Baromètre politique Ipsos-La Tribune Dimanche - Mars 2024

Préoccupations des Français, cotes de popularité de l'exécutif, du gouvernement et des leaders politiques Français, questions d'actualité... Retrouvez ici les derniers résultats de notre sondage d'opinion, le Baromètre Politique Ipsos-La Tribune Dimanche.

Auteur(s)
  • Pierre Latrille Chef de Groupe, Public Affairs
  • Mathieu Gallard Directeur d'Études, Public Affairs
Get in touch

Une popularité qui diminue légèrement pour Emmanuel Macron et de manière plus prononcée pour Gabriel Attal dans un contexte de montée de préoccupations liées aux crises internationales et d’un ancrage des personnalités du Rassemblement National qui se confirme.

Les préoccupations des Français

Bien que le pouvoir d’achat reste la première préoccupation des Français (51% d’entre eux citant ce sujet), cette vague de mars est marquée par la montée des préoccupations liées aux crises internationales. 30% des Français citent les crises internationales (Ukraine, Proche-Orient, etc.) comme une de leur préoccupation principale, soit 12 points de plus qu’en février et 13 points de plus qu’en janvier. Les crises internationales sont citées comme la principale préoccupation par les sympathisants de la majorité présidentielle (47%), alors qu’Emmanuel Macron a récemment pris position sur le conflit ukrainien.

Ce sujet arrive désormais en troisième position à égalité avec le niveau de l’immigration (30%, -4 points), derrière l’avenir du système social, qui occupe toujours la deuxième place du classement (36%, -2 points).

Cotes de popularité d'Emmanuel Macron et Gabriel Attal : le point sur l'exécutif.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron diminue légèrement avec 29% d’opinions favorables (-1 point depuis février 2024) et 67% d’opinions défavorables (+2 points). 

Le président de la République connaît une baisse des opinions favorables au sein de son socle électoral : 77% des sympathisants Renaissance-Modem-Horizons portent un jugement favorable sur son action en tant que président de la République, soit une baisse de 7 points depuis février. Cette baisse se retrouve également parmi les sympathisants LR-UDI, 44% déclarant porter un jugement favorable sur son action (-2 points). A gauche de l’échiquier politique, le président de la République connaît une hausse d’opinions favorables après une forte baisse en février. En effet, 20% des sympathisants LFI disent porter un jugement favorable sur son action (+8 points), 24% parmi les sympathisants EELV (+5 points) et 25% également au sein des sympathisants PS (+6 points). A noter également que seuls 7% des sympathisants RN lui accordent une opinion favorable (-1 point).

En revanche, après avoir connu une hausse de 3 points en février, la cote de popularité de Gabriel Attal diminue : 38% des Français déclarent porter un jugement positif sur son action en tant que premier Ministre, soit 2 points de moins qu’en février. Le Premier ministre bénéficie toujours d’une opinion favorable auprès des sympathisants Renaissance-Modem-Horizons (84%, -2 points). 

En parallèle, sa cote d’opinion défavorable continue d’augmenter depuis janvier : c’est désormais 50% des Français qui portent un jugement défavorable sur son action (+5 points depuis février, +13 points depuis janvier). Dans le détail, ces opinions défavorables augmentent surtout à droite : 33% des sympathisants LR-UDI portent un jugement négatif sur son action (+10 points) et 70% parmi les sympathisants du Rassemblement national (+10 points). Il bénéficie également d’opinions majoritairement défavorables à gauche (69% parmi les sympathisants LFI, 51% parmi ceux d’EELV et 51% parmi ceux du PS), même si elles sont en baisse ce mois-ci chez les sympathisants LFI (-9 points) et les sympathisants PS (-4 points). En dépit de ces évolutions, Gabriel Attal reste à un niveau de popularité supérieur à ses deux prédécesseurs.

Le regard des Français sur les ministres du nouveau gouvernement

Parmi les différents ministres du nouveau gouvernement, les tendances sont similaires à celles de janvier. Bruno Le Maire demeure le meilleur ministre identifié mais continue sa baisse entamée depuis janvier (35%, -3 points depuis février, -9 points depuis janvier). Il reste suivi de Gérald Darmanin (31%, -3 points), Rachida Dati (23%, stable) et Eric Dupond-Moretti (21%, stable).

