9 Français actifs sur 10 souhaitent pouvoir réduire l’impact environnemental de leurs déplacements.

Ipsos publie les résultats d’une enquête, réalisée pour VINCI Autoroutes auprès de 4 000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population active, ayant pour objectif de mieux comprendre comment les modes de déplacement et les attentes des Français vis-à-vis des mobilités ont évolué, et comment leurs comportements pourraient continuer à se modifier à court et moyen termes.

Auteur(s)

  • Etienne Mercier Directeur Opinion et Santé - Public Affairs
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La crise sanitaire a-t-elle accéléré la prise de conscience des impacts environnementaux de leurs mobilités ? Quels sont les modes de déplacement qu’ils utilisent préférentiellement pour leurs trajets du quotidien, et comment souhaiteraient-ils pouvoir se déplacer à l’avenir ? Quelle proportion d’entre eux va-t-elle modifier ses modes de déplacement, et à quelle échéance ? Quels usages seront plébiscités ? Comment les accompagner pour favoriser le développement des mobilités décarbonées ? 
Si près de 9 Français sur 10 ont gardé le même moyen de transport qu’avant la crise sanitaire, la voiture restant largement prédominante, ils affichent désormais une forte volonté de réduire de manière significative l’empreinte carbone liée à leurs déplacements. Plus d’1 actif sur 2 se montre aujourd’hui prêt à franchir le pas en achetant un véhicule électrique d’ici 5 ans. Pour autant, des freins importants doivent encore être levés pour accélérer cette transition écologique.

Les chiffres-clés de l’enquête :

  • 90% des actifs français souhaitent pouvoir réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens.
  • 54% estiment que leurs modes de déplacement ont des impacts négatifs sur le climat de la planète.
  • Près de 9 actifs sur 10 ont gardé le même mode de transport qu’avant la crise sanitaire. Celui-ci reste majoritairement la voiture individuelle (65%).
  • En ce qui concerne les vacances et les week-ends, un quart (24%) déclarent vouloir se déplacer plus fréquemment et 18% plus loin, une fois la crise sanitaire terminée. Ces déplacements se feront d’abord en voiture pour près de 7 actifs sur 10.
  • 55 % des Français qui travaillent se donnent moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement qui polluent moins.
  • Si seulement 4% des actifs déclarent que leur foyer possède un véhicule électrique, 1 personne sur 5 prévoit d’en acheter un d’ici 5 ans (20%) et près d’1 sur 2 déclare vouloir en acheter un ou y réfléchir (48%).
  • 73% pourraient être incités à l’achat d’un véhicule électrique grâce à un bonus à l’achat beaucoup plus important, et 68% par la multiplication des bornes de rechargement.
  • Les actifs français expriment aussi de fortes attentes à l’égard des infrastructures, services et équipements, notamment dans le domaine de l’électrique :
    • 56% souhaitent des vitesses de charge plus rapides ;
    • 38% des tarifs de recharge plus avantageux ;
    • 31% plus de bornes de recharge sur les aires d’autoroute.

La voiture reste le mode de transport privilégié des actifs français

  • 87% des actifs français utilisent actuellement le même mode de transport qu’avant la crise sanitaire, et 91% pour ceux vivant en milieu péri-urbain ou rural. Le recours à la voiture reste privilégié pour se rendre au travail (65 % utilisent la voiture individuelle et 3% pratiquent le covoiturage ou l’autopartage), comme pour partir en vacances ou en week-end (69% déclarent vouloir effectuer ces trajets en voiture ; auxquels se rajoutent les 3% qui disent vouloir recourir au covoiturage ou à l’autopartage).
  • Les sondés anticipent cependant les difficultés qu’ils vont à nouveau rencontrer dans leurs déplacements quotidiens à l’issue de la crise sanitaire. La majorité d’entre eux craignent en effet le retour de la pollution (55%) et des embouteillages (50%). Près de 8 usagers des transports en commun sur 10 appréhendent aussi les niveaux d’affluence post-pandémie (76%).

90% des actifs ont la volonté de réduire l’impact environnemental de leurs déplacements, et plus d’1 sur 2 se donne moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement bas carbone, tels que les véhicules électriques ou hybrides

  • Les actifs français expriment une forte prise de conscience, témoignant du souhait d’agir sur l’empreinte carbone de leurs déplacements quotidiens, puisque 90% d’entre eux souhaitent réduire celle-ci. Parmi eux, 71% considèrent que cela est possible.
  • La majorité d’entre eux estime que leurs modes de déplacement ont des impacts négatifs non seulement sur le climat de la planète (54%) mais aussi sur la qualité de l’air de leur région (50%). Ils expriment d’ailleurs le souhait de changer de comportements à brève échéance : plus d’1 actif sur 2 se donne moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement qui polluent moins (55%) et plus d’1 sur 4 souhaite même y arriver en moins de 2 ans (28%).
  • Pour réduire les impacts environnementaux de leurs déplacements domicile-travail, le choix du véhicule électrique est la solution la plus plébiscitée par les actifs. Pour eux, le plus facile serait d’abord d’acheter un véhicule électrique ou hybride (35 %), juste devant le recours plus fréquent à la marche à pied ou au vélo (34%). Ils citent aussi l’adoption de l’écoconduite (22%) comme étant une solution.
  • De l’envie d’achat à la prise de décision, les intentions tendent à se concrétiser : si seulement 4 % des personnes interrogées déclarent disposer d’une voiture électrique dans leur foyer, près d’1 individu sur 5 a d’ores et déjà prévu d’en acheter une (20%) d’ici 5 ans. Et plus d’1 interviewé sur 4 dit y réfléchir (28%). Au global, 1 actif sur 2 se dit donc intéressé par l’achat d’un véhicule électrique. Par ailleurs, 30 % des actifs interrogés reconnaissent envisager ou réfléchir à l’acquisition d’une voiture qui roule à l’hydrogène. Les véhicules roulant au GPL ou au GNV (gaz naturel) font beaucoup moins l’objet d’une intention d’achat (seulement 6% pour les deux).

Un certain nombre de mesures concrètes seraient susceptibles d’accélérer la transition écologique des mobilités

  • Un certain nombre de mesures sont à même de convaincre les actifs d’acheter un véhicule électrique. Il y a d’abord, fort logiquement, un bonus à l’achat beaucoup plus important (73% disent que cela les inciterait,  dont 34% « certainement »). Mais cette mesure est loin d’être la seule à pouvoir les convaincre. Ainsi plus des deux tiers d’entre eux (68%) déclarent qu’une multiplication des bornes de recharge les inciterait à acheter une voiture électrique (26% disent même que cela les y inciterait « certainement »). De même, 64% estiment qu’une assistance gratuite en cas de panne les y encouragerait (24% « certainement »), tout comme des places gratuites de stationnement pour les véhicules électriques dans leur ville (61%). L’offre de location ou d'achat de véhicule électrique couplée à l'accès à un véhicule thermique pour les longs trajets (54%) constitue également un levier. L'interdiction aux véhicules diesel ou essence de circuler dans les grandes villes jouerait un rôle moins incitatif (49% disent que cela les encouragerait à acheter un véhicule électrique contre 51 % qui disent que ce ne serait pas le cas).
  • Les attentes sont également fortes vis-à-vis des autoroutes – utilisées au moins 1 fois par semaine par plus d’1 actif sur 4 - pour pouvoir y utiliser des moyens de déplacement plus écologiques ; et là aussi un certain nombre de mesures sont susceptibles de les inciter à changer leurs comportements.
    >> S’agissant des bornes de recharge électrique, les Français considèrent qu’il faut proposer en priorité une vitesse de charge plus rapide (56%), mais aussi des tarifs de recharge plus avantageux (38%), disposer de plus de bornes de recharge sur les aires d’autoroute (31%) et d’une application indiquant les bornes de recharge disponibles (25%).
    >> Concernant les mobilités collectives et partagées, la mise en place de lignes d’autocars régulières sur autoroute ou voie rapide, partant d’un parking situé près du domicile est une mesure qui intéresserait presqu’1 actif sur 2 (47%). Beaucoup seraient aussi prêts à utiliser une offre de covoiturage avec des voies réservées sur autoroute ou voie rapide aux heures de pointe (42%). Enfin, 43% souhaitent bénéficier d’une offre de covoiturage régulière leur garantissant une place sur un trajet défini, et avec un temps d’attente faible.

 


Note méthodologique : étude réalisée par Ipsos pour VINCI Autoroutes auprès d’un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population des actifs français âgés de 18 ans et plus. 4 000 personnes interrogées par internet du 25 au 31 mai 2021.

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  • Etienne Mercier Directeur Opinion et Santé - Public Affairs

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