Enquête sur les diasporas africaines de France et les transferts d’argent vers le continent africain

Réalisée à l’été 2020, entre les deux confinements, cette enquête a interrogé les diasporas africaines de France sur leurs liens avec l’Afrique, l’évolution récente de leurs comportements en matière de transferts et leurs perspectives pour l’avenir.

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Migration Policy Institute proposent la définition suivante pour le terme diasporas : « Les émigrants et leur descendance qui vivent hors de leur pays natal ou du pays de leurs parents, sur une base temporaire ou permanente, tout en conservant des liens affectifs et matériels avec leur pays d’origine. »

Il n’existe pas de statistiques officielles sur les diasporas en France (nombre et origine). Les troisièmes générations sont absentes pour l’instant des bases de données INSEE qui ne dénombrent que les immigrés (1ère génération) et les descendants directs d’immigrés (2ème génération). Dans les statistiques officielles, il n’existe pas non plus de chiffres sur la part des diasporas qui transfèrent de l’argent vers leur pays d’origine.

Pour y remédier en partie, l’enquête Ipsos/RMDA financée par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères  a permis d’interroger des migrants (1ère génération) et descendants de migrants (2ème et 3ème générations) d’origine Africaine (Maghreb et Afrique sub-saharienne), s’approchant ainsi un peu plus de la définition de diaspora. Elle a été menée du 23 juillet au 7 août 2020.

L’objectif était d’interroger 500 personnes issues de la diaspora africaine en France dont au moins 75% envoyaient de l’argent, en particulier vers l’Afrique sub-saharienne. Cette surreprésentation des personnes transférant de l’argent permet de disposer d’informations précises sur les envois de fonds en pleine période d’incertitude sur les capacités et difficultés des populations concernées par ces pratiques.

4 principaux enseignements ressortent de l’enquête :

  1. En moyenne chaque personne qui transfère effectue 3 transferts par an pour une somme totale de 1375€ en 2019
  2. Plus le lien avec le pays d’origine est fort, plus les diasporas transfèrent
  3. La digitalisation des transferts de fonds s’accélère avec la crise sanitaire
  4. En cas de baisse de revenus, la diaspora prévoit un ajustement non sur ses transferts mais sur ses dépenses en France

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Auteur(s)

  • Amandine Lama - Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs
    Amandine Lama
    Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs
  • Laurène Boisson
    Chef de groupe, Public Affairs

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