La ville au féminin

Après avoir dévoilé une enquête sur le bonheur dans la ville en 2013, Lafarge et Ipsos / Sopra Steria publient, à l’occasion de la journée de la femme, les résultats d’une étude inédite portant sur le rapport des femmes à la ville dans 5 grandes villes européennes (Paris, Marseille, Madrid, Varsovie et Cracovie). L’objectif de cette étude est de mieux comprendre le regard des femmes sur leur ville et leurs attentes. Comment vivent les femmes en ville ? Comment s’y sentent-elles ? Quels avantages prêtent-elles à la vie en ville?

Auteur(s)

  • Federico Vacas Directeur Adjoint du département Politique et Opinion - Public Affairs
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« Cette étude montre l’attachement des femmes à la ville, qui est perçue comme un territoire d’opportunités qui facilite la conciliation entre les différents aspects de leur vie. Elle fait également ressortir leurs attentes pour mieux vivre en ville, dont un environnement plus agréable et moins pollué, et des transports encore plus accessibles et plus fluides explique Alexandra Rocca, Directrice générale adjointe Communication, Affaires Publiques et Développement Durable de Lafarge.

« Cette étude est riche d’enseignements ! En premier, les femmes qui vivent dans les grandes agglomérations européennes auxquelles nous nous sommes intéressés aiment leur ville. Elles reconnaissent cependant que la ville peut générer du stress et parfois de l’insécurité. Comment faire alors pour rendre leur vie en  ville encore meilleure ? Les citadines identifient plusieurs solutions : plusieurs petits centres répartis en différents points de la ville plutôt qu’un centre-ville unique par exemple. Elles estiment aussi – et les hommes partagent cette opinion – que les villes leur seraient mieux adaptées si elles étaient davantage associées à leur conception et à leur gestion », analyse Federico Vacas, Directeur adjoint du Département Politique et Opinion chez Ipsos.

LES FEMMES AIMENT LA VILLE, ENCORE PLUS QUE LES HOMMES

Près de 9 femmes sur 10 (89%) aiment la ville en général, soit un peu plus que les hommes (84%).

C’est parce qu’elles sont sur tous les fronts et affichent un emploi du temps surchargé entre leur travail, leurs enfants, les tâches ménagères, et les loisirs que les citadines aiment les aspects pratiques de la ville tels que l’accès aux services de santé (94%), trouver un travail (92%), l’accès à l’administration et aux banques (90%) ainsi qu’aux établissements scolaires (78%).

L’aspect pratique de la ville et la grande proximité des services sont ce que les Françaises apprécient le plus (pour 69% des Parisiennes et 78% des Marseillaises). Nos concitoyennes européennes privilégient davantage l’accès aux loisirs et la diversité des activités en ville, aspects les plus attrayants pour trois quarts des Madrilènes et plus de 60% des habitantes de Varsovie et Cracovie.

La liberté de se déplacer (49%) et l’accès facilité à l’emploi (41%) viennent ensuite dans les avantages de la ville tels que perçus par les citadines.

LES VILLES SYNONYMES D’OPPORTUNITES,  DE LIBERTE ET D’EPANOUISSEMENT POUR LES CITADINES

La ville est perçue comme une terre d’opportunités professionnelles, encore plus pour les femmes (95%) que pour les hommes (90%).

Près de 9 personnes sur 10 (84%) sont convaincues que la ville est plus propice à l’épanouissement des femmes que la campagne. Par exemple, les citadines estiment que la ville leur offre davantage d’opportunités professionnelles que la campagne, d’épanouissement intellectuel, de loisirs, d’émancipation et de liberté et de convivialité.

Cette perception varie d’une ville à l’autre, les Parisiennes mettant plus particulièrement l’accent sur l’émancipation et la liberté offertes par leur ville (86% contre 78% dans l’ensemble) alors qu’en Pologne, c’est la convivialité qui est mise en avant (79% à Varsovie, 83% à Cracovie).

MAIS LES CITADINES COURENT APRES LE TEMPS

Interrogées sur leur rapport au temps, il ressort que les citadines manquent de temps. En moyenne, sur les cinq villes interrogées, les femmes reconnaissent manquer de 3 heures et 14 minutes pour pouvoir faire tout ce qu’elles désirent (contre 2 heures et 47 minutes pour les hommes). Cela est encore plus vrai pour les femmes de moins de 35 ans ou les femmes qui ont des enfants, qui auraient besoin, respectivement, de 3h58 et 3h54 de plus chaque jour.

Le temps passé dans les transports pèse fortement sur ce ressenti puisqu’une citadine passe en moyenne 1 heure et 24 minutes chaque jour dans les transports.

STRESS ET INSECURITE, LES DEUX PRINCIPAUX DESAGREMENTS DES VILLES

L’image globalement positive de la ville est nuancée par des éléments caractéristiques de la vie urbaine : les femmes ayant une vision négative de la ville justifient leur désamour en citant l’insécurité, le stress et la pollution.

Ainsi, pour 79% des citadines la ville évoque davantage le stress que la détente. Cette perception est plus marquée à Marseille (85%) et à Madrid (87%).

Par ailleurs, la ville est perçue comme un lieu moins sûr qu’ailleurs. Ainsi, se promener seule la nuit est la seule chose que les femmes ne sentent pas libres de faire comme les hommes. Pour 80% des citadines, cela est plus facile pour un homme que pour une femme.

LES CITADINES ONT DE NOMBREUSES ATTENTES A L’EGARD DE LA VILLE

Si la ville est un lieu où globalement les femmes se sentent bien, elles estiment que celle-ci pourrait être mieux adaptée à leur quotidien. Près de 4 femmes sur 5 estiment par exemple que les villes seraient mieux adaptées à leur vie si elles étaient davantage associées à leur conception et à leur gestion.

Les femmes des cinq villes interrogées ont également des avis clairs sur les solutions envisageables pour améliorer leur vie en ville, parmi lesquelles un environnement moins pollué et un réseau de transports plus accessible. Hommes et femmes évoquent ensuite des solutions d’amélioration autour des loisirs, des logements ou encore concernant l’esthétique de la ville qui peuvent aussi être des facteurs d’amélioration de leur quotidien en ville.

Dans leur recherche d’un bon équilibre entre leur vie professionnelle et familiale, les citadines se prononcent nettement en faveur de villes conçues avec plusieurs petits centres plutôt qu’avec un centre-ville unique (74% contre 26%).

Fiche technique :
L’étude porte sur un échantillon global de 3 015 répondants, représentatif de la population de chacune des cinq agglomérations en termes de sexe, d’âge (18 ans et plus) et de répartition géographique. Les interviews ont été réalisées du  9 au 16 février 2015. 602 personnes ont été interrogées à Paris et à Varsovie, 603 à Marseille, 604 à Madrid et Cracovie.

Focus sur les cinq villes étudiées (Paris, Marseille, Madrid, Varsovie et Cracovie) disponibles sur demande.

Auteur(s)

  • Federico Vacas Directeur Adjoint du département Politique et Opinion - Public Affairs

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