Les Franciliens réclament un engagement plus fort de la Région en matière de santé

Le Conseil Régional d'Île-de-France et Ipsos ont dévoilé hier les résultats d'une étude sur les Franciliens et la santé. Ils mettent tout d’abord en lumière les difficultés que rencontrent les habitants d'Île-de-France pour accéder aux soins de santé.

Une partie des Franciliens fait face à de réelles difficultés en matière d’accessibilité au système de santé

Plus du tiers des habitants (38%) a déjà du renoncer à se rendre chez un professionnel de santé au cours des dernières années, un chiffre qui est fort quelle que soit la catégorie sociale, et qui concerne notamment les habitants des départements de la petite et de la grande couronne. Les raisons de ce renoncement aux soins  sont avant tout financières (43%) et relatives aux délais d’attente (41%). 

Dans ce contexte, la quasi-totalité des Franciliens (95%) réclame un engagement plus fort de la Région en matière de santé. Aux yeux des habitants, les priorités de l’exécutif régional doivent avant tout porter sur la réduction des inégalités territoriales et sociales, le soutien aux professionnels de santé et la prise en compte des besoins spécifiques de certaines populations, notamment les personnes âgées. Les Franciliens sont par ailleurs pleinement conscients des opportunités économiques et sociales générées par un développement du secteur. 

Plusieurs pistes d’action précises visant à améliorer la situation en matière de santé en Ile-de-France émergent

Les Franciliens estiment notamment que le développement de maisons de santé, la coordination entre professionnels avec la généralisation du dossier médical/pharmaceutique partagé et l’encadrement de l’accès aux urgences sont prioritaires. Ils approuvent aussi toutes les pistes visant à créer des synergies entre les professionnels, et sont demandeurs d’une évolution de leur rôle et de leurs responsabilités. De même, les mesures permettant d’aider et soutenir les métiers de santé dans leur quotidien rencontrent l’assentiment de la population. 

Auteur(s)

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    À l'occasion du Mondial de l'Auto, la nouvelle enquête Ipsos bva souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.