Face à la dette publique, les Français privilégient la baisse des dépenses à la hausse des impôts

Chaque mois, dans le cadre du Baromètre Politique Ipsos-La Tribune, Ipsos interroge les Français sur un sujet d'actualité. Dans un contexte marqué par un déficit record, quelles sont leurs préoccupations économiques et sociales ? Quel regard portent-ils sur la dette et le déficit, et quelles solutions plébiscitent-ils ?

Auteur(s)
  • Pierre Latrille Chef de Groupe, Public Affairs
  • Mathieu Gallard Directeur d'Études, Public Affairs
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Le pouvoir d'achat, première préoccupation économique des Français

Interrogés sur les enjeux économiques et sociaux actuels en France, 22% des Français se déclarent inquiets par la dette et les déficits publics. Cette préoccupation arrive loin derrière la question du pouvoir d’achat (58%), de la protection sociale (42%) et des impôts et des taxes (25%). A noter que la préoccupation pour la dette et les déficits publics est plus présente chez les sympathisants Renaissance-Modem-Horizons (31%) et LR-UDI (45%).

Un peu plus d’un tiers des Français estime que la réduction des déficits et de la dette publique doit être une question prioritaire pour le gouvernement (35%), une opinion davantage partagée les sympathisants Renaissance-Modem-Horizons (41%) et LR-UDI (51%).

Quelles actions pour réduire la dette ?

Interrogés sur les actions politiques à mettre en place pour baisser la dette publique, les Français privilégient la baisse des dépenses à la hausse des impôts. Cependant, cette opinion varie en fonction de l’échelle de réponse. Dans un premier cas de figure, sans précisions, 82% des Français estiment qu’il faut baisser les dépenses publiques et 18% qu’il faut augmenter certains impôts. 

Lorsque l’échelle de réponse est plus spécifique, les Français se montrent plus partagés : 59% jugent qu’il faut surtout baisser les dépenses publiques notamment en matière de santé, d’éducation ou de prestations sociales et 41% qu’il faut surtout augmenter certains impôts, notamment la TVA, la CSG ou l’impôt sur le revenu.

Les choix politiques de certains gouvernements pointés du doigts

Les causes de l’endettement public semblent claires aux yeux des Français. 72% estiment que les choix politiques faits par certains gouvernements sont les principales causes de l’endettement public en France, suivi de loin par le faible dynamisme économique de la France (45%).

Cette perception très critique sur les choix des gouvernements ne signifie pas pour autant que les Français estiment que les partis d’opposition pourraient mieux s’en sortir. Ils jugent majoritairement que les partis politiques d’opposition feraient moins bien que le gouvernement actuel pour baisser le niveau de la dette publique. Les partis situés à gauche sont particulièrement sujets à cette critique : 61% des Français jugent que La France Insoumise ferait moins bien que le gouvernement actuel pour baisser le niveau de la dette publique, 57% partagent la même opinion à l’égard de EELV et 50% vis-à-vis du Parti socialiste. Le Rassemblement national bénéficie d’une opinion négative un peu moins forte (47%) et 32% jugent même que le parti de Marine Le Pen ferait mieux que le gouvernement actuel. Les Républicains se distingue comme le parti pour lequel la proportion de Français qui considèrent qu’il ferait aussi bien que le gouvernement actuel est la plus élevée (43%).

Faut-il réduire le déficit ?

Interrogés sur la réduction du déficit en dessous de 3% du PIB en 2027 souhaitée par le gouvernement, 9 Français sur 10 jugent que cela est souhaitable. Cependant, seuls 19% des Français estiment cet objectif réaliste, un score qui tombe à 11% chez les sympathisants du RN et 12% chez ceux du PS.

Interrogés sur la réduction du déficit en dessous de 3% du PIB en 2027 souhaitée par le gouvernement, 9 Français sur 10 jugent que cela est souhaitable. Cependant, seuls 19% des Français estiment cet objectif réaliste, un score qui tombe à 11% chez les sympathisants du RN et 12% chez ceux du PS.

Découvrez la dernière vague du Baromètre Politique Ipsos-La Tribune


A propos de ce sondage

Enquête menée par Ipsos pour La Tribune Dimanche du 13 au 15 mars 2024 auprès de 1000 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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  • Mathieu Gallard Directeur d'Études, Public Affairs

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