires occupants ou bailleurs, ainsi que les syndicats de copropriétaires.

L’Agence, dont l’action est déployée à l’échelle territoriale, est un partenaire privilégié des collectivités locales dans la conception et le pilotage de leurs politiques de l’habitat.


Fiche technique : enquête Ipsos pour QUALITEL menée du 5 au 27 mai 2021 auprès de 4 545 personnes divisés en 2 échantillons distincts : 3 349 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus et 1 196 personnes ayant réalisé des travaux de rénovation par le biais de l'Anah.

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  • Sarah Duhautois Directrice Adjointe Corporate Reputation

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