Journée mondiale de la douleur : ces Français qui vivent leurs douleurs en silence

Qui sont-ils ? Pourquoi restent-ils « silencieux » ? Quel regard les professionnels de santé portent-ils sur eux ? Comment ces douleurs influent-elles sur leur vie au quotidien? C’est pour répondre à toutes ces questions que Sanofi, en partenariat avec Ipsos, a réalisé une enquête inédite auprès de 1 500 « patients silencieux français », 204 pharmaciens d’officine et 284 médecins généralistes. Ses principaux résultats et enseignements sont dévoilés à l’occasion de la journée mondiale de la douleur.

Près d’un Français sur 2 est confronté aujourd’hui au problème de la « douleur silencieuse »

46%* des Français déclarent vivre aujourd’hui avec des douleurs sans prise en charge adaptée. Parmi les 1 500 patients silencieux interrogés, 63% déclarent avoir souffert de douleurs au cours des 6 derniers mois sans en parler à leur médecin ou leur pharmacien et 37% déclarent en avoir parlé sans que cet échange aboutisse à une prise en charge satisfaisante.  Cette douleur silencieuse peut être chronique chez 58% d’entre eux ou bien ponctuelle se répétant dans l’année pour 42% d’entre eux. Elle concerne aussi bien les hommes (44%) que les femmes (56%) mais aussi les plus jeunes (34% ont moins de 35 ans) comme les plus âgés (24% ont plus de 60 ans).

Les raisons du silence : entre minimisation et culpabilité

Si les patients silencieux n’évoquent pas leurs douleurs en consultation, c’est avant tout parce qu’ils considèrent que leur douleur « n’est pas grave » (75%) ou qu’ils la jugent mineure (71%). Ils expliquent également qu’ils veulent éviter de prendre trop de médicaments (58%) ou qu’ils n’aiment pas consulter trop souvent les médecins (51%). Dans le même temps, 43% expriment un sentiment de responsabilité par rapport à ces douleurs associées à leurs activités physiques mais aussi à leur métier ou à leur âge. Pour une forte majorité, ces patients finissent par vivre au quotidien avec ces douleurs (77%), la moitié (50%) allant même jusqu’à penser que cela fait partie de la vie d’avoir mal.

Une vision décalée de la prise en charge de ces douleurs entre les patients et les professionnels de santé

Contrairement à ce que les patients déclarent, la quasi-totalité des professionnels de santé interrogés*** estiment qu’aujourd’hui les patients abordent facilement leurs problèmes de douleurs.
La plupart des médecins généralistes (70%) estiment que la prise en charge de la douleur est aujourd’hui satisfaisante pour ces patients. Ce constat est plus nuancé parmi les pharmaciens (55%).

Des patients en situation d’errance thérapeutique ou en recherche de solutions efficaces

Pour soulager leurs douleurs quotidiennes, les patients activent de nombreuses solutions thérapeutiques : 53% déclarent avoir recours à des médicaments, 23% à un ostéopathe ou des remèdes « maison » et 20% à un kinésithérapeute ou des solutions naturelles en libre-service. Néanmoins, ces solutions thérapeutiques sont considérées comme inefficaces par près d’1 patient sur 3 qui y ont recours.

La douleur silencieuse : un handicap dans la vie et au travail

Environ 1 patient silencieux sur 4 est fortement impacté physiquement, psychologiquement dans ses loisirs et dans sa vie professionnelle par les douleurs qu’il ressent. Plus inquiétant encore, 35% jugent que leurs douleurs ont un impact important sur leur bien-être au travail et 65% ont également été au moins une fois incapables de pratiquer certaines activités en famille (jouer avec leurs enfants, petits-enfants…).

Fiche technique :
*Interrogation par Internet, via l’Access Panel Ipsos, d’un échantillon représentatif de 1008 Français, obtenu selon la méthode des quotas appliquée aux variables de sexe, d’âge, de profession de l’individu, de région et de catégorie d’agglomération.
**Interrogation par Internet, via l’Access Panel Ipsos, de 1 500 patients silencieux. Questionnaire de 15min. Ont été considérés comme patients silencieux les patients qui n’ont pas parlé de leurs problèmes de douleurs à un médecin ou un pharmacien, en ont parlé mais n’ont pas reçu de traitement ou bien en ont parlé et ont reçu un traitement mais qui n’est pas adapté.
***Interrogation par Internet d’un échantillon de 204 pharmaciens d’officine, représentatif de leur profession, via la méthode des quotas appliquée aux variables de sexe, d’âge, de région, de catégorie d’agglomération et de chiffre d’affaires de l’officine ainsi que d’un échantillon de 284 médecins généralistes, représentatif de leur profession, via la méthode des quotas appliquée aux variables de sexe, d’âge, de région, de catégorie d’agglomération. Questionnaire de 10min.

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