Papillomavirus et vaccination : de fausses croyances qui demeurent

Ipsos réalise cette année encore pour MSD le baromètre annuel autour des perceptions et comportements des mères d’adolescents dans la prévention des maladies liées aux HPV. Dévoilés à l’occasion de la semaine européenne de la vaccination du 22 au 28 avril, ces résultats démontrent que les initiatives gouvernementales et la diffusion régulière d’informations ont permis d’améliorer les connaissances générales des mères autour du HPV. Des fausses croyances qui représentent un frein à l’augmentation des couvertures vaccinales, aujourd’hui, bien en deçà des objectifs fixés par l’OMS et l’INCA.

Un sentiment d’être bien informées sur le HPV mais des méconnaissances et fausses croyances qui demeurent

Cancer du col de l’utérus : seule conséquence du HPV réellement identifiée

Si le degré de sensibilisation des mères d’adolescents sur le HPV a nettement progressé, le niveau de connaissance autour des principales maladies causées par le HPV reste très variable. Ainsi, le cancer du col de l’utérus est clairement identifié, avec 3 mères sur 4 qui citent cette pathologie, mais les autres cancers – vagin, pénis, vulve, anus, oropharynx - sont nettement moins identifiés. Par ailleurs, seulement 2 répondantes sur 10 citent les verrues génitales comme une maladie induite par le HPV alors que plus de 100 000 cas sont diagnostiqués chaque année en France [1]. 

Malgré la prévalence du virus, une mésestimation du risque qui pèse sur le jeune adolescent

Les résultats du baromètre pointent également un décalage entre « savoir que le HPV est courant » et « avoir conscience que son enfant est à risque ». En effet, plus de 80 % des répondantes (indépendamment de l’âge ou du sexe de leur enfant) perçoivent le HPV comme une maladie répandue, et pourtant, près de la moitié des mères ne semblent pas réaliser que leur enfant court le risque de contracter une infection liée au papillomavirus.

Filles et garçons : un écart toujours notable

Si aujourd’hui, les niveaux de connaissance autour du papillomavirus sont quasi similaires entre les mères de garçons et de filles, on note toutefois un écart important lorsqu’il s’agit de passer à l’action. Ainsi, la proportion de mères hésitantes quant à une éventuelle future vaccination contre le HPV est bien plus importante chez les mères de garçons, avec une sur 4 versus une mère de fille sur 10. Un tiers des cancers HPV induits concernent ainsi les hommes [2]. De plus, ils seraient plus susceptibles aux infections HPV tout au long de leur vie, et moins bien armés que les femmes pour s’en protéger naturellement [3].

Faire savoir qu’il n’est jamais trop tard pour protéger son ado

Une autre idée reçue est aussi très présente : le fait que la vaccination n’a plus d’intérêt après les premières relations sexuelles. Bien qu’une vaccination précoce offre une meilleure protection, la vaccination HPV présente un intérêt, y compris après les premiers rapports sexuels. Ainsi, les résultats d’une récente étude [4] montrent une réduction significative de 62 % du risque de cancer du col de l’utérus chez des femmes ayant été vaccinées entre 20 et 30 ans vs des femmes non vaccinées.

Un besoin de rassurer les mères autour de la sécurité 

Enfin, des actions doivent être poursuivies pour rassurer les mères réticentes ou hésitantes. L’argument n°1 qui les conduirait à faire vacciner leur enfant est que la vaccination n’est pas dangereuse.

École et pharmacie : des nouveaux parcours favorisant l’accès à la vaccination dont l’adhésion doit augmenter  

L’année 2023 a été marquée par un engagement fort des autorités pour faire de la vaccination HPV une priorité.

La mise en place du programme de vaccination généralisée dans les collèges pour les élèves de 5ème volontaires a permis de protéger environ 117 000 jeunes âgés de 12 ans [5]. Et au-delà, les résultats du baromètre démontrent que la campagne de sensibilisation des parents et adolescents, ainsi que l'augmentation de la couverture médiatique qu’elle a entrainée sur le sujet des papillomavirus ont ainsi motivé davantage les mères d'adolescents non vaccinés (58 % des répondantes) à faire vacciner leur enfant.

Autre mesure importante : l’extension des compétences vaccinales des pharmaciens d’officine, une avancée fondamentale pour simplifier le parcours vaccinal en France et soutenir l’augmentation des taux de vaccination, en particulier chez les adolescents. Une opportunité encore malheureusement peu connue : seules 36% des mères se déclarent être au courant de cette possibilité de faire vacciner leur enfant en pharmacie sans passer chez le médecin. Une fois informées, 76 % confirme la pertinence de cette option. 

A propos de MSD France

Chez MSD France, filiale française du laboratoire pharmaceutique Merck & Co., Inc., Rahway, New Jersey, un objectif nous rassemble : utiliser le pouvoir de la science pour sauver et améliorer des vies. Depuis plus de 130 ans, MSD développe d'importants traitements et vaccins porteurs d’espoir pour toute la société. Nous aspirons ainsi à être le premier laboratoire biopharmaceutique au monde fondé sur la recherche, en particulier dans les domaines de l’oncologie, des vaccins et de l’infectiologie. Aujourd’hui, nous sommes à la pointe de la recherche pour mettre à disposition des professionnels de santé et des patients des solutions de santé innovantes et pour faire progresser la prévention et le traitement des maladies. Nous favorisons une culture de la diversité et de l’inclusion et agissons chaque jour de manière responsable pour offrir un avenir sûr, durable et sain pour tous. Pour plus d'informations, visitez le site www.msd-france.com et suivez-vous sur TwitterLinkedIn et YouTube.


A propos de ce sondage

Enquête Ipsos pour MSD France menée via des entretiens en ligne avec le système CAWI, entre le 15 et le 22 novembre 2023, auprès de 1000 mères dont 500 mères d'au moins une jeune fille âgée de 11 à 17 ans et 500 mères d'au moins un jeune garçon âgé entre 11 et 17 ans. 

  1. Santé Publique France
  2. Shield K.D. et al. Eur J Epidemiol. 2018 Mar;33(3):263-274  
  3. Giuliano A.R. Int J Cancer. 2015;136(12):2752–2760
  4. LEI Lei J. et al. N Eng J Med. 2020 Oct1;383(14):1340-1348
  5. Chiffres communiqués par le Ministère de la Santé

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