44% des Français estiment qu'il faudra plus d'un an avant de retrouver la vie d'avant Covid

Une nouvelle enquête Ipsos pour le Forum économique mondial révèle qu'en moyenne, dans les 30 pays et marchés étudiés, 59 % des personnes interrogées s'attendent à pouvoir reprendre une vie semblable à celle qu'elles menaient avant le Covid dans les 12 prochains mois, dont 6 % qui pensent que c'est déjà le cas, 9 % qui estiment que cela ne prendra pas plus de trois mois, 13 % de quatre à six mois et 32 % de sept à douze mois (délai médian). Une personne sur cinq pense que cela prendra plus de trois ans (10%) ou que cela n'arrivera jamais (8%).

Les opinions sur un retour à la normale varient considérablement d'un pays à l'autre. 

Plus de 70% des adultes en Arabie Saoudite, en Russie, en Inde et en Chine continentale sont convaincus que leur vie reviendra à la normale dans l'année. En revanche, 80% au Japon et plus de la moitié en France, en Italie, en Corée du Sud et en Espagne pensent que cela prendra plus de temps.

Au niveau mondial, les attentes concernant le temps pour un retour à la vie normale d'avant la crise Covid et le temps qu'il faudra pour que la pandémie soit contenue sont presque identiques. Ces résultats suggèrent que les gens à travers le monde considèrent que le retour à une vie "normale" dépend entièrement de l'endiguement de la pandémie.

En moyenne, 45 % des adultes dans le monde déclarent que leur santé mentale et émotionnelle s'est détériorée depuis le début de la crise sanitaire, il y a environ un an. Toutefois, ils sont presque aussi nombreux à déclarer qu'elle s'est améliorée depuis le début de l'année (23 %) qu'à dire qu'elle s'est détériorée (27 %).

Combien de temps avant que la pandémie de coronavirus soit contenue ?

Comme pour le retour à la vie d'avant l'épidémie, 58 % en moyenne sur tous les pays interrogés s'attendent à ce que la pandémie soit contenue dans l'année, dont 13 % qui pensent que c'est déjà le cas ou que cela se produira dans les 3 mois, 13 % entre 4 et 6 mois et 32 % entre 7 et 12 mois (le délai médian dans la plupart des pays étudiés).

La majorité des citoyens en Inde, en Chine continentale et en Arabie Saoudite pensent que la pandémie est déjà contenue ou le sera dans les 6 prochains mois. En revanche, quatre personnes sur cinq au Japon et plus de la moitié en Australie, en France, en Pologne, en Espagne et en Suède estiment que cela prendra plus d'un an.

Évolution de la santé émotionnelle et mentale depuis le début de la pandémie il y a environ un an

En moyenne, dans les 30 pays et marchés étudiés, 45 % des adultes déclarent que leur santé émotionnelle et mentale s'est détériorée depuis le début de la pandémie il y a environ un an, soit trois fois plus que la proportion d'adultes qui déclarent qu'elle s'est améliorée (16 %). Dans 11 pays, au moins la moitié des personnes interrogées font état d'un déclin de leur santé émotionnelle et mentale, les plus fortes proportions étant enregistrées en Turquie (61 %), au Chili (56 %) et en Hongrie (56 %). Ce n'est qu'en Chine continentale, en Inde et en Arabie saoudite que les adultes sont plus nombreux à signaler une amélioration de leur santé émotionnelle et mentale qu'un déclin.

Évolution de la santé émotionnelle et mentale depuis le début de l'année 2021

Les adultes qui déclarent que leur santé émotionnelle et mentale s'est améliorée sont plus nombreux d'au moins 40 points que ceux qui disent qu'elle s'est détériorée en Chine (51 points) et en Inde (41 points).

Ceux qui disent que leur santé mentale et émotionnelle s'est améliorée depuis le début de l'année 2021 sont plus nombreux que ceux qui disent qu'elle s'est détériorée en Hongrie (30 points), en France (29 points) et en Italie (26 points).

Lire l'article du World Economic Forum


Fiche technique : enquête réalisée auprès de plus de 21 000 adultes de moins de 75 ans entre le 19 février 2021 et le 5 mars 2021 sur la plateforme en ligne Global Advisor d'Ipsos.

Auteur(s)

Articles liés

  • Pratique sportive des enfants | Jeunesse | Sport
    Sport Enquête

    Pratique sportive des enfants : 37 % abandonnent en cours d'année

    Pour la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO) et le programme Kinder Joy of Moving, Ipsos bva a mené une étude menée auprès de 700 parents d’enfants de 5 à 15 ans pour décrypter les pratiques sportives des enfants, les critères qui guident le choix des sports et les attentes des familles. Si le sport occupe une place importante dans le quotidien des enfants, l'étude met en évidence de nombreux obstacles, tels que la difficulté à trouver l'activité la plus adaptée, la perte de plaisir ou de motivation, ou encore les contraintes d'organisation. Face à ces défis, les écoles omnisports permettant aux enfants de découvrir plusieurs disciplines plutôt que de se spécialiser, apparaissent comme une solution concrète pour donner envie de pratiquer… et surtout de continuer.
  • Les sujets de dispute des Français | Baromètre Drees 2026
    Société Enquête

    Baromètre d'opinion de la Drees 2026 : les sujets de désaccord des Français avec leurs proches

    Depuis 2024, la Drees interroge les Français sur la fréquence des désaccords avec leur entourage proche — familial ou non — sur différents sujets de société. Ces données apportent un éclairage précieux, non seulement sur les objets de conflictualité, mais aussi sur les groupes les plus exposés aux désaccords.
  • Démographie | Childfree | Baromètre d'opinion de la Drees

    Démographie : comment expliquer le choix des Français décidant de ne pas avoir d'enfants ?

    La France connaît une évolution majeure de sa composition démographique : la part des 65 ans et plus est passée de 14,9% en 1995 à 21,8% en 2025, tandis que celle des moins de 20 ans a reculé (de 26,4% en 1995 à 22,9% en 2025). Dans le même temps, la natalité, déjà orientée à la baisse depuis les années 1970, diminue nettement depuis 2010[1]. Cette évolution installe durablement la question démographique au cœur de l’agenda public.
    Le baromètre d’opinion de la Drees interroge la perception des Français concernant la décision de ne pas avoir d’enfants, en leur demandant quelles raisons jouent le plus dans ce choix.