Ségolène Royal vient d'être désignée candidate du PS à l'élection présidentielle. Lorsque l'on demande aux Français ce qui les attire le plus dans sa candidature, la réponse "c'est une femme" revient le plus souvent, citée par 37% des Français (41% chez les sympathisants socialistes). Une personne sur cinq (21%) préfère s'arrêter sur le fait "qu'elle incarne le renouveau de la gauche" (33% chez les proches du PS), et 18% pensent que "c'est la seule capable de battre Nicolas Sarkozy au second tour" (cet item arrive en tête chez les proches du PC). En revanche, les arguments que Ségolène Royal met elle-même en avant ont un peu moins de succès. Parmi les propositions, moins d'une personne sur cinq, y compris chez les proches du PS, retient le fait qu'elle soit "à l'écoute des préoccupations des Français", "qu'elle aborde les problèmes en faisant des propositions innovantes", ou qu'elle "propose d'associer les citoyens à la vie démocratique".
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Selon l'enquête Ipsos-Courrier des Maires réalisée auprès des maires de France, la course aux 500 signatures à laquelle se livrent les aspirants candidats à l'élection présidentielle pourrait s'avérer plus délicate que prévu. En effet, avec les municipales en perspective, peut-être dès octobre 2007, et le souvenir du 21 avril 2002, bon nombre de maires, en particulier les maires de droite, hésitent à parrainer un candidat. Dès lors, la participation de Jean-Marie Le Pen ne va plus de soi ; les maires sont partagés quant à savoir si son absence serait finalement une bonne ou une mauvaise chose pour la démocratie.L'enquête fait également le point sur les thèmes que les maires souhaiteraient voir aborder à l'occasion de la campagne présidentielle. Les questions de "réforme des finances locales" et du "maintien des services publics en zone rurale ou défavorisée" sont plus particulièrement attendues. En ce qui concerne l'évolution de leurs responsabilités, les maires sont favorables au renforcement de leur rôle en matière d’immigration, mais beaucoup moins en matière de délinquance. Il faut dire que la majorité d'entre eux redoutent de nouvelles émeutes urbaines.