Présidentielle 2027 : des primaires largement plébiscitées par les Français
Au centre et à droite, le désir de primaire s’affirme, et Édouard Philippe se dégage nettement
Le souhait d’une primaire auprès de sympathisants du centre et de la droite progresse : 82% des répondants y sont désormais favorables (+5 points vs février)
Parmi les différentes personnalités testées, Édouard Philippe se dégage largement :
- Il arrive en tête des personnalités souhaitées par les sympathisants de droite et du centre pour participer à une éventuelle primaire (71%, +11 pts par rapport à février)
- Il s’impose tout aussi nettement lorsqu’il s’agit d’identifier celui qui devrait représenter, in fine, le bloc central et de droite (62% de citations, dont 47% en premier choix).
À gauche, la primaire fait consensus… mais pas le candidat
82% des sympathisants de gauche sont favorables à la tenue d’une primaire (+4 points depuis février).
Ils aimeraient voir concourir François Ruffin (32%) et Marine Tondelier (27%), qui appellent officiellement de leurs vœux une telle primaire, tandis que Raphaël Glucksmann (38%) et Jean-Luc Mélenchon (27%) restent très bien positionnés — malgré leur refus répété d’y participer.
Les divergences deviennent nettes lorsqu’on demande qui devrait représenter la gauche en cas de candidature unique :
- Quand on les force à ne citer qu’un seul nom, Jean Luc Mélenchon arrive en tête (24%), devant Raphaël Glucksmann (17%) et François Ruffin (15%). Quand on inclut leur second choix, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann font jeu égal (27%)
- Mais la polarisation est extrême : seuls 2% des sympathisants LFI accepteraient un leadership de Raphaël Glucksmann, tandis que seuls 11% des sympathisants PS envisageraient celui de Jean-Luc Mélenchon. Si tous réclament « l’unité », personne ne semble donc en mesure de s’imposer de façon très nette aux deux pôles de la gauche (LFI et PS), chaque « champion » étant le repoussoir de l’autre.
- François Ruffin apparaît comme une figure moins clivante, susceptible de rassembler davantage sans pour autant faire consensus (21%)
- François Hollande (18%) et même Gabriel Attal (16%) ne sont pas très loin dans ce classement, poussés par les sympathisants PS qui les préfèrent à F. Ruffin.
Les résultats des municipales font bouger quelques lignes mais sans rebattre les cartes en termes de souhait d’influence
Le trio de tête demeure inchangé, avec Jordan Bardella (40%) en première position, suivi de Marine Le Pen (36%) et Édouard Philippe (33%). Dans leur sillage, Éric Ciotti profite pleinement de son succès à Nice : il réalise une nette progression et grimpe à la 6ᵉ place avec 26 % (+6).
À l’inverse, les leaders des grands partis traditionnels ne parviennent pas à tirer profit de la séquence auprès des Français dans leur ensemble : Bruno Retailleau recule à 24% (-4) et Olivier Faure tombe à 12% (-3).
Certains perdants des municipales accusent même un vrai décrochage, à l’image de Rachida Dati, dont l’influence chute à 11% (-5).
Du côté de l’exécutif, enfin, aucun frémissement notable : les cotes d’Emmanuel Macron (23%, +1) et de Sébastien Lecornu (40%, stable) restent quasiment inchangées.
Rapport complet
À propos de l'enquête
Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour RTL menée du 27 au 30 mars 2026 auprès de 1007 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète dans le rapport d'étude.