À dix mois du scrutin, l'élection présidentielle de 2027 s’annonce comme l'une des plus imprévisibles de la Ve République. Dans cette note pour la Fondation Jean-Jaurès, Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice du pôle Société d'Ipsos bva explore les forces de fond et les signaux faibles qui s'apprêtent à dicter l'agenda politique. Entre l'exigence de souveraineté, les transformations du travail face à l'intelligence artificielle et le besoin vital de cohésion nationale, elle décrypte les arbitrages cruciaux qui feront basculer le choix des Français.
L'estimation Ipsos/Steria réalisée pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat dévoile un niveau d'abstention au premier tour des élections municipales 2014 qui s'élève à 39,5%. Le précédent record enregistré au premier tour en 2008 (33,5%) est largement battu.
Dimanche, jour du 1er tour des élections municipales 2014, nous serons présents à l’antenne de nos médias partenaires pour commenter, décrypter et analyser le temps fort de l’année politique française.
Les élections municipales sont par nature un scrutin complexe, qui entrelace des dynamiques nationales et des réalités locales toujours puissantes. C’est donc aussi, selon la grille d’analyse mobilisée, un scrutin particulièrement propice à une bataille d’interprétation des résultats, quels que ce soient ces résultats. Que peut-on d’ores et déjà dire sur la base des enquêtes réalisées et comment lire rationnellement ce qui sortira des urnes dimanche soir, avant que les acteurs politiques ne s’en emparent ?
L’issue du scrutin est fort incertaine à Strasbourg, droite et gauche étant au coude à coude dans les intentions de vote selon l’enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Alsace.
Profitant des divisions de la droite et d’un climat national favorable, Adeline Hazan avait fait basculer en 2008 ce bastion ancré à droite depuis plus de trente ans. Même si rien n’est définitivement joué, elle pourrait conserver sa mairie, à la faveur d’une triangulaire. L’enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Champagne Ardenne lui donne en effet un léger avantage à quelques jours du premier tour.
Après une histoire électorale mouvementée (révocation de Gérard Dalongeville pour détournement de fonds publics, démission de son successeur, Daniel Duquenne, suite à un accident vasculaire cérébral), Hénin-Beaumont est dirigée depuis mai 2010 par Eugène Binaisse, qui mène la liste d’union PS-EELV-PC. Elle fait partie des villes gagnables par le FN lors des élections municipales, depuis que Marine le Pen y a obtenu plus de 55% des voix lors du second tour de l’élection législative de juin 2012. A quelques jours du premier tour, l’enquête Ipsos/Steria, réalisée pour France 3 Nord-Pas de Calais et France Bleu Nord révèle que le FN est bien placé pour gagner son pari et aborde désormais le scrutin en position de favori.
A la veille du premier tour des élections municipales, les Français se montrent dubitatifs quant à l’action possible du Maire sur leur pouvoir d’achat : seuls 34% considèrent en effet qu’il peut dans le cadre de son action avoir une influence positive sur celui-ci.
Dirigée par le PCF de 1971 à 1989 puis par le centre-droit de 1989 à 2008 (Gilles de Robien et Brigitte Fouré), la ville bascule à gauche en 2008. Le candidat PS Gilles Demailly crée la surprise en l'emportant assez largement au second tour (56,2%). L'enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Picardie et le Courrier picard pressent un scrutin 2014 beaucoup plus équilibré.
L'enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Haute-Normandie et France Bleu Haute-Normandie montre que le maire sortant socialiste Yvon Robert, en poste depuis l'entrée de Valérie Fourneyron au gouvernement en 2012, est bien placé pour obtenir un nouveau mandat.