Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche - Mars 2026
Les faits marquants de la vague de mars
Ce mois de mars 2026 a été marqué par une séquence internationale particulièrement importante suite au début du conflit en Iran. Dans ce contexte particulier la côte de popularité d’Emmanuel Macron progresse légèrement, fort d’une réorientation visible sur ces sujets internationaux et sur la dissuasion nucléaire. Celle du locataire de Matignon reste inchangée.
Cotes de popularité d'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu
Cote de popularité d'Emmanuel Macron
Positionné récemment sur les enjeux internationaux et après son discours sur la doctrine nucléaire française, Emmanuel Macron s’inscrit dans une dynamique relativement positive : 22% de popularité (+2 points en un mois).
Ce gain de popularité s’observe surtout auprès des sympathisants écologistes (22% d’opinions favorables, +7 points), sympathisants PS (25%, +10 points) et sympathisants du bloc central (77%, +17 points). Près de trois quarts des Français ont cependant toujours une mauvaise opinion de son action en tant que président (74%, -1 point).
Cote de popularité de Sébastien Lecornu
Le premier ministre, Sébastien Lecornu bénéficie d'une côte de popularité plutôt stable : 25% d’opinions favorables (-1 point) et 61% d’opinions défavorables.
Les ministres les plus appréciés du Gouvernement
Parmi les ministres du gouvernement, ceux qui sont jugés les meilleurs sont Gérald Darmanin (41%), suivi de Laurent Nunez (26%), bien loin devant les autres membres du gouvernement.
Qui pour succéder à Emmanuel Macron en 2027 ?
À un an de l’élection présidentielle de 2027, les deux potentiels candidats du Rassemblement National sont en tête des personnalités dont l’accession à l'Élysée susciterait le plus de satisfaction : 35% des Français seraient satisfait en cas d’accession pour Jordan Bardella et 33% pour Marine Le Pen. Marion Maréchal complète le podium (24% en seraient satisfaits). La moitié de Français seraient cependant mécontents si l’une de ces personnalités accédait à la présidence.
Au centre, Gérald Darmanin, Gabriel Attal et Edouard Philippe obtiennent respectivement 22%, 21% et 20% de satisfaction en cas d’accession à la présidence.
À gauche, François Hollande (17% de satisfaction), François Ruffin (16%) et Raphaël Glucksmann (16%) sont dans un mouchoir de poche.
Les personnalités de la France Insoumise et du RN suscitent un fort rejet pour l’élection présidentielle
La projection d’une victoire du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027 évoque essentiellement des émotions négatives : 37% des Français citent la peur (+1 point en un an), 36% de l’inquiétude (-4 points) et 34% de la honte (+5 points). Un Français sur dix cite cependant l’espoir (11%).
Pour les personnalités du RN, les sentiments évoqués en cas de victoire à l’élection présidentielle sont plus divers, mais aussi essentiellement négatifs. Pour Marine Le Pen, cette hypothèse suscite de l’inquiétude pour 29% de Français (-1 point en un an), de la honte (24%, +3 points). 22% ressentiraient cependant de l’espoir et 19% de la satisfaction à l’idée d’une potentielle victoire.
Chez son dauphin Jordan Bardella, l’inquiétude ressentie est plus mesurée (27%), et le sentiment d’espoir plus marqué (25%), tandis que 22% évoquent la peur et la honte à cette idée et 18% la satisfaction.
Les préoccupations des Français : l'inquiétude pour les crises internationales bondit de 10 points
Le pouvoir d’achat reste la principale préoccupation des Français (46% s’en préoccupent, + 3 points en un mois), suivi de l’avenir du système social (39%, +1 point). L’inquiétude pour les crises internationales bondit ce mois-ci (33%, + 10 points) suite au début de la guerre en Iran. En quatrième position, l’inquiétude vis-à-vis du niveau de la délinquance baisse de 4 points (29%).
Une vision pessimiste du contexte économique
Le début d’année est aussi marqué par une morosité économique généralisée : 82 % se déclarent pessimistes quant à la conjoncture mondiale (+1 point par rapport à octobre dernier), 88 % concernant la situation économique nationale, et 66 % s'agissant de leur propre situation économique. Ces niveaux de pessimisme sont partagés chez les partisans de tout le spectre politique. Seule nuance : l'optimisme relatif à sa situation personnelle s'avère plus important parmi les sympathisants du bloc présidentiel (52 %) que dans l'ensemble de la population (34 %).
La perception du futur économique est encore plus défaitiste : 79% des Français anticipent une détérioration de la dette publique, et 76% une érosion du pouvoir d’achat. 72% d’entre eux s’inquiètent du futur du niveau de la fiscalité, 69% de l’emploi et 67% de l’inflation.
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A propos de ce sondage
Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche menée du 11 au 12 mars 2026 auprès de 1000 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.