Sport : quelles sont les nouvelles pratiques des Français ?

A l’occasion de la nouvelle édition du salon Body Fitness, qui aura lieu du 20 au 22 mars 2015, Reed Expositions et Ipsos / Sopra Steria font un point sur les nouvelles pratiques sportives des Français. Quel est le niveau de pratique du body fitness en France aujourd’hui ? Qu’en est-il des autres sports ? Les salles de sport ont-elles la cote ? Y a-t-il un âge au-delà duquel on considère qu’il n’est plus possible de faire du sport ? Au-delà des différentes pratiques, les activités sportives sont-elles un bon moyen de faire des rencontres ? Les nouvelles technologies viennent-elles bouleverser la manière dont on pratique un sport ?  

Auteur(s)

  • Etienne Mercier Directeur Opinion et Santé - Public Affairs
  • Alice Tétaz Directrice d'études, Public Affairs
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LE BODY-FITNESS, UNE PRATIQUE QUI NE SE DEMENT PAS

Une majorité de Français déclare pratiquer une activité physique ou sportive. 30% font de la musculation, du fitness ou de la gymnastique d’entretien. Chez ces derniers, une majorité exerce également un autre sport : 18%, contre 12% qui pratiquent exclusivement le fitness.

Le fitness attire davantage les femmes (32%) que les hommes (26%) et se pratique à tout âge : si les jeunes sont un peu plus nombreux à s’y adonner (35% des moins de 35 ans), les plus âgés ne sont pas en reste (27% des 65 ans et plus déclarent faire du body-fitness ou de la gymnastique d’entretien).

Ces résultats sont dans la lignée de ceux observés par le passé, signe que la pratique de ce sport ne se dément pas et continue de séduire près d’un Français sur trois.

Le lieu privilégié pour pratiquer la musculation, le fitness ou la gymnastique d’entretien est le domicile (54%). C’est sans doute une raison de son succès, puisqu’il peut se pratiquer facilement chez soi. Vient ensuite la salle de sport, que 47% de ceux qui font du fitness fréquentent, tandis que 21% vont en extérieur. La salle de sport attire davantage les femmes, tandis que les hommes privilégient leur domicile, sans doute parce qu’ils pratiquent davantage la musculation.

Les raisons de se rendre en salle de sport sont multiples, mais c’est surtout l’ambiance et la motivation qui lui sont associées qui séduisent les adeptes du body-fitness : 40% estiment en effet que c’est plus facile de se motiver à plusieurs et 36% que c’est plus convivial. Les conseils et les cours qui y sont dispensés sont décisifs pour 36%, les équipements pour 31%.

A l’inverse, ceux qui délaissent la salle de sport évoquent avant tout son prix, trop élevé pour 67%, et le fait que ce n’est pas pratique (36%), notamment en raison des horaires contraignants. 17% n’aiment pas l’ambiance des salles de sport, 15% n’en ont pas trouvé près de chez eux (notamment dans les petites villes ou les espaces ruraux), et 8% se disent gênés par le regard des autres.

LES SPORTIFS S'ADONNENT A LEUR ACTIVITE AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE

Le body-fitness n’est bien-sûr pas le seul sport pratiqué par les Français : une part non négligeable d’entre eux a testé au cours de l’année passée un sport individuel, de la marche à pied sportive, de la course à pied ou un sport collectif.

Quand on considère l’ensemble des personnes pratiquant un sport, quel qu’il soit, la quasi-totalité pratique leur activité au moins une fois par semaine (89%, et même 96% de ceux qui font du fitness). Parmi eux, 11% font du sport tous les jours ou presque (17% de ceux qui font du fitness), et 45% en font plusieurs fois par semaine (52% de ceux qui font du fitness).

Le budget mensuel consacré à leur activité est de 20 euros ou moins pour une large majorité des sportifs (65%) et de 40 euros ou moins pour la quasi-totalité d’entre eux (87%). Le budget ne varie pas pour ceux qui pratiquent le fitness (40 euros ou moins pour 86% d’entre eux). Les personnes qui dépensent plus de 40€ par mois sont minoritaires (13%). Il s’agit de montants déclarés, tous les sportifs n’ayant pas forcément conscience du budget réel qu’ils dépensent pour leur activité.

La santé (66%) et l’entretien de son corps (64%) sont les deux raisons principales évoquées par les sportifs pour justifier leur pratique, loin devant toutes les autres. La santé est même une raison de faire du sport pour 81% des 65 ans et plus, tandis que l’entretien de son corps est évoqué par 74% de ceux qui font du fitness, et 73% des 25-34 ans. Notons que seuls 12% des sportifs souhaitent avant tout relever un défi ou se dépasser (18% des hommes), tandis que 22% le font pour perdre du poids (27% des femmes).

LE SPORT : L'OCCASION DE VOIR SES AMIS ET DE S'EN FAIRE DE NOUVEAUX !

La convivialité du sport évoquée par les Français qui fréquentent les salles ou les clubs est confirmée par l’ensemble des sportifs : pour 60% d’entre eux, le sport a déjà été l’occasion de faire une sortie entre amis, notamment parmi les plus jeunes (71% des 15-24 ans). 55% d’entre eux se sont même déjà fait des amis dans un contexte sportif, et 52% ont déjà rencontré des gens de leur quartier ou de leur ville par ce biais.

Au-delà des rencontres qu’ils ont pu faire, 42% des sportifs pensent même appartenir ou avoir appartenu à une communauté grâce à la pratique de leur activité. Enfin, de manière plus anecdotique, le sport a été l’occasion de développer ou d’entretenir leur réseau professionnel pour 10% des sportifs (14% des cadres) et de faire une rencontre amoureuse pour 8% d’entre eux ! Plus que la moyenne, 18% des sportifs de 25 à 34 ans auraient même déjà rencontré quelqu’un grâce au sport... !

FAIRE DU SPORT APRES 70 ANS : PAS UN PROBLEME POUR LES FRANCAIS

Interrogés sur l’âge maximum jusqu’auquel on peut faire du sport, les deux-tiers des Français (66%) répondent qu’on peut en faire après 70 ans ! L’âge moyen cité est de 79 ans. 34% d’entre eux affirment même que l’on peut faire du sport après 80 ans, et pour 16%, on peut faire du sport tout sa vie : jusqu’à 99 ans !

Dans l’esprit des interviewés, il n’y a donc pas d’âge pour faire du sport, et les plus âgés auraient tort de s’en priver.

D’ailleurs, pour 77% des Français, pratiquer une activité physique ou sportive après 70 ans présente plus de bénéfices que de risques. Les principaux intéressés sont encore plus de cet avis : 80% des personnes qui ont plus de 65 ans considèrent que l’on a plus à y gagner qu’à y perdre.

23% pensent le contraire : pour ces derniers, cela présente plus de risques que de bénéfices.

 À noter que les sportifs vantent, plus que la moyenne, les vertus du sport après 70 ans : il est plus bénéfique que risqué pour 82% d’entre eux.

LA TECHNOLOGIE S'IMMISCE PETIT A PETIT DANS LE MONDE DES SPORTIFS

Face au développement de la technique au service du sport, une population française de plus en plus connectée, et l’omniprésence des Français sur les réseaux sociaux, qu’en est-il réellement des liens entre sport et technologie ?

Pour trouver des informations et des conseils sur la forme ou le bien-être, 44% des sportifs ont déjà fait des recherches sur Internet et 24% ont même déjà téléchargé des applications sur leur mobile.

Au-delà de la simple recherche de conseils, un sportif sur cinq (19%) – et même 28% des 25-34 ans – a déjà utilisé des objets connectés pour l’accompagner dans sa pratique sportive.

Le sport à domicile se développe également grâce à la technologie et à Internet : alors que plus d’un tiers des sportifs (34%) a déjà fait du sport à la maison en suivant des exercices sur vidéo, à la télévision ou sur une console de jeux, certains ont même déjà eu recours à des cours de sport sur Internet : gratuits pour 14%, payants pour 5%.

Enfin, Internet et les réseaux sociaux deviennent le terrain de jeu de certains sportifs : 15% d’entre eux ont déjà posté une photo ou une vidéo d’eux ou de leurs amis faisant du sport, 13% ont déjà commenté et partagé leurs résultats sportifs sur Internet, 10% ont déjà rejoint des groupes consacrés au sport sur les réseaux sociaux et 9% ont déjà utilisé Internet pour trouver des partenaires pour faire du sport.

Fiche technique :
Enquête Ipsos / Sopra Steria réalisée sur un échantillon national représentatif de 995 Français âgés de 15 ans et plus, interrogés par Internet du 19 au 26 janvier 2015.

Auteur(s)

  • Etienne Mercier Directeur Opinion et Santé - Public Affairs
  • Alice Tétaz Directrice d'études, Public Affairs

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