Développement du numérique : un enjeu important pour l’économie pour 96% des Français

Alors que le numérique prend de plus en plus de place dans la vie des Français et vient bouleverser tous les acquis et habitudes, le cabinet de conseil et d’audit PwC et Ipsos prennent le pouls de la population française face à cet enjeu de taille. Quelle est l’importance du numérique dans l’économie française ? La France est-elle en avance ou en retard dans ce domaine, et pour quelles raisons ? Quant aux start-ups françaises, disposent-elles des moyens nécessaires pour devenir des géants du numérique ?

Développement du numérique : un enjeu important pour l’économie pour 96% des Français

Auteur(s)

  • Etienne Mercier Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs
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Numérique : un secteur jugé essentiel pour l’économie, qui reste pourtant trop peu investi

Le sondage révèle que le développement du numérique est important pour la quasi-totalité des Français (96%). Signe d’un secteur économique véritablement porteur, plus d’une personne sur deux estime même qu’il s’agit d’un élément « essentiel » à la réussite de l’économie française (53%).
Pour autant, si l’importance de la croissance de ce secteur ne fait pas débat, les Français sont relativement circonspects quant à la place et au niveau d’avancement de leur pays dans le domaine du numérique. Ainsi, seulement 39% des sondés considèrent que la France est en avance (dont 45% des jeunes de moins de 35 ans), tandis que près d’un tiers s’inquiète du fait qu’elle soit en retard (30%).

Cela se traduit en partie par le fait que la France n’est pas perçue comme l’un des pays Européens les plus avancés en termes de technologies du numérique : 11% seulement considèrent qu’elle est le pays le plus avancé en Europe, derrière l’Allemagne qui occupe la première position (34%), le Royaume-Uni (17%) et la Suède (13%).

Les principales causes de ce retard seraient étatiques selon les Français 

Qu’il s’agisse d’entreprises, d’organismes de recherche et de formation ou bien d’établissements scolaires, aucun acteur français n’est aujourd’hui majoritairement perçu comme étant « en avance » par rapport à ses concurrents à l’étranger. Plus précisément, quatre personnes sur dix partagent cette opinion au sujet des entreprises françaises (44%) et des organismes français de recherche (43%). Les organismes français qui forment les étudiants et les établissements scolaires ne sont eux en avance que pour respectivement 35% et 15% des répondants, témoignant que la formation dans ce domaine dispose d’une bonne marge de progression. 

Interrogés sur les principaux freins à la réussite de la France dans le secteur du numérique, 48% des Français citent « les charges fiscales qui désavantagent les entreprises françaises » et 45% mettent en avant le « manque d’investissement des pouvoirs publics dans le secteur des technologies du numérique ». Par ailleurs, en lien avec le fait que les organismes de formation soient perçus comme en retard dans ce domaine, un tiers des répondants estime que les formations scientifiques sont « insuffisantes dans le domaine des technologies du numérique » (33%) et que l’on n’a pas pris « conscience des enjeux économiques du développement des technologies du numérique » (33%). Des freins majoritairement étatiques donc, en lien avec la politique du pays en matière de taxation, de système légal ou encore d’investissements publics. 

Les Français sont nombreux à voir dans les start-up françaises et l’Europe de potentiels futurs géants du numérique

Deux tiers des personnes interrogées s’accordent à dire que « les start-up françaises disposent des atouts nécessaires pour faire de la France un géant du numérique en Europe dans les 10 années à venir » (65%). Quant à l’Europe au global, les Français ne sont pas en reste. 70% estiment qu’elle a « les atouts nécessaires pour devenir un géant du numérique dans le monde ».

Fiche technique :
Enquête réalisée par internet du 7 au 11 juin 2018 auprès d’un échantillon de 1017 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables de sexe, d’âge, de profession de la personne interrogée, et de département.

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Auteur(s)

  • Etienne Mercier Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

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