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Sondages : une censure absurde
Quarante-huit heures au lieu d'une semaine : vouée au ridicule à l'heure d'Internet, la loi interdisant la publication de sondages juste avant les élections va être modifiée. Mais au lieu d'un replâtrage hâtif réduisant le délai, pourquoi, tout simplement, ne pas supprimer une loi absurde, inefficace et d'une rare hypocrisie ?
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Economie et sécurité au coeur d''un scrutin incertain
Pour combler son retard dans le domaine économique et social, Jacques Chirac devra faire oublier les mauvais souvenirs laissés dans l''opinion par les deux premières années de son septennat. Lionel Jospin doit surmonter un déficit de crédibilité personnelle sur le terrain des fonctions régaliennes, celles sans doute sur lesquelles devra se construire le personnage du candidat.
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Arlette Laguiller
Arlette Laguiller se présente pour la cinquième fois consécutive à l'élection présidentielle. S'appuyant sur une popularité exceptionnelle pour une personnalité d'extrême gauche, elle tentera cette fois de faire mieux qu'en 1995 (5,3%), et peut-être de devancer le candidat communiste Robert Hue au soir du premier tour. Cette hypothèse n'est en tout cas pas à exclure au vue des dernières intentions de vote mesurées par Ipsos.
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LE BAROMETRE DE L'ACTION POLITIQUE - Troisième partie - Intentions de vote présidentielle
Les chiffres et résultats complets du sondage.
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Chirac / Jospin
Sur ce point, toutes les enquêtes d’intentions de vote publiées par les instituts de sondages français sont concordantes. A moins d’un coup de théâtre, on se dirige tout droit vers un duel Jospin-Chirac au second tour. L’issue de ce face à face est en revanche plus qu’incertaine. Jospin a pris l’avantage sur le plan de la personnalité – on lui fait davantage confiance, on le juge plus honnête, plus crédible que le chef de l’Etat. Son bilan est jugé bon, mais les Français sont une majorité à considérer que cela n’a pas réellement d’importance. Chirac de son côté paraît dans l’opinion plus à même de combattre l’insécurité, devenue devant le chômage la première préoccupation des Français. Pour l’heure, les deux têtes de l’exécutif sont au coude à coude dans les intentions de vote second tour.
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Charles Pasqua, presque hors jeu
Pour la première fois de sa longue carrière politique, Charles Pasque se porte candidat à la magistrature suprême. Les intentions de vote mesurées en sa faveur ne laissent guère de doutes sur se chances. Jamais le fondateur du RPF n’a dépassé les 3% d’intentions de vote exprimées dans les enquêtes Ipsos depuis sa déclaration de candidature en janvier dernier (la dernière mesure du 22 février est à 1,5%). L’ancien ministre de l’Intérieur doit en plus composer avec une impopularité qu'il n'avait encore jamais. Deux Français sur trois, et plus de la moitié des sympathisants de droite portent un jugement défavorable sur son action. Son solde de popularité est aujourd’hui largement négatif dans toutes les catégories d’âges, de revenus, et socioprofessionnelles.
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Le vote Le Pen : la réaction d'une France exaspérée
Lors du premier tour de l'élection présidentielle, les 4 804 713 électeurs qui ont choisi de voter Jean-Marie Le Pen ne sont pas tous des sympathisants d'extrême droite ou du Front national. L'analyse détaillée de l'électorat frontiste indique qu'il est très semblable à celui de 1995, tout en se renforçant et en se diversifiant dans sa composition.
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Robert Hue
Avec en moyenne 6% d’intentions de vote premier tour, l’hypothèse que le candidat communiste soit le 21 avril devancé par Arlette Laguiller n’est pas à exclure. En terme de popularité, Robert Hue ne séduit véritablement aucune catégorie de la population. Son solde de popularité est aujourd’hui négatif dans toutes les catégories socioprofessionnelles et dans toutes les catégories de revenu. Même les sympathisants de gauche (EG-PC-PS) sont relativement sévères, 40% d'entre eux émettant à son égard un jugement défavorable (contre 51% de bonnes opinions). Son score actuel dans les intentions de vote, autour de 6%, reste de plus de deux points inférieur à son résultat de 1995 (8,6%).
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Alain Madelin
Crédité de 4% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, la candidature du président de Démocratie Libérale n'a jamais été en mesure de troubler le jeu politique. Sa popularité s’est dégradée depuis son entrée en campagne sur l'ensemble de la population, mais s'est redressée chez les sympathisants de droite. Au niveau des catégories socioprofessionnelles, Alain Madelin ne conserve aujourd’hui un solde de popularité positif que chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise et chez les agriculteurs.