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Vaccination contre le papillomavirus : près de 40% des jeunes adultes non vaccinés entre 18 et 26 ans ignorent l'existence du vaccin

En France, la lutte contre les infections à papillomavirus constitue un enjeu de santé publique majeur. Face à ce constat, les autorités sanitaires ont élargi la recommandation vaccinale aux jeunes adultes jusqu'à 26 ans en mai 2025. L'étude Ipsos, menée auprès de 1 221 jeunes adultes non vaccinés contre le papillomavirus (HPV) de 18 à 26 ans, dresse un état des lieux révélateur : malgré une autonomie affirmée dans la gestion de leur santé, ces jeunes manquent cruellement d'information sur le HPV et les moyens de s'en protéger.

 

Enseignements clés de l'étude

▶︎ Des jeunes autonomes et réceptifs — Huit sur 10 gèrent eux-mêmes leur suivi santé, une population prête à agir si elle est correctement informée et sollicitée. 

▶︎ Notoriété ne signifie pas connaissance — Le HPV reste un sujet mal maîtrisé, laissant place à de nombreuses idées reçues malgré une notoriété de 80%.

▶︎ Un risque largement sous-estimé — Seul un jeune non vacciné sur trois se sent concerné, notamment les célibataires qui repoussent la question à plus tard. 

▶︎ Un vaccin encore trop méconnu — Près de 40% des non vaccinés ignorent son existence ; chez les femmes non vaccinées, le silence médical et les décisions parentales pèsent plus que leur propre choix. 

▶︎ Le médecin généraliste comme pivot incontournable — Interlocuteur de confiance pour s'informer, décider et se faire vacciner, avec le soutien bienvenu d'autres professionnels de santé. 

 

Des jeunes autonomes mais insuffisamment informés

Huit jeunes sur 10 se déclarent responsables du suivi de leur propre santé (prise de rendez-vous médicaux, suivi des vaccinations). Cette autonomie représente une opportunité majeure pour les messages de prévention, à condition qu'ils soient correctement délivrés.

Si 80% des jeunes adultes ont déjà entendu parler du papillomavirus (74% des hommes contre 86% des femmes), seulement 30% s'estiment bien informés sur le sujet, sans différence significative selon le genre. Cette notoriété ne se traduit donc pas par une véritable maîtrise du sujet.

Un risque largement sous-estimé

L'étude met en évidence une perception du risque particulièrement faible au sein de cette population pourtant en plein pic d'infection.

Seulement un jeune non vacciné sur trois se sent concerné par le risque d'être infecté par le papillomavirus, alors même qu'ils se situent dans la tranche d'âge la plus exposée.

Les raisons invoquées pour ne pas se sentir à risque varient selon la situation personnelle :

  • Partenaire unique : 39% (59% chez les personnes en couple)
  • Protection durant les rapports : 29%
  • Absence d'activité sexuelle : 27%

Cette perception du risque, fortement influencée par le statut relationnel, conduit de nombreux célibataires à repousser la question à plus tard.

Un vaccin encore trop méconnu

Près de 40% des jeunes adultes non vaccinés ignorent l'existence du vaccin HPV en France, avec un écart notable entre les genres : 44% des hommes contre 30% des femmes.

Parmi les 70% de femmes ayant connaissance du vaccin, les raisons de non-vaccination révèlent un phénomène marquant : le silence médical (35%) et le refus parental (19%) pèsent davantage que leur propre choix (15%).

Une efficacité reconnue par les informés

Parmi les jeunes ayant connaissance de la vaccination, plus de la moitié (54%) la considère comme la meilleure protection contre le HPV.

Le rôle central des professionnels de santé

L'étude confirme la place prépondérante du corps médical dans l'accompagnement des décisions vaccinales des jeunes adultes.

Le médecin généraliste reste le point de contact principal, consulté par 75% des jeunes adultes au cours des 12 derniers mois (70% des hommes et 79% des femmes). Le pharmacien arrive en deuxième position avec 54% de consultations (49% des hommes et 60% des femmes).

Les jeunes adultes attendent clairement la recommandation d'un professionnel pour les guider dans leur décision vaccinale :

  • Médecin généraliste : 92% de confiance
  • Gynécologue : 89% (pour les femmes)
  • Sage-femme : 82% (pour les femmes)
  • Infirmier/ère : 76%
  • Pharmacien/ne : 75%

Ces chiffres soulignent l'importance cruciale d'une mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé pour informer et accompagner les jeunes adultes vers la vaccination.

Rapport complet

À propos de MSD France

MSD franceChez MSD France, filiale française du laboratoire pharmaceutique Merck & Co., Inc., Rahway, New Jersey, un objectif nous rassemble : utiliser le pouvoir de la science pour sauver et améliorer des vies. 
Depuis plus de 130 ans, MSD développe d’importants traitements et vaccins porteurs d’espoir pour toute la société. Nous aspirons ainsi à être le premier laboratoire biopharmaceutique au monde fondé sur la recherche, en particulier dans les domaines de l’oncologie, des vaccins et de l’infectiologie. 
Aujourd’hui, nous sommes à la pointe de la recherche pour mettre à disposition des professionnels de santé et des patients des solutions de santé innovantes et pour faire progresser la prévention et le traitement des maladies. Nous favorisons une culture de la diversité et de l’inclusion et agissons chaque jour de manière responsable pour offrir un avenir sûr, durable et sain pour tous.

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À propos de cette étude

Étude menée par Ipsos auprès d'un échantillon de 1 221 jeunes adultes non vaccinés contre le papillomavirus, âgés de 18 à 26 ans (615 hommes et 606 femmes), représentatif sur les critères de tranche d'âge, genre et région (échantillon pondéré). Le terrain a été réalisé du 13 au 20 juin 2025, après l'annonce de l'extension de la recommandation vaccinale mais avant la mise en place du remboursement. Les données ont été collectées par questionnaire auto-administré en ligne via le Panel Ipsos.

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