Réforme de la facturation électronique | Entreprises | Gestion
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Réforme de la facturation électronique : quel bilan pour les entreprises ?

Quelques semaines après son entrée en vigueur, la réforme de la facturation électronique dresse un premier bilan contrasté. La quatrième vague du Baromètre de la facturation électronique menée par Ipsos bva pour Kolecto révèle que si 86 % des entreprises sont d'ores et déjà équipées pour recevoir leurs factures via une plateforme, la maîtrise globale du dispositif recule et une forte impréparation demeure face à l'échéance du e-reporting prévue pour 2027. Entre attachement au rôle central de l'expert-comptable, prudence mesurée face à l'intelligence artificielle et exigence massive de souveraineté des données, découvrez comment les dirigeants s'adaptent à cette mutation administrative.

Une bascule opérationnelle réussie et des craintes dissipées

Quelques semaines après l’entrée en application de la réforme de la facturation électronique, les entreprises françaises apparaissent globalement engagées dans la transition, mais leur maîtrise de la réforme reste encore largement imparfaite. Seuls 31 % des dirigeants déclarent savoir parfaitement ce qu’elle contient. Ce niveau est en retrait par rapport à 2025 (39 %). La précédente mesure ayant été réalisée un an avant la mise en place de la réforme, le fait que les entreprises y soient aujourd’hui directement confrontées peut expliquer ce recul du sentiment de bonne connaissance.

Pour autant, le sentiment d’information progresse nettement sur les différentes dimensions de la réforme : 85 % s’estiment bien informés sur l’enregistrement de leur entreprise auprès de l’administration et 81 % sur le calendrier précis de mise en œuvre. Le e-reporting reste toutefois moins bien maîtrisé, avec seulement 59 % de dirigeants se disant bien informés à son sujet.

Sur le plan opérationnel, la bascule semble avoir été largement anticipée : 86 % des entreprises sont déjà en capacité de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, même si, pour une partie d’entre elles (44 %), le dispositif n’a pas encore été réellement testé.

Surtout, les difficultés redoutées avant la réforme se matérialisent pour l’instant beaucoup moins qu’anticipé. Le principal problème rencontré concerne l’impréparation de certains clients ou fournisseurs (34 %), devant les coûts de mise en place (25 %), les difficultés d’utilisation des plateformes et les problèmes informatiques (21 % chacun). Les incidents de cybersécurité demeurent très minoritaires (5 %).

Le e-reporting de 2027 : le prochain grand défi des dirigeants

Le prochain défi se situe clairement du côté du e-reporting prévu pour septembre 2027 : 52 % des entreprises ne sont pas encore préparées, dont 22 % ne savent pas précisément ce qu’elles devront mettre en place et 10 % n’en avaient jamais entendu parler.

La réforme conserve par ailleurs une image majoritairement positive, mais son soutien s’érode progressivement : 54 % des entreprises la considèrent aujourd’hui comme une bonne chose, contre 59 % en 2025 et 69 % en 2024. Les entreprises de 50 salariés et plus se montrent nettement plus positives que les plus petites.

L’expert-comptable s’impose comme la clé de voûte de la transition

Dans ce nouvel environnement, l’expert-comptable conserve un rôle central : dans 39 % des entreprises, c’est principalement lui qui accompagne et guide sur la facturation électronique, tandis que 32 % travaillent conjointement avec lui. Pour l’avenir, les dirigeants attendent à la fois la continuité de sa mission traditionnelle de production comptable (68 %) et davantage de conseil dans les décisions de gestion (61 %).

Les attentes vis-à-vis des banques restent davantage centrées sur leur cœur de métier : 69 % attendent en priorité qu’elles continuent à financer l’entreprise et sécuriser les paiements, devant l’anticipation de la trésorerie et la détection des fraudes ou impayés.

Outils de pilotage et IA : un besoin d’automatisation sous contrôle

La perspective d’un outil unique reliant l’entreprise, son expert-comptable et sa banque ne séduit toutefois qu’une minorité, avec 32 % de dirigeants intéressés. En revanche, les bénéfices attendus des nouveaux outils potentiels sont clairement identifiés : aide à la décision (52 %), anticipation des difficultés de trésorerie (47 %) et suppression de la saisie manuelle des factures (41 %).

Enfin, l’intelligence artificielle suscite davantage de curiosité que de rejet, mais les dirigeants souhaitent conserver la maîtrise de leurs décisions : 56 % se déclarent enthousiastes ou intéressés mais prudents face à l’IA, tandis que son utilisation comme aide à la décision reste minoritaire.

Souveraineté : un plébiscite absolu pour le stockage des données en France

Un dernier enseignement ressort avec une force particulière : la souveraineté des données constitue une attente quasi consensuelle. 96 % des entreprises souhaitent que leurs données de facturation soient stockées en France, et 88 % considèrent que l’entreprise éditant leur plateforme devrait être détenue par des actionnaires français.

Découvrez le dossier complet sur kolecto.fr

À propos de Kolecto

KolectoKolecto a été créé au sein de la Fabrique by CA, pour aider les dirigeants de TPE/PME et leurs collaborateurs à reprendre le contrôle de leurs finances et de leur temps. 

Kolecto soutient les équipes en charge des finances dans l’accélération du traitement et de la dématérialisation des factures clients et fournisseurs via une collecte automatique, un classement intelligent, la visibilité en temps réel de leur situation financière ainsi que la mise en paiement. 

Fondée en 2022 et dirigée par Neila Choukri, Kolecto entend remettre de l’humain dans la facturation et la gestion administrative des PME françaises pour leur permettre de mieux gérer leur quotidien, tout en étant en conformité avec les réglementations et normes en vigueur. 

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À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva pour Kolecto menée du 1er au 18 septembre 2026 auprès de 503 dirigeants d’entreprises, directeurs administratif et financier, gérants ou personne en charge de la facturation. Méthodologie complète disponible dans le rapport d’étude.

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