Géopolitique | Conflit en Iran | Sondage | Opinion
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Iran : une courte majorité de Français approuve les actions menées par la France depuis le début du conflit

Ipsos bva et son partenaire CESI École d’ingénieurs dévoilent les résultats d’une nouvelle enquête « Les Français et le conflit en Iran ». Face au conflit en Iran, une majorité de Français redoute une hausse de l'inflation (88 %) et du prix des carburants (86 %). Si l'action de la France depuis le début du conflit est approuvée par une courte majorité de Français (53 %), l'opinion française se divise sur le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle et des frégates de guerre opposant les partisans de la protection des intérêts de la France et de ses alliés (49 %) à ceux craignant un engrenage vers une guerre ouverte (50 %).79 % des sondés craignent de voir le conflit s'étendre au-delà du Moyen-Orient.

Des fortes inquiétudes portées par le pouvoir d’achat et le risque d’escalade

L'inquiétude des Français est grande sur les conséquences économiques du conflit, mais la nature des craintes varie selon l'appartenance politique :

  • 88% des Français se disent inquiets de la hausse de l’inflation, dont 44% se disent très inquiets. Ce sentiment d’une très forte inquiétude est plus fort parmi les sympathisants du RN (58 %) et Écologistes (48 %) tandis que ceux du Bloc central se montrent moins inquiets (26 %).
  • La peur d'une hausse des prix du carburant est également un fort sujet de préoccupation (86 % d'inquiets dont 45% de très inquiets). Elle est particulièrement vive chez les sympathisants du Rassemblement National (60 % de "très inquiets"), alors qu'elle ne touche que 20 % des sympathisants du Bloc central.
  • L’implication directe de la France dans le conflit inquiète 76 % de la population (dont 35% très inquiets). Cette crainte est nettement plus marquée à gauche, culminant chez les sympathisants de La France Insoumise (47% de très inquiets) et les Écologistes (45 %), contre seulement 23 % pour les sympathisants PS et du Bloc central.
  • 79 % des Français redoutent une extension du conflit au-delà du Moyen-Orient.

Une courte majorité de Français approuve les actions menées par la France depuis le début du conflit 

Une courte majorité de Français (53%) approuve les actions menées par la France depuis le début du conflit - contre 44 % de désapprobation. Le soutien est massif dans le Bloc central avec seulement 11 % de désapprobation, mais la désapprobation est majoritaire chez les sympathisants LFI (65 %) et RN (54 %).

La décision d’Emmanuel Macron de déployer le porte-avions Charles de Gaulle ainsi que des frégates de guerre divise les Français : 

  • 49% des Français déclarent y être favorables estimant que la France doit protéger ses intérêts et ses alliés. Cette opinion est surtout partagée par les sympathisants du Bloc central (78 %), suivi des Républicains (64 %) et du PS (57 %).
  • 50% des Français s’y déclarent opposés, redoutant que ce déploiement n'entraîne la France dans ce conflit. Cette opposition est majoritaire chez les sympathisants de La France Insoumise (65 %), du Rassemblement National (60 %) et des Écologistes (53 %).

Plus de six Français sur 10 se déclarent favorables à une mise en place de dispositifs pour bloquer ou faire baisser les prix du carburant

Face à l'urgence, une majorité de Français déclare souhaiter une intervention forte de l'État pour protéger le pouvoir d'achat :

  • 65 % des Français se déclarent favorables à des dispositifs permettant de limiter la hausse des prix du carburants (blocage des prix, baisse provisoire des taxes, etc.) liée au conflit. 35% de Français s’y oppose car cela aggraverait le niveau de la dette et des déficits publics, dans un contexte budgétaire déjà très difficile. Ces mesures, notamment proposées par LFI pour le blocage des prix et par le RN pour la baisse des taxes sur les carburants elles, sont soutenues par les sympathisants de ces deux formations avec respectivement 78% des sympathisants RN et de 76% de ceux de LFI.
  • À l'inverse, les sympathisants du Bloc central sont les seuls à s'y opposer majoritairement (52 % d'opposants).

Rapport complet


À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs menée les 11 et 12 mars 2026 auprès d'un échantillon de 1 000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 à 75 ans. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

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