Élu 47ème président des États-Unis le 5 novembre 2024, Donald Trump entamera officiellement son second mandat le 20 janvier. A cette occasion, une enquête Ipsos-CESI École d'Ingénieurs pour La Tribune Dimanche a étudié la perception des Français vis-à-vis du nouveau locataire de la Maison Blanche et les conséquences de son retour au pouvoir sur la situation dans le monde, en Europe et en France.
Il y a un an, Ipsos et la Fondation VINCI Autoroutes mettaient en place le Baromètre européen de la conduite responsable afin de contribuer à la lutte contre l’insécurité routière en incitant les conducteurs européens à rouler « autrement » et être les acteurs de leur propre sécurité et celle des autres. En ce début d’année, l’annonce de la hausse du nombre de victimes de la violence routière en France doit inciter à s’interroger sur la diffusion de comportements dangereux sur la route. Quels sont les pratiques à risque qui progressent ? Et celles qui reculent ? Les Européens prennent-ils conscience des dangers de l’hypovigilance ? Et de manière générale, leurs sentiments à l’égard de la violence routière ont-ils évolués ? Les Européens se montrent-ils plus fatalistes ? Ou au contraire convaincus qu’il existe des solutions ?
Coordinateur national, le Centre de données socio-politiques (1) (CDSP) de Sciences Po Paris et du CNRS a confié la réalisation de la 7ème édition de l’enquête European Social Survey (2) (ESS) à l’équipe des « Grandes Enquêtes » d’Ipsos.La collecte de l’enquête ESS est réalisée par Ipsos du 10 novembre 2014 au 15 janvier 2015 au domicile des personnes interrogées, auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 individus âgés de 15 ans et plus, résidant en France métropolitaine. Un peu de patience… les résultats seront disponibles d’ici un à deux ans.
A l’occasion des élections européennes, Ipsos se réjouit d’avoir pu fournir le dispositif le plus complet d’estimations des résultats à ses partenaires de France Télévisions, Radio France, LCP/Public Sénat, France 24 et Le Point.
Avec plus de 25% des suffrages selon l’estimation Ipsos/Steria réalisée pour France Télévisions, Radio France, Le Point, LCP/Public Sénat et France 24, le FN arrive en tête des élections européennes ce dimanche. Il enregistre une progression près de 20 points par rapport à 2009 (6,34%) et devrait obtenir entre 23 et 25 sièges (contre 3 sur la précédente législature). Le score du FN est le plus important jamais réalisé par ce parti lors d’une élection européenne (le record de 11,7% en 1989 est largement battu) et plus largement le plus important jamais réalisé dans une élection nationale depuis sa création. Le FN est en tête dans 5 des 7 circonscriptions métropolitaines, l'UMP le devançant en Ile-de-France et dans l'Ouest.
Abstention socialement et politiquement différenciée, sociologie du vote FN, poids des enjeux européens, opinions et attentes à l’égard de l’UE et du gouvernement, le sondage Ipsos/Steria réalisé pour France Télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point et LCP/Public Sénat et France 24 décrypte le vote des Français aux élections européennes de mai 2014. Depuis le référendum sur le traité de Maastricht, les enjeux européens ont toujours profondément clivé l’opinion publique, entre des couches supérieures (diplômés, cadres, hauts revenus…) traditionnellement plutôt europhiles et des couches populaires et modestes (chômeurs, ouvriers, personnes peu diplômés, bas revenus…) profondément eurosceptiques. Ce dernier scrutin n’échappe pas à la règle et reste marqué par ce clivage social fondamental, les couches populaires ayant par exemple massivement choisi l’abstention et le vote FN ce dimanche.
Avec l’Ouest, l’Ile de France est la seule circonscription où le FN n’est pas premier. La liste UMP d’Alain Lamassoure arrive en effet en tête avec plus de 21% des suffrages et obtient 4 sièges. La liste FN est en deuxième position avec près de 18% des voix et emporte entre 3 et 4 sièges. La liste PS obtient un peu plus de 14% des voix (3 sièges). La liste UDI-Modem de Marielle de Sarnez talonne le PS avec près de 12% (2 sièges). La liste EELV dépasse les 9% et gagne un à deux sièges, le dernier siège revenant au Front de gauche (6,7%).
Avec l’Ile-de_France, l’Ouest est la seule circonscription métropolitaine où le FN n’arrive pas en tête. Avec près de 19% des voix (et 2 sièges), la liste FN est devancée d’une courte tête par la liste UMP (19,3% et 2 à 3 sièges). Le Parti socialiste obtient un peu moins de 16% et 2 sièges. La liste UDI-Modem menée par Jean Arthuis est mesurée à 13% et peut obtenir entre un et deux sièges. A 10,3%, la liste EELV emporte le dernier siège restant dans cette circonscription. On relèvera que liste issue du mouvement des bonnets rouges, conduite par Christian Troadec, recueille près de 3% des voix sur ce territoire.
La liste FN conduite par Marine Le Pen arrive largement en tête avec plus de 32% des suffrages et devrait ainsi obtenir de 4 à 5 sièges. Loin derrière, la liste UMP est à près de 18% et emporte deux sièges. La liste PS (12%), la liste UDI-Modem (10%) et la liste EELV (7%) obtiennent chacune un siège. Autour de 6%, la liste Front de Gauche n’est pas assurée de conserver le siège conquis en 2009.