La sensibilisation à la santé rénale s’améliore
Toronto, Canada, le 3 septembre 2026 – Si la sensibilisation aux maladies rénales a connu une nette amélioration au cours des dernières années, d’importantes lacunes subsistent en matière de connaissances, selon un nouveau sondage mené pour le compte de la Fondation canadienne du rein. La moitié des Canadiens (50 %, soit une amélioration de 5 points par rapport à 2024) disent ne rien savoir des maladies rénales. Presque autant (47 %, soit une amélioration de 5 points par rapport à 2024) demeurent incertains quant à leur risque – une proportion comparable à celle de 2022 (48 %). Ces résultats démontrent des défis persistants quant à la compréhension du public des maladies rénales, de leurs facteurs de risque et de leurs effets, et ce, malgré les progrès réalisés.
Les connaissances s’améliorent, mais elles demeurent limitées
Bien que les connaissances demeurent faibles, on observe des améliorations par rapport aux années précédentes. La moitié des Canadiens (50 %) disent ne rien savoir des maladies rénales, ce qui représente une amélioration par rapport à 55 % en 2024. Malgré ces progrès, les connaissances demeurent particulièrement limitées chez les populations plus âgées, puisque les baby-boomers (60 %) ont beaucoup plus tendance que les membres des générations Z (46 %), Y (42 %) et X (49 %) à déclarer ne rien savoir sur les maladies rénales. Parallèlement, 23 % des Canadiens (+2 par rapport à 2024) disent connaître personnellement une personne atteinte d’une maladie rénale.
Plus particulièrement, les connaissances des hommes se sont améliorées au fil du temps alors que la proportion déclarant un manque de connaissances est passée de 67 % en 2022 à 57 % en 2024 et se rapproche de 52 % en 2026.
La fonction rénale de base est comprise, mais les connaissances détaillées demeurent limitéesLes Canadiens comprennent la fonction rénale en général, mais leurs connaissances manquent de profondeur et de précision. Dans l’ensemble, la plupart ont une certaine connaissance de la fonction rénale; 63 % indiquent correctement que les reins filtrent ou éliminent les toxines du sang. Lorsqu’on leur pose des questions sur les maladies rénales, 5 % mentionnent des causes possibles, ce qui met en évidence une lacune importante sur le plan des connaissances fondamentales. La connaissance des indicateurs de maladie rénale est également limitée, 17 % des Canadiens mentionnant des signes tels que des lésions rénales ou une diminution de la fonction rénale (8 %). Une personne sur dix (10 %) sait qu’il s’agit d’un problème grave ou potentiellement mortel; 2 % mentionnent précisément l’insuffisance rénale et 3 % parlent de calculs rénaux.
La compréhension du public de l’évolution des maladies rénales demeure floue
Les Canadiens montrent un degré d’incertitude considérable quant à l’évolution des maladies rénales et aux réalités du traitement. Moins de quatre sur dix (38 %, soit 5 points de moins qu’en 2024) croient qu’il n’existe pas de remède contre les maladies rénales, et cette perception grimpe à 48 % chez les membres de la génération X. Parallèlement, 44 % (+2 par rapport à 2024, comparativement à 43 % en 2022) disent ne pas savoir s’il existe un remède. Une proportion plus faible de personnes (18 %) croit qu’il existe un remède, et cette croyance est plus répandue chez les jeunes Canadiens, puisqu’elle s’élève à 24 % et 21 % chez les membres des générations Z et Y, respectivement, comparativement à 10 % chez les membres de la génération X et à 16 % chez les baby-boomers. Les connaissances sur la prise en charge de la maladie rénale demeurent également limitées, puisque 10 % mentionnent un traitement. Les femmes (15 %) ont beaucoup plus tendance que les hommes (6 %) à parler de traitements comme la dialyse, et seulement 4 % des Canadiens indiquent qu’une maladie rénale peut nécessiter une greffe.
La perception du risque personnel demeure faible malgré une incertitude généralisée
Il existe un net décalage entre la connaissance et le risque personnel perçu de développer une maladie rénale. Seulement un Canadien sur 10 (10 %) croit être à risque, alors que près de la moitié (47 %) indiquent ne pas savoir s’ils le sont, ce qui représente une diminution de 5 points par rapport à 2024. Les différences entre les sexes sont évidentes, puisque les hommes (13 %) ont plus tendance que les femmes (8 %) à croire qu’ils sont à risque, et les femmes ont plus tendance à dire qu’elles ne sont pas à risque (46 %, comparativement à 37 % des hommes). Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer l’éducation et l’information communiquée sur les facteurs de risque.
Combler les lacunes en matière de connaissance demeure une priorité nationale
Ensemble, ces résultats révèlent une lacune persistante entre la sensibilisation, la compréhension et l’action en matière de santé rénale au Canada. Bien qu’on observe des améliorations claires dans plusieurs domaines, dont une hausse de la sensibilisation (qui est passé de 55 % à 50 %), des défis importants demeurent. La moitié des Canadiens n’ont toujours pas les connaissances de base, près de la moitié (47 %) demeurent incertains quant à leur risque et seuls 10 % se croient à risque.
Pour améliorer la sensibilisation à la santé rénale et encourager des mesures concrètes dans tout le pays, il sera essentiel de combler ces lacunes au moyen d’une éducation ciblée, d’une meilleure visibilité et d’un engagement régional plus fort.
À propos du sondage
Voilà les résultats d’un sondage Ipsos mené pour le compte de la Fondation canadienne du rein. Le travail de terrain a été mené du 9 mai au 1er juin 2026. Un total de n = 1 001 Canadiens de 18 ans et plus, recrutés par l’entremise du panel d’Ipsos ont répondu au sondage. Des quotas et des pondérations ont été utilisés pour faire en sorte que la composition de l’échantillon reflète celle de la population canadienne selon les paramètres du recensement. Ce sondage comporte un intervalle de crédibilité de +/- 3,8 %, 19 fois sur 20, par rapport aux résultats qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens de 18 ans et plus avaient été sondés.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Sean Simpson
Vice-président principal, Affaires publiques Ipsos
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