Marseille : la droite la mieux placée dans les secteurs stratégiques

Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat, la droite obtient 36,7% des voix et arrive nettement tête au soir du premier tour. Les listes Mennucci accusent un retard de 16 points, à 20,6% des suffrages. Cet écart ne doit toutefois pas masquer un rapport de force politique plus équilibré, la gauche se présentant en ordre dispersé. Avec le Front de Gauche (7,7%), les divers gauche (3,6%), les listes Diouf (5,4%) et l'extrême-gauche (0,4%), le total gauche s’établit ainsi à 37,7%, pour un total droite à 38,7% (2% de "divers-droite" en plus des listes Gaudin). A 22,8% (soit 14 points de plus qu’en 2008), le FN devrait être en capacité de créer des triangulaires dans tous les secteurs de la ville.Si le rapport de force global gauche-droite (hors FN) est assez équilibré, les résultats par secteurs (et notamment dans le stratégique 3ème ) sont favorables à la droite, qui paraît bien placé pour conserver la cité phocéenne.

Marseille 3 : la droite en ballotage favorable

Le troisième secteur de Marseille (qui regroupe les 4ème et 5ème arrondissements de la ville) est crucial dans la bataille pour la conquête de la mairie phocéenne. Pour faire basculer la ville, la gauche doit en effet impérativement le remporter. En 2008, la courte victoire de Renaud Muselier face à Jean-Noël Guérini (51,4% contre 48,6%) avait permis à Jean-Claude Gaudin de conserver son mandat de justesse.

La droite paraît en mesure de conserver ce secteur en 2014 . Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat, la liste UMP-UDI conduite par Gilles Bruno recueille 41,9% des voix, et devance de 17 points la liste PS-EELV de la ministre Marie-Arlette Carlotti (24,8%). La gauche peut néanmoins compter sur une réserve de voix conséquente : la liste Front de Gauche obtient 7,5% des suffrages, la liste Diouf est à 5%, liste PRG est à 0,8%. Le rapport de force global penche néanmoins à droite : 42,2% (une liste Divers Droite à 0,3%), contre 38,1% pour le total gauche+extrême gauche. Le FN est à 18,4% d'intentions de vote, et sera quant à lui bien présent au second tour en triangulaire.

Marseille 6 : la droite favorite

En 2008, la liste UMP l'avait assez nettement emporté face au PS (à 54,4% contre 45,6%). Ce pourrait encore être le cas cette année, avec un rapport de force électoral au soir du premier tour favorable à la droite. Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat, la liste UMP-UDI conduite par Roland Blum dans cet arrondissement obtient 35,2% des voix, ce qui la place largement en tête, devant la liste FN qui obtient 26,2% des suffrages, en progression de 17 points par rapport à son score de 2008. Troisième, la liste PS-EELV est distancée à 16,1%. On peut lui associer les 5,9% de la liste Front de Gauche et les 3,9% de la liste Diouf pour un total gauche faible, à 25,9%. Le candidat divers-droite Robert Assante recueille 12,7% des voix, ce qui lui permet de se maintenir et de créer une quadrangulaire. Mais même dans ce cas, au vu du faible niveau de la gauche, la liste Gaudin est favorite. Elle le sera encore plus si la liste divers droite ne se maintient pas et que le second tour se joue en triangulaire.

Marseille 1 : Patrick Mennucci pourrait s'en sortir

En 2008, Patrick Mennucci l’avait emporté de très peu dans ce secteur en duel face à Jean Roatta (50,7% contre 49,3%). Cette année le scrutin s'annonce également serré. Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat, la liste UMP-UDI est largement en tête au soir du premier tour avec 37,9% des voix, contre 27,8% à la liste PS-EELV de Patrick Mennucci. Mais la droite n'a pas de réserves de voix, tandis que la gauche pourrait compter sur le soutien de l'électorat du Front de Gauche (9,1% des suffrages), de la liste Diouf (7,2%), du PRG (0,7%) et de l'extrême-gauche (0,4%), pour un total gauche+extrême gauche à 45,2 %. Le FN obtient 14,3% des voix et peut donc se maintenir.

Dans une configuration de triangulaire, le rapport de force premier tour favorable à la gauche pourrait donc lui permettre de l'emporter et de conserver ce secteur.

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