Coronavirus : près d’un français sur deux pense qu’un de ses proches contractera le virus

Alors que la France et l’ensemble de la planète vit au rythme d’une crise sanitaire mondiale d’une ampleur inédite, Ipsos s’attache à questionner régulièrement les Français et les citoyens de 12 pays à travers le monde sur leur perception de la crise, et de son impact sur leur vie quotidienne.

La fermeture des frontières, une mesure prioritaire

Alors que le Président annonçait lundi la fermeture des frontières européennes, plus d’un Français sur deux (53%) s’estime favorable à la fermeture des frontières du pays. Parmi eux, 24% des Français se disent même « très favorables » à cette mesure.

Plus impactés par la crise à date, les Italiens sont eux 76% à être pour la fermeture de toutes les frontières du pays.

On note par ailleurs que la région Asie-Pacifique est la plus favorable à la fermeture des frontières - menée par l'Inde (79%) où une crise sanitaire importante guette le pays, et le Vietnam (78%). 

Les pays et la fermeture des frontières face au coronavirus
Les pays et la fermeture des frontières face au coronavirus

 

Le danger se rapproche pour un français sur deux

Alors que beaucoup déplorent une prise de conscience trop tardive des Français, le danger parait toutefois se rapprocher : ainsi, près d’un Français sur deux (49%) pense qu’un de ses proches contractera le virus, un chiffre qui a doublé en quelques semaines. En effet, ils n’étaient que 25% à partager cet avis fin février*.

On note également que la majorité des Vietnamiens (67%), des Britanniques (57%), et des Indiens, des Australiens & des Japonais (51%) pense qu’il est probable qu’au moins un de leur proche soit contaminé pendant la crise.

Pensez-vous qu’une personne proche de vous sera infectée ?
Pensez-vous qu’une personne proche de vous sera infectée ?

 

« Les pays qui ont enregistré la plus forte augmentation depuis fin février sont tous des marchés développés - le Royaume-Uni (+31 points), l'Australie (+29) et le Canada (+28), note Yves Bardon, directeur du programme Flair d'Ipsos. Si ce chiffre révèle par ailleurs une prise de conscience du danger du virus, on peut espérer qu’il se traduise par un meilleur respect des consignes de sécurité, alors que la France vit son 3e jour de confinement ».

Les conséquences économiques de la crise sanitaire, une réelle menace pour l’emploi des Français

Si les Français craignent pour leur santé, ils s’inquiètent également pour leur travail. Ainsi, ils sont 44% à percevoir dans la crise qui secoue la planète une menace pour leur emploi où leur entreprise. A égalité avec la Chine, les salariés Français sont toutefois moins inquiets que les Indiens (55%), les Italiens (63%), ou encore les Vietnamiens (64%). 

Parmi les plus sereins, on compte les Russes (23%), les Canadiens (29%), les Anglais (33%), ou encore les Australiens (35%), qui s’inquiètent pour le moment modérément des conséquences de la pandémie sur leur activité professionnelle. 

La sécurité de l’emploi à l’aune de la crise
La sécurité de l’emploi à l’aune de la crise

Là encore, ces indicateurs sont en hausse depuis fin février, avec la propagation de la pandémie :

« On observe une augmentation significative de cette mesure par rapport aux précédents sondages effectués en Italie (en hausse de 36 points), compte-tenu des fermetures de son économie. Le même phénomène se répète en France, malgré les annonces du Gouvernement (en hausse de 14 points). »conclut Yves Bardon.


Fiche technique : enquête Ipsos menée du 12 au 14 mars 2020 sur la plateforme en ligne Global Advisor auprès de 10000 adultes âgés de 18 à 74 ans au Canada et aux États-Unis et de 16 à 74 ans en Australie, Chine, France, Allemagne, Italie, Inde, Japon, Russie, Vietnam et Royaume-Uni. Lorsqu'ils sont disponibles, les résultats du suivi de la vague 3, menée du 28 au 29 février, du 14 au 15 février et du 7 au 9 février sont présentés. La taille des échantillons est cohérente vague à vague.
*Précédente enquête menée du 28 au 29 février

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

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