Qui sont les meilleurs opposants au sein du paysage politique ?

Au niveau de l’opposition à Emmanuel Macron et à son gouvernement, les Français ont du mal à positionner une personnalité de gauche qu’ils considéreraient comme le meilleur opposant. 45% des Français déclarent qu’aucuns des opposants de gauche proposés ne fait partie des meilleurs opposants à Emmanuel Macron et à son gouvernement. Jean-Luc Mélenchon maintient sa place de principal opposant de gauche depuis janvier (24%). Si 70% des sympathisants LFI l’identifie comme tel, seuls 31% des sympathisants EELV et 39% de ceux du PS l’identifient comme le meilleur opposant à gauche. Au niveau global, Jean-Luc Mélenchon est suivi de près par François Ruffin (18%) et par Fabien Roussel (15%).

A droite, les répondants situent plus facilement le meilleur opposant, seuls 31% déclarant qu’aucun des opposants de droite proposés ne fait partie des meilleurs opposants à Emmanuel Macron et à son gouvernement. Marine Le Pen et Jordan Bardella sont désormais au coude à coude, bien que Marine Le Pen conserve sa première place (39%, -2 points contre 38%, +3 points pour Jordan Bardella). Parmi les sympathisants Renaissance-Modem-Horizons et LR-UDI, Jordan Bardella est identifié comme le meilleur opposant de droite à Emmanuel Macron et son gouvernement (respectivement 26% et 32%). Parmi les sympathisants Renaissance-Modem-Horizons, il est suivi de Xavier Bertrand (25%) et de Marine Le Pen (21%).

2027 : qui pour succéder à Emmanuel Macron ?

Le baromètre des potentiels successeurs d’Emmanuel Macron confirme cette dynamique de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Edouard Philippe reste cependant à la première place du classement avec 36% (+1 point) des Français déclarant qu’ils seraient satisfaits s’il était élu. Il est suivi de près par Marine Le Pen (34%, +2 points) et Jordan Bardella (33%, +2 points). 

Jean-Luc Mélenchon demeure la première personnalité de gauche (18%, +3) devant François Ruffin (17%, +2) qui occupait jusqu’alors ce titre. Les autres personnalités de gauche connaissent également une tendance à la hausse : Bernard Cazeneuve (17%, +3) et Raphaël Glucksmann (14%, +4). Cependant, on observe que les personnalités de gauche se situent loin de celles du centre et du RN.

Plus précisément, les Français étaient amenés à se prononcer sur leurs sentiments en cas d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen en 2027. En cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon, les Français déclarent avant tout ressentir de l’inquiétude (36%), de la peur (29%) et de la honte (29%). En miroir, une victoire de Marine Le Pen suscitent des sentiments plus diversifiés parmi les Français : si 29% déclarent ressentir de l’inquiétude, 22% de la peur et de la honte, ils sont également 22% à déclarer éprouver de l’espoir dans ce cas de figure (alors qu’ils ne sont que 12% à déclarer éprouver ce sentiment dans le cas d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon). La victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027 suscite davantage de sentiments négatifs que celle de Marine Le Pen. En effet, 21% se disent éprouver de la satisfaction si Marine Le Pen gagnait l’élection présidentielle de 2027 quand ils ne sont que 11% à ressentir cette satisfaction dans le cas d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon.

Zoom sur l'actu : le regard des Français sur la dette et les déficits publics

Chaque mois, dans le cadre du Baromètre Politique Ipsos-La Tribune, Ipsos interroge les Français sur un sujet d'actualité. Dans un contexte marqué par un déficit record, quelles sont leurs préoccupations économiques et sociales ? Quel regard portent-ils sur la dette et le déficit, et quelles solutions plébiscitent-ils ?

Découvrez l'enquête d'opinion

Éditions précédentes

Février | Janvier


A propos de ce sondage

Enquête menée par Ipsos pour La Tribune Dimanche du 13 au 15 mars 2024 auprès de 1000 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Téléchargement
Auteur(s)
  • Pierre Latrille Chef de Groupe, Public Affairs
  • Mathieu Gallard Directeur d'Études, Public Affairs

Plus de contenus sur Fonction & Services Publics

Société