Vaut-il mieux être un homme ou une femme ?

À l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Ipsos a voulu en savoir plus sur la perception des femmes par les opinions publiques mondiales grâce à son outil exclusif Global Advisor qui permet aussi de confronter le point de vue des femmes et des hommes.

Sans ambiguïté, un homme pour 52% des Français, contre… 7% qui pensent qu’il vaut mieux être une femme.

Ce chiffre jette une lumière crue sur l’inconscient collectif et la vision de l’égalité homme – femme.

D’un côté, de nombreuses lois sont destinées à donner aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes, comme le droit de vote en 1944, la possibilité de travailler sans autorisation du mari en 1965, l’autorité parentale conjointe en 1970, la Loi Veil en 1975, l’égalité salariale en 2006, la Loi relative au harcèlement sexuel en 2012, sans oublier la première Loi sur la parité politique de 2000.

De l’autre, les disparités salariales, les violences et les crimes, les faits divers sordides occupent l’actualité et donnent le sentiment que les femmes sont d’éternelles mineures, victimes de discriminations, n’ayant finalement ni les mêmes libertés, ni les mêmes protections que les hommes.

Seuls 7% des Français pensent qu'il vaut mieux être une femme

De nombreuses responsabilités leur semblent interdites ou peu naturelles, 10% des Français ne sont pas à l’aise avec l’idée que leur manager soit une femme.

Elles semblent avoir assez de droits, 27% considérant qu’on en a déjà fait assez comme ça pour les femmes en France.

Leur situation ne semble pas s’être améliorée dans des proportions significatives, 33% seulement affirment qu’elles vivent mieux que la génération précédente.

Seulement 33% des Françaises affirment qu'elles vivent mieux que la génération précédente

C’est peut-être ce dernier chiffre qui est le plus impressionnant. Les modes de vie, les valeurs, l’accès des femmes à certains métiers (armée, police, magistrature, etc.) peuvent donner l’impression que nous vivons dans une société moderne. En réalité, tout semble encore conditionné par un jeu de rôles où pouvoir, réussite, sécurité restent des référents masculins enviables mais exceptionnels pour les femmes, par des lois qui se succèdent lentement et s’appliquent encore plus lentement, par un progrès trop peu partagé.

Fiche technique : enquête Ipsos Global Advisor menée du 21 décembre 2018 au 4 janvier 2019 auprès de 18 800 personnes âgées de 16 à 64 ans dans 27 pays.

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

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