Les gouvernements, l'industrie pharmaceutique et le secteur bancaire considérés plus dignes de confiance qu'il y a 3 ans

Une nouvelle enquête internationale Ipsos montre que les entreprises pharmaceutiques et bancaires voient leur confiance augmenter. Les gouvernements restent le secteur considéré le moins digne de confiance à l'échelle mondiale, malgré une légère hausse.

Les nouvelles données du Global Trustworthiness Monitor d'Ipsos révèlent que les entreprises pharmaceutiques et bancaires ainsi que les gouvernements sont désormais considérés comme plus dignes de confiance qu'il y a trois ans.

A travers les 29 pays étudiés, 31% des répondants jugent les entreprises pharmaceutiques dignes de confiance, contre 25% en 2018. De même, 28% déclarent la même chose des sociétés bancaires (contre 20% en 2018) et 20% de leur gouvernement (contre 14%). Une explication possible de cette amélioration pourrait être la façon dont ces secteurs ont agi au cours de la pandémie de Covid-19.

En comparaison, la confiance accordée aux entreprises technologiques a diminué, passant de 38% à 34%. Toutefois, l'industrie technologique reste la plus digne de confiance parmi les neuf secteurs étudiés.

Un consensus émerge : nous traversons une crise de confiance. Dans la première vague du Global Trustworthiness Monitor, il y a trois ans, Ipsos a remis en question ce point de vue en examinant un large éventail de sources de données et de tendances à travers le monde. Notre principale conclusion était alors qu'au niveau mondial, la confiance dans la plupart des institutions, secteurs et professions est stable depuis très, très longtemps, et que les changements intervenus au cours des 20 dernières années ont été lents et loin d'être spectaculaires. Rien ne permet d'affirmer que cette observation n'est plus d'actualité.

Différences notables entre les pays

Bien qu'ils soient le siège de nombreuses entreprises technologiques de premier plan, les États-Unis sont l'un des rares pays où les personnes interrogées sont plus susceptibles de considérer les entreprises technologiques comme indignes de confiance (29%) que comme dignes de confiance (27%). Le pays affiche le plus fort pourcentage de personnes qui ne sont pas d'accord avec le fait que les entreprises du secteur technologique s'efforcent d'empêcher la diffusion de fausses informations (31%), ce qui peut influencer leur opinion sur la fiabilité du secteur.

Les Chiliens se distinguent par la piètre opinion qu'ils ont des entreprises pharmaceutiques, puisque seulement 12% d'entre eux les estiment dignes de confiance, contre 58 % qui déclarent qu'elles ne sont pas dignes de confiance ; le score le moins favorable de tous les pays mesurés.

Les Chinois sont particulièrement positifs à l'égard des sociétés bancaires, puisque près des deux tiers (63 %) les considèrent comme dignes de confiance, contre seulement un sur dix (11 %) qui les juge indignes de confiance.

Cette nouvelle édition révèle que seulement 14% des Français pensent que le gouvernement tient ses promesses (20% en moyenne mondiale) quand 16% estiment que les médias sont fiables (vs 24%). De manière générale, les Français figurent parmi les opinions publiques les plus défiantes envers la plupart des secteurs étudiés.

La confiance dans les médias

Globalement, les sources d'information les plus fiables pour fournir des informations exactes sur la politique et les affaires courantes sont les formes plus traditionnelles de médias (journaux, radio, télévision), ainsi que les journaux en ligne et les sites Web ou applications d'information, tandis que la confiance dans les autres sources numériques est plus faible. En moyenne, dans les 29 pays étudiés, les médias les plus utilisés sont les journaux/sites d'information en ligne, la télévision et, bien qu'ils soient considérés beaucoup moins fiables, les médias sociaux.


Fiche technique : enquête menée en ligne par Ipsos du 25 juin au 9 juillet auprès de 21 053 personnes âgées de 16-18 à 74 ans dans 29 pays (voir rapport complet)
Les résultats de cette année sont basés sur les 29 pays étudiés tandis que les comparaisons se font sur les 22 pays étudiés lors des 3 précédentes vagues de cette enquête.

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