Municipales 2026 | Sondage | Intention de vote | Grenoble
Municipales 2026 | Sondage | Intention de vote | Grenoble

Municipales 2026 : le point à Grenoble

Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs, pour EBRA, enquête menée auprès d’un échantillon de 609 habitants de Grenoble inscrits sur les listes électorales à Grenoble, représentatif de cette population, du 13 au 27 janvier 2026.

Municipales 2026 : la dynamique électorale à Grenoble

 

Le climat politique à Grenoble

Le travail accompli par la Municipalité de Grenoble depuis 2020 est loin de faire l’unanimité, avec des perceptions qui se polarisent autour de l’âge et des sympathies partisanes

Le travail accompli par la Municipalité de Grenoble depuis les élections de 2020 suscite du mécontentement chez plus de la moitié des Grenoblois interrogés (55%) dont un tiers « très mécontent », tandis que seulement quatre sur dix le perçoivent positivement.

Cette perception varie sensiblement selon l’âge : les jeunes (moins de 35 ans) sont nettement plus satisfaits (61%) que les 35-59 ans (35%) et que les plus de 60 ans (29%). 

Les niveaux de satisfactions varient également en fonction de la proximité partisane : 67% des sympathisants de gauche sont satisfaits, avec un pic de satisfaction à 85% chez ceux d'EELV, tandis que les sympathisants du PS émettent beaucoup plus de réserves avec seulement 44% de satisfaits. Du côté de la droite, le rejet est sans appel : 87% de mécontents auprès des sympathisants Renaissance, MoDem, Horizons et 88% chez les sympathisants LR. 

Enfin, les différences d’appréciation varient également selon le vote au premier tour des municipales de 2020. Si le bilan d’Eric Piolle et de son équipe satisfait 71% de son électorat du 1er tour de 2020, les électeurs d’Emilie Chalas (Renaissance) et d’Alain Carignon (LR) le rejettent massivement (respectivement 10% et 8% de satisfaction).

Hormis pour les transports et l'environnement, le bilan détaillé de l’action municipale est perçu négativement avec un point de crispation très fort autour de la sécurité 

Les transports en commun satisfont trois quarts des Grenoblois interrogés. Les niveaux de satisfaction varient selon la proximité idéologique mais reste dans l’ensemble des cas, largement majoritaire (minimum de 59% de satisfaction chez les sympathisants RN, 84% chez LREM/modem/Horizons, 89% chez les écologistes).

Les actions sociales et le logement divisent les répondants (51% et 49% de satisfaction), mais les autres domaines voient une majorité insatisfaite. En effet, 56% sont mécontents du travail accompli concernant le dynamisme économique de la ville, ou encore 59% pour la circulation et le stationnement.

Un rejet colossal concernant la question de la sécurité : 71% sont mécontents de la gestion dans ce domaine dont 44% qui se déclarent « très mécontent ». À l’exception des sympathisants EELV, dont une majorité reste satisfaite (61%), tous les autres segments politiques expriment des niveaux très faibles de satisfaction. Parmi les sympathisants socialistes, seuls 35% se disent satisfaits, et les taux chutent à des niveaux quasi nuls parmi les sympathisants LR (2%) et RN (3%).

De manière similaire, 65% des Grenoblois interrogés ne sont pas satisfaits de l’image de la ville à l’extérieur (seulement 32% de satisfaits). Cette satisfaction est encore plus faible auprès des sympathisants du centre, LR et RN où elle atteint respectivement 15%, 18% et 4%.

Dans ce contexte, la moitié des Grenoblois interrogés estiment que la qualité de vie s’est dégradée depuis les dernières élections

52% des inscrits sur les listes perçoivent une dégradation de la qualité de vie depuis 2020 à Grenoble, (48% chez les sympathisants PS, 76% chez Renaissance, 82% chez LR et 97% chez le RN). Parmi les 15% qui perçoivent une amélioration de la qualité de vie, seuls les partisans EELV sont légèrement moins négatifs sans pour autant être majoritaires (39%).

Quel successeur à Éric Piolle ? Malgré des évaluations perçues négativement, le candidat EELV est en tête des intentions de vote 

Eric Piolle a annoncé qu’il ne se présentait pas pour un troisième mandat. Concernant ses potentiels successeurs, Alain Carignon (LR) est le plus connu (87%), mais sa mauvaise image (48% contre 27% de bonne image) le place dans une position potentiellement difficile.

De son côté, Laurence Ruffin, candidate EELV est moins connue des Grenoblois interrogés (64% de notoriété), mais suscite moins de rejet (25% en ont une bonne opinion, contre 19% une mauvaise). Quant à Hervé Gerbi, candidat Horizons, il est connu par moins de la moitié des Grenoblois sondés, avec une notoriété plus élevée chez les sympathisants du centre (62%).

Concernant les intentions de vote, si le premier tour des élections municipales se tenait ce dimanche à Grenoble, la liste de l’Union de la gauche (hors LFI) recueillerait 34% des intentions de vote. Alain Carignon, soutenu par les Républicains, arriverait en deuxième position avec 25% des intentions de vote. Les listes d’union de la gauche et des Républicains devanceraient largement les autres listes.  La France Insoumise serait la seule autre liste à pouvoir se qualifier au second tour (10% des intentions de vote).

Rapport complet

À propos du Groupe EBRA

Leader de la presse quotidienne régionale française et seul groupe de presse en France à être certifié JTI (Journalism Trust Initiative), il a une diffusion de plus de 800 000 exemplaires par jour pour 3,2 millions de lecteurs print et une audience digitale de 15,7 millions de pages vues par jour et 18,7 millions de visiteurs uniques par mois. 

Présent dans 23 départements à travers ses 9 titres de presse (Le Dauphiné Libéré, Le Progrès, Le Bien Public, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Républicain Lorrain, L'Est Républicain, Vosges Matin, Les Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Alsace), le Groupe EBRA est guidé par une raison d'être : « Agir pour renforcer les liens de proximité et de confiance entre les acteurs de ses régions ». Le Groupe EBRA est le pôle média de Crédit Mutuel Alliance Fédérale.

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À propos de ce sondage

Enquêtes Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour le Groupe EBRA menées :

  • du 19 au 29 janvier 2026 auprès de 608 habitants inscrits sur les listes électorales à Annecy âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de cette population.
  • du 13 au 19 janvier 2026 auprès de 604 habitants inscrits sur les listes électorales à Besançon âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de cette population.
  • du 13 au 19 janvier 2026 auprès de 609 habitants inscrits sur les listes électorales à Grenoble âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de cette population.
  • du 13 au 19 janvier 2026 auprès de 603 habitants inscrits sur les listes électorales à Lyon âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de cette population.
  • du 13 au 19 janvier 2026 auprès de 602 habitants inscrits sur les listes électorales à Strasbourg âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de cette population.

Auteur(s)

  • Pierre Latrille
    Directeur d'études, Public Affairs
  • Stéphane Zumsteeg - Directeur Opinion et Recherche Sociale, Public Affairs
    Stéphane Zumsteeg
    Directeur du Département Opinion et Recherche Sociale, Public Affairs

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