Ce que veulent vraiment les Françaises en 2024

Selon un sondage Maxi mené par Ipsos et son partenaire Sopra Steria, malgré une satisfaction générale sur les différents aspects de leur vie, beaucoup de femmes aspirent à plus. Ce désir de changement concerne de nombreux domaines, notamment la vie professionnelle, la maternité, la vie de couple et leur vie sexuelle. Comment les femmes françaises envisagent-elles leur avenir et quels obstacles rencontrent-elles au quotidien ?

Un panorama satisfaisant mais perfectible

Presque deux tiers des femmes actives (65%) sont satisfaites de leur vie professionnelle, près de quatre femmes sur cinq avec un partenaire se sentent épanouies dans leur couple et 60% sont satisfaites de leur vie sexuelle. Malgré cela, elles expriment l'envie d'apporter des changements à leur vie, qu'ils soient légers ou radicaux.

Le désir de changement : une constante dans la vie des Françaises

41% des femmes interrogées souhaitent des changements dans leur vie professionnelle. Ce désir s'étend aussi à leur vie de mère (21%), leur couple (23%) et leur sexualité (25%). En 2024, 54% ont déjà pris de nouvelles résolutions.

Pour autant, conscientes des nombreuses limites qui les empêchent des avancer seules 18% sont confiantes dans leur capacité à mener à bien ces changements.

La santé au cœur des préoccupations des femmes

Alors que la santé est la première préoccupation des femmes (59% la placent dans le top 3 de leurs préoccupations), nombre d’entre elles déclarent ne pas avoir un accès suffisant aux soins (35%, soit plus d’une sur trois).

Les employées et ouvrières ainsi que les femmes vivant dans des zones rurales sont les plus touchées par cette situation (les premières principalement pour des questions financières, les secondes principalement en raison du manque d’offre là où elles vivent).

Le défi de l’équilibre entre vie familiale et personnelle

La deuxième préoccupation majeure est l'avenir de leurs enfants et petits-enfants (48% le placent dans le top 3 de leurs préoccupations). Plus de deux mères sur cinq estiment qu'elles ne consacrent pas assez de temps à leurs enfants tandis que 5% seulement estiment qu’elles leur en consacrent trop.

Les mamans, et plus généralement les femmes n’ayant pas atteint l’âge de la retraite, considèrent également qu’elles manquent de temps pour elle-même (c’est le cas de 50% des actives et 61% des femmes avec des enfants). Elles semblent ainsi tiraillées entre l’envie d’en faire plus pour leurs proches, et le besoin de penser aussi à elles-mêmes.

Le soutien du partenaire : une attente forte

Si la plupart des femmes se disent épanouies dans leur couple et se sentent aimées (79% et 87%), le soutien de leur partenaire sur le plan émotionnel et dans la gestion du foyer est un sujet délicat.

25% des femmes françaises ne se sentent pas écoutées et près de deux sur cinq (39%) estiment que la répartition des tâches n'est pas équitable au sein de leur foyer.

Sexualité : un domaine de satisfaction, mais une aspiration au changement

La majorité des femmes (64%) considère la sexualité comme importante pour leur épanouissement personnel. Les Françaises se disent plutôt satisfaites (60%) sur ce sujet.

Cependant, 31% reconnaissent qu’elles aimeraient tenter de nouvelles expériences et 36% aspirent à une vie sexuelle plus active.

Pouvoir d'achat et égalité salariale : un point majeur d’insatisfaction

La troisième préoccupation majeure est le pouvoir d'achat (47% la placent dans le top 3 de leurs préoccupations). De fait, si les femmes sont épanouies dans leur vie professionnelle (65%), ou leur retraite pour les plus âgées (81%), la majorité estime qu'elles ne sont pas rémunérées correctement (55% des actives et 60% des retraitées).

Ce sentiment de ne pas être considéré à sa juste valeur dans le monde professionnel s’accompagne d’ailleurs de critiques vis-à-vis des avancées en matière d’égalité professionnelle femme-homme (56% jugeant ces avancées insatisfaisantes).

Découvrez l'enquête sur maximag.fr


A propos de ce sondage

Enquête menée par Ipsos et son partenaire Sopra Steria pour Maxi. 800 femmes âgées de 18 ans et plus constituant un échantillon représentatif de cette population ont été interrogées du 14 au 18 décembre 2023.

Auteur(s)

Articles liés

  • Élection présidentielle 2027 | Sondage Ipsos bva

    Présidentielle 2027 : le retour du vote sur enjeux ?

    À un an de l’échéance, la présidentielle de 2027 pourrait marquer un tournant : celui d’un retour du vote sur les enjeux de fond. Santé, pouvoir d’achat, éducation… L’enquête électorale française menée auprès de plus de 10 000 électeurs par Ipsos bva pour le CEVIPOF, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde révèle une hiérarchie claire des priorités des Français, loin des seules logiques de casting ou de vote utile. Reste une condition : que les candidats s’affrontent réellement sur ces sujets.
  • Etudiant | Pauvreté | Précarité | Banque alimentaire
    Étudiant Enquête

    Avoir 20 ans en 2026 : une précarité étudiante marquée par des vulnérabilités extrêmes et cumulées

    Quels sont les chiffres réels de la précarité étudiante en France ? Linkee Entraide Etudiante dévoile les résultats d'une enquête exclusive menée auprès de plus de 25 000 étudiants précaires en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité, et dont les données ont été traitées par Ipsos bva pour dresser un état des lieux de la situation économique de cette population. Du reste à vivre mensuel moyen aux taux de renoncement aux soins, ce dossier examine les mécanismes de fragilité financière et les freins administratifs rencontrés par les étudiants précaires dans l'accès aux dispositifs d'aide.
  • Ipsos bva | Cote de popularité | Baromètre politique | Sondage
    Sondage Enquête

    Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche - Avril 2026

    Préoccupations des Français, cotes de popularité de l'exécutif, du gouvernement et des leaders politiques Français, questions d'actualité... Retrouvez ici les derniers résultats de notre sondage d'opinion, le Baromètre Politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs-La Tribune Dimanche.