Européennes 2024 : le Rassemblement National en tête à deux mois du scrutin

Selon le sondage Ipsos réalisé les 10 et 11 avril pour Le Parisien et Radio France, la liste du Rassemblement National menée par Jordan Bardella rassemblerait 32% des intentions de vote, devant la liste Renaissance, LREM, Modem, Horizons et UDI de Valérie Hayer à 16% et la liste PS-Place Publique de Raphaël Glucksmann à 13%.

Le Rassemblement National en tête des intentions de vote…

Le Rassemblement National est en tête des intentions de vote avec 32% des voix (+1 point par rapport à la dernière mesure Ipsos). Il est suivi de la liste Renaissance, Modem, Horizons et UDI menée par Valérie Hayer qui est créditée de 16% des intentions de vote (-2 points).

La liste du Parti Socialiste et de Place Publique conduite par Raphaël Glucksmann est créditée de 13% des intentions de vote (+1,5 points) et n’est désormais qu’à 3 points d’écart avec la liste de Valérie Hayer. Suivent, à égalité, celles d’Europe Ecologie Les Verts menée par Marie Toussaint (7%, en baisse de 1,5 points) et de La France Insoumise menée par Manon Aubry (7%, stable).

La liste soutenue par Les Républicains totalise 6,5% des intentions de vote (-0,5 point), à égalité avec celle de Reconquête (6,5%, +1,5 points). Enfin, suivent celles du Parti Communiste Français à 3% (-0,5 point) et du Parti Animaliste (1,5%, stable).


 

… un résultat qui s’explique par un socle électoral mobilisé et sûr de son choix

Le bon score du RN peut s’expliquer par une assez forte mobilisation des électeurs : 53% des personnes ayant voté Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 disent être certains de se rendre aux urnes le 9 juin (contre 43% parmi l’ensemble des Français). A l’inverse, la mobilisation est moins forte parmi l’électorat d’Emmanuel Macron : 47% des personnes ayant voté Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 disent être certains d’aller voter le 9 juin.
A gauche, la dynamique de mobilisation varie selon les partis : si 53% des personnes se disant proches d’EELV et 52% de celles qui se sentent proches du PS comptent aller voter, elles ne sont que 41% parmi les sympathisants de la France Insoumise.


 

La position du Rassemblement National en tête des intentions de vote est d’autant plus solide que le choix des électeurs est définitif : 80% des personnes comptant voter pour la liste RN sont sûres de leur choix. Seuls les électeurs de la liste Renaissance se montrent davantage sûrs de leur choix, 81% des personnes comptant voter pour cette liste déclarant être sûres de leur choix. Les électeurs de la liste LFI se montrent également plutôt décidés (63%) ainsi que les électeurs des listes Parti Socialiste – Place Publique (60%) et de la liste PCF (55%). C’est en revanche seulement le cas de 46% des électeurs de la liste Reconquête, 40% des électeurs de la liste Les Républicains, 34% des électeurs de la liste EELV.

Des têtes de listes avec un différentiel de notoriété important

La tête de liste du Rassemblement National, Jordan Bardella, récolte le plus haut score de bonne opinion (38%) et fait partie des têtes listes les plus connues (84% déclarant le connaître). Il est suivi de celle de Marion Maréchal : 85% déclarent connaître cette tête de liste, 27% des Français en ayant une bonne opinion contre 58% qui en ont une mauvaise.


 

Les autres têtes de listes bénéficient d’une notoriété plus faible. A gauche, 53% des Français disent connaître suffisamment Manon Aubry pour pouvoir se prononcer (dont 16% en ont une bonne opinion), 50% pour Raphaël Glucksmann (dont 22% en ont une bonne opinion), 29% pour Marie Toussaint (dont 9% en ont une bonne opinion) et 20% Léon Deffontaines (dont 6% en ont une bonne opinion).

La candidate de la majorité présidentielle est peu identifiée : 39% des Français disent connaître suffisamment Valérie Hayer pour pouvoir se prononcer, dont 12% ont une bonne opinion. A droite, François-Xavier Bellamy est connu par 44% des Français, dont 15% déclarent avoir une bonne opinion du candidat.

Télécharger le rapport completPrésidentielle 2022 - séparateur

A propos de ce sondage

Enquête réalisée du 10 au 11 avril 2024 auprès de 1 500 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française, inscrite sur listes électorales,  âgée de 18 ans et plus.

Les rappels font référence à l’enquête Ipsos pour le CEVIPOF, Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne « Elections européennes », réalisée  du 1er au 6 mars 2024 auprès de 11770 personnes,  constituant un échantillon national représentatif de la population française, inscrite sur listes électorales, âgée de 18 ans et plus.

Auteur(s)

Articles liés

  • Sondage fonctionnaires | Ipsos bva | Casden | Fonction publique
    Carrière Enquête

    Fonction publique : le moral des fonctionnaires chute mais l’engagement résiste

    À l’occasion de la journée mondiale de la fonction publique, la CASDEN Banque Populaire (Groupe BPCE), banque coopérative de la Fonction publique, dévoile les résultats de son baromètre annuel réalisé par Ipsos bva. En 2026, le moral des agents de la fonction publique repart à la baisse après le rebond de l'année précédente. L'étude met en lumière un profond sentiment de manque de reconnaissance et des conditions de travail sous tension, alors même que la fierté de servir l’intérêt général reste intacte et que l'usage de l'intelligence artificielle progresse rapidement.
  • Parentalité

    Parentalité au travail : 91% des parents contraints de réorganiser leur vie professionnelle

    Le baromètre “Parentalité au travail” mené par Ipsos bva pour Les Parents Zens démontre que devenir parent transforme massivement le rapport au travail. Après la naissance de leur enfant, 91 % des parents salariés déclarent avoir modifié au moins un aspect de leur vie professionnelle : limitation des heures supplémentaires, modification des horaires, recours accru au télétravail, réduction du temps de travail ou refus d’une évolution professionnelle.
  • Senior | Generation X | Boomer | Bien-vieillir

    Avoir 55 ans et plus en 2026 : les néo-séniors cassent les codes et redéfinissent le bien-vieillir

    À l'heure où près d'un Français sur quatre aura plus de 65 ans en 2030, BIOVANCIA et Ipsos bva dévoilent une enquête nationale inédite sur le rapport au bien-vieillir des Français de 55 ans et plus. Les résultats de cette étude bousculent les idées reçues : une génération qui se sent 14 ans plus jeune dans sa tête, sportive (72 %), fière (92 %), lucide sur la dépendance (94 %), désirante (85 %) et exaspérée par les étiquettes qu'on lui colle. Le portrait de 17 millions de Français qui redéfinissent les codes du bien-vieillir et qui attendent, désormais, que la société française prenne conscience de cette révolution sociétale.