Mobilité durable : oui, mais pas à n'importe quel prix !
PAR CHOIX OU PAR CONTRAINTE LES FRANCAIS RESTENT INSEPARABLES DE LEUR VOITURE
Dans le cadre de cette enquête, il a été important de sonder les conducteurs Français qui, au cours d’une semaine normale, parcourent en moyenne 60 kilomètres par jour.
Partagés entre l’idée d’une voiture garante de liberté et la contrainte de ne pouvoir se déplacer autrement, les Français ont culturellement un rapport particulier à leur véhicule. Ainsi, pour 89% des conducteurs interrogés, dans la plupart des situations qu’ils rencontrent, l’utilisation du véhicule personnel représente la liberté de pouvoir se déplacer où ils veulent et quand ils le veulent. Pour 60% d’entre eux la conduite est même, la plupart du temps, un véritable plaisir. Cela étant, 68% des conducteurs interrogés considèrent également l’utilisation de leur véhicule personnel comme une nécessité, découlant d’une mauvaise desserte de leur lieu de vie par les transports en commun, et 49% d’entre eux estiment même qu’il s’agit, toujours ou la plupart du temps, d’une contrainte.
De manière générale, 82% des français utilisent plus souvent leur voiture que les transports publics. Pour ces derniers, le temps moyen passé en voiture pour le trajet domicile-travail est estimé à 25 minutes. Effectué en transports en commun, la durée du même trajet passerait à 55 minutes. Ce rapport étant du même ordre pour tous les autres déplacements du quotidien, cela explique la préférence des Français pour l’utilisation de la voiture.
LES FRANCAIS ATTENTIFS A LEUR ROLE DANS LA MOBILITE DURABLE
Pour 40% des personnes interrogées, la mobilité durable est une démarche dont l’objectif est la protection de l’environnement grâce à la limitation des émissions de gaz à effet de serre. 23% l’assimilent à une limitation de l’utilisation des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables. Pour 13% des personnes interrogées, la mobilité durable correspond à une incitation à limiter ses déplacements.
Si les Français tiennent à la liberté que leur confère la possession d’un véhicule, ils sont tout de même prêts à faire des concessions afin de se déplacer de manière plus durable. Les résultats sont sans appel : 90% d’entre eux se disent prêts à utiliser un carburant moins polluant pour leur véhicule. 59% des sondés seraient prêts à utiliser une voiture électrique, 54% les transports en commun et 52% d’entre eux à limiter leurs déplacements. L’impact écologique est un critère d’achat d’un nouveau véhicule pour 24% des conducteurs interrogés.
Interrogés sur les freins à l’achat d’un véhicule respectueux de l’environnement, 70% des conducteurs interrogés estiment que ce type de véhicule est trop cher à l’achat et 28% d’entre eux jugent qu’il est également trop cher à l’usage. Enfin, 55% pensent que ce type de véhicule manque d’autonomie, et ce alors même que ce critère est primordial : 78% des Français font en effet plus de 3 fois par an des trajets de plus de 150 kilomètres d’affilée, en une demi-journée. Ces résultats confirment une véritable méconnaissance des solutions existantes, parmi lesquelles le bioéthanol.
LE BIOETHANOL EN FRANCE : 2 CARBURANTS, DES PERSPECTIVES ET DES ATTENTES DIFFERENTES
Le SP95-E10 : Une progression continue
En 2014, 68% des personnes interrogées disent voir «fréquemment ou parfois» du SP95-E10 dans leur station-service habituelle et autant savent ce qu’est le SP95-E10.
Les Français conscients du potentiel du Superéthanol E85
En ce qui concerne le Superéthanol E85, seuls 29% des sondés disent en trouver « fréquemment ou parfois » dans leur station-service habituelle et 35% savent ce qu’est ce carburant. 31% des personnes interrogées disent envisager l’achat d’un véhicule FlexFuel, permettant d’utiliser le E85 et toutes les essences dans un même réservoir (SP95, SP95-E10, SP98, E85), contre 19% en 2013. Ces chiffres soulignent donc un intérêt significatif des automobilistes pour le Superéthanol E85 et les véhicules FlexFuel.
LES FRANCAIS VEULENT DES CARBURANTS PLUS ECOLOGIQUES ET REELLEMENT SOUTENUS PAR LES POUVOIRS PUBLICS
La question financière est extrêmement importante puisque la voiture représente le deuxième poste de dépense des ménages français. Alors que le SP95-E10 est en moyenne 3 à 4 centimes d’euros moins cher que le SP95, seules 32% des personnes interrogées savent que ce carburant est moins cher que le sans plomb 95 classique. Pour les autres, l’écart réel de 3 à 4 cts doit être augmenté, afin d’être plus visible et davantage communiqué.
Les signaux envoyés depuis plusieurs mois semblent avoir été entendus puisque 88% des sondés pensent que les niveaux de taxes sur le gazole et sur l’essence vont continuer à se rapprocher.
En termes de fiscalité, 73% des Français estiment que, d’une manière générale, les carburants respectueux de l’environnement doivent être moins taxés que les carburants polluants. Plus précisément, 70% d’entre eux pensent que le bioéthanol doit être moins taxé que l’essence.