Le FN réalise un score « historique » mais ne progresse pas par rapport aux Européennes

5% aux cantonales 2008, 15% aux cantonales 2011, 18% à la Présidentielle 2012, 25% aux Européennes 2014,  24,5% aujourd’hui.

Le FN réalise son meilleur score à une élection locale depuis sa création mais n’enregistre pas de renforcement de sa dynamique. Stable à un haut niveau, le vote FN semble se muer de plus en plus d’un vote protestataire en un vote d’adhésion. La moitié de l’électorat frontiste a ainsi tenu par son vote à « manifester son soutien aux idées du Front National ». Et même chez ceux qui ont avant tout souhaité « manifester leur mécontentement », la plupart (79%) « adhèrent à la majorité des idées du FN ».
 

Plus largement, la « dédiabolisation » du FN est maintenant avérée, particulièrement dans l’électorat de droite. En cas de duel gauche / FN au second tour, les deux-tiers de l’électorat UMP-UDI souhaitent que le candidat de droite éliminé ne donne pas de consigne de vote ou appelle à voter blanc, et un quart qu’il appelle à voter FN pour faire barrage au candidat de gauche. L’électorat socialiste est le seul qui reste majoritairement favorable au front républicain, avec 63% qui souhaitent qu’un candidat de gauche éliminé appelle à voter à droite pour faire barrage au FN. Mais sur l’ensemble des Français et dans tous les autres électorats, le « ni-ni » est devenu majoritaire.
Près d’un Français sur deux (45%) considèrent d’ailleurs que ce serait une bonne chose que le FN obtienne des sièges dans son département (55% d’avis contraire). Et si la perspective de voir le FN diriger son propre département est considérée comme « une mauvaise chose » par deux Français sur trois, on n’est plus dans le rejet épidermique. L’item le plus fort « une très mauvaise chose » n’est choisi que par 46% des personnes interrogées, 22% pensent que ce serait « plutôt une mauvaise chose », quand un Français sur trois (32%, 26% dans l’électorat UMP) sont d’un avis contraire, et pensent que ce serait « plutôt une bonne chose ».

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