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Hyper-connexion : 64 % des Français se déclarent prêts à s’imposer une pause numérique

Ipsos, l’une des principales sociétés mondiales d’études de marché et son partenaire CESI école d’ingénieurs dévoilent les résultats de leur enquête « Les Français et la pause numérique ». Alors que l’Assemblée nationale examine le 26 janvier 2026 le projet de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la « pause numérique » s’impose comme une tendance forte : connue de 76 % des Français, elle a déjà été expérimentée par près d’une personne sur cinq (19 %). Les personnes l'ayant expérimentée rapportent des effets positifs tangibles : qualité de vie améliorée (82 %), bien-être psychologique renforcé (71 %), meilleur sommeil (70 %) et relations sociales enrichies (60 %).

Un concept largement connu mais encore peu pratiqué

Si le terme de « pause numérique » est désormais familier pour une large majorité de Français avec plus de sept Français sur 10 (76 %), son expérimentation réelle reste relative :

  • Près d'un Français sur cinq (19%) affirme connaître la pause numérique avoir déjà tenté l'expérience, une proportion supérieure chez les 18-34 ans avec 24% d’entre-eux.
  • 57 % en ont entendu parler sans jamais franchir le pas.  
  • 24% des Français affirment n’avoir jamais entendu parler de pause numérique.

Près de un Français sur trois ayant fait une pause numérique l’a fait pendant une semaine ou