À dix mois du scrutin, l'élection présidentielle de 2027 s’annonce comme l'une des plus imprévisibles de la Ve République. Dans cette note pour la Fondation Jean-Jaurès, Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice du pôle Société d'Ipsos bva explore les forces de fond et les signaux faibles qui s'apprêtent à dicter l'agenda politique. Entre l'exigence de souveraineté, les transformations du travail face à l'intelligence artificielle et le besoin vital de cohésion nationale, elle décrypte les arbitrages cruciaux qui feront basculer le choix des Français.
Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, la liste UMP-UDI-MoDem conduite par Gaël Perdriaux arrive en tête avec 36,3% devant la liste PS-PC-PRG du du maire sortant Maurice Vincent, à 31,6%.
Elue dans un scrutin serré en 2008 (51,8% des suffrages au second tour), Marie-Josée Roig ne se représentait pas en 2014. La percée du FN dans la cité des Papes crée une configuration de second tour qui pourrait faire perdre la ville à la droite.
Profitant des divisions de la droite et d’un climat national favorable, Adeline Hazan avait fait basculer en 2008 ce bastion ancré à droite depuis plus de trente ans. Les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point, LCP/Public Sénat montrent que le scrutin reste très indécis au soir du premier tour.
Le maire sortant Jean-Paul Fournier (UMP), qui avait ravi la ville au PCF en 2001, et avait été réélu en 2008 avec 54,3% des voix au second tour, brigue un troisième mandat.
Dirigée par le PCF de 1971 à 1989, Amiens a ensuite été détenue par le centre-droit de 1989 à 2008 (Gilles de Robien et Brigitte Fouré). Elle avait basculé à gauche en 2008, le candidat PS Gilles Demailly créant la surprise en l'emportant largement au second tour (56,2%). Amiens fait partie des villes de plus de 100 000 habitants pouvant changer de camp lors de ces élections municipales.
Après plus de 50 ans de règne de la famille Alduy (père et fils) sur Perpignan, Jean-Paul Alduy, réélu en 2009 (le scrutin 2008 avait été invalidé avec l'affaire des bulletins cachés dans les chaussettes d'un Président de bureau de vote), a passé la main quelques mois plus tard à son premier adjoint, Jean-Marc Pujol. Les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat montrent qu’il devrait être en capacité de conserver la ville à droite, malgré la forte progression du FN.
Maire depuis 1989, Bernard Poignant avait laissé sa place en 2001, pour une victoire de la droite. A nouveau tête de liste en 2008, il l'emportait avec 55,7% des voix en triangulaire face à une liste UMP (32,1%) et une liste Modem (12,2%). Selon les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat, cette configuration de second tour pourrait se reproduire dimanche prochain.
Raymond Couderc (UMP), maire de Béziers depuis 1995 et élu dès le premier tour en 2001 et 2008, a préféré ne pas se représenter pour un quatrième mandat et passer la main au député Elie Aboud, son ancien premier adjoint. Les estimations Ipsos/Steria des résultats du premier tour réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat montrent que ce passage de flambeau sera loin d’être une formalité.
Devancé de seulement 342 voix par la candidate socialiste en 2008, François Bayrou est reparti à la bataille, avec cette fois le soutien de l'UMP. Les estimations Ipsos/Steria réalisées pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat montrent qu'il est cette fois bien placé pour l'emporter dimanche prochain.