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Régionales 2004 : la Gauche frôle le grand chelem
2 régions en 1986 et 1992, 8 en 1998, 20 sur les 22 de la France métropolitaine en 2004. La victoire de la gauche est historique. Seul l'Alsace est assurée de rester à droite. En Corse, la gauche est majoritaire en voix, mais la spécificité du scrutin sur l'île de beauté (Assemblée Territoriale, toutes les listes ayant obtenus 5% des suffrages pouvaient se maintenir au second tour) ne permet pas encore de savoir qui dirigera l'Assemblée. Dans les Doms, la gauche conserve la Réunion et la Guyane, ravi la Guadeloupe à la droite. Seul la Martinique restera dirigée par les indépendantistes, souvent classés à gauche pour leur "anticapitalisme". Autre vaincu du scrutin, le FN perd au moins la moitié de ses conseillers régionaux. La participation a été sensiblement plus forte qu'en 1998, deux électeurs sur trois se sont rendus aux urnes.
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Régionales en Aquitaine : la droite semble majoritaire, mais le jeu reste ouvert
Le nouveau mode de scrutin a deux tours, les stratégies d'alliance de l'entre-deux tours, les "seuils", 10% pour pouvoir se maintenir ou 5% pour être autorisé à fusionner, la configuration du second tour et les nombreuses triangulaires à prévoir, rendent plus qu'hasardeux tout pronostic de victoire aux Régionales de mars prochain. L'enquête Ipsos/Le Figaro/LCI sur la situation politique en Aquitaine illustre parfaitement la complexité de la situation. Selon les intentions de vote "moyennes"(*), la liste du Parti Socialiste et des Verts arriverait aujourd'hui en tête d'un premier tour où les formations de droite seraient majoritaires. Ensuite, selon la configuration du second tour – présence ou non du FN – et la tête de liste choisie pour conduire une liste UDF-UMP – François Bayrou ou Xavier Darcos – le rapport de force bascule. A cinq semaines du premier tour les listes UDF et UMP sont au coude à coude, un peu plus de 20% d'intentions de vote chacune, la liste du FN étant créditée de 8 à 10%. Et la moitié des électeurs "certains d'aller voter" ne sait pas encore vraiment pour qui.
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Internet, la révolution à deux vitesses
En 2004, la fracture numérique ne s'est pas résorbée. La moitié de Français qui utilisent internet au bureau ou chez eux se recrute surtout chez les cadres supérieurs (89 %), dans les foyers aux revenus aisés (76 %), chez les moins de 35 ans (65 %). Chez les "non-connectés", un sur deux se montre intéressé par le fait de disposer d'un accès Internet à domicile, quand 40% de réfractaires se déclare "pas intéressé du tout". L'enquête Ipsos-Leclerc permet d'identifier le coût et le manque de formation comme les principaux freins à la démocratisation du réseau des réseaux.
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La situation politique en Aquitaine dans la perspective des élections régionales de mars 2004
Les chiffres et résultats complets du sondage.