Enquête flash : 67% des Français favorables à la vaccination obligatoire des plus de 50 ans

Fait surprenant, 23% des non-vaccinés approuvent cette mesure. Ces derniers ne seraient donc pas tous des antivax ? Si l’on en doutait, l’enquête flash réalisée par Ipsos avec son Omnibus le 6 janvier 2022 jette un pavé dans la mare.

Quand on demande aux Français de se positionner sur le principe de rendre obligatoire la vaccination anti-Covid 19 pour les personnes de plus de 50 ans, 21% des Français non-vaccinés présents dans l’échantillon[1] approuvent cette décision, comme 67% des Français vaccinés.

C’est le principe de la généralisation qui clive le plus non-vaccinés et vaccinés : 83% des non-vaccinés rejettent l’idée de rendre obligatoire la vaccination pour tous, contre seulement 21% des vaccinés. Elle renvoie notamment au délicat problème de la vaccination des enfants, qui suscite des doutes et des réactions souvent négatives.

Alors que la société se divise entre vaccinés et non-vaccinés, il est intéressant de connecter ces résultats à notre communauté qualitative ConnectLive. Elle a montré que le sentiment de ne pas être dans la population à risque, la peur des conséquences des vaccins, l’attente de plus d’informations, expliquaient souvent les réticences à se faire vacciner, plus qu’une opposition radicale et définitive.

On voit d’ailleurs que, dans un contexte où la diffusion du variant Omicron sensibilise de plus en plus à la question de l’immunité, que plus une catégorie de la population semble exposée, plus l’idée de rendre obligatoire sa vaccination semble justifiée : 31% des non-vaccinés l’approuvent pour les personnes travaillant dans secteur de la santé, contre 8% pour les salariés du service privé.

Autrement dit, expliquer, cibler au cas par cas, rassurer, peuvent aider à convaincre une population qui n’a aucune envie de se sentir stigmatisée dans sa globalité.


Fiche technique : enquête flash réalisée en ligne via la plateforme Ipsos.Digital le 6 janvier 2022 sur un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 16 à 75 ans.
[1] Les non-vaccinés représentent 10% de notre échantillon.

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

Articles liés

  • AXA Future Risks Report 2026 | Risques émergents
    Risques Enquête

    AXA Future Risks Report 2026 : l’intelligence artificielle devient la première préoccupation des experts, devant le changement climatique

    Aujourd’hui, AXA publie la 13e édition de l’AXA Future Risks Report, réalisée en partenariat avec Ipsos. Ce rapport analyse chaque année l’évolution de la perception des risques à travers les réponses de milliers d’experts et de citoyens dans le monde. L’édition 2026 marque un tournant : pour la première fois depuis la création de l’AXA Future Risks Report, les risques liés à l’intelligence artificielle et au big data arrivent en tête du classement des experts, devant le changement climatique. L’IA était classée quatrième en 2025.
  • Confiance interpersonnelle | Vivre-ensemble
    Lien social Enquête

    Confiance : 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien entre les individus

    Méfiance envers les institutions, polarisation des opinions, délitement du lien social : le débat public dépeint une société qui se replierait sur son cercle intime. Un constat qui ne raconte pourtant qu'une partie de l'histoire, car au même moment, des millions de personnes continuent à coopérer, à partager, et à ouvrir leur logement à des inconnus.
    De ce paradoxe est né le Baromètre de la confiance HomeExchange, le numéro un mondial de l'échange de maisons, réalisé avec l'institut Ipsos bva : la confiance recule-t-elle vraiment, ou change-t-elle de mécanismes ? Premier constat : l'envie de faire confiance est bien là. Reste à savoir à quelles conditions elle s'exerce, et ce qui se passe quand on passe de l'idée à l'acte.
  • Mouvement lycéen | Manifestations | Sondage Ipsos bva
    Politique Enquête

    Lycéens : un mouvement qui divise mais des revendications soutenues

    Depuis la mi-septembre 2026, le blocage de nombreux établissements scolaires suscite des réactions contrastées au sein de l'opinion. Si le mouvement divise les Français sur fond de clivages générationnels et partisans, la dernière vague du Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche révèle un large soutien aux revendications de fond, telles que la réduction des effectifs par classe ou la rénovation des bâtiments. Face à une crise qui menace de s'inscrire dans la durée et au rejet généralisé des prises de position politiques, une large majorité de citoyens juge que le gouvernement devrait privilégier le dialogue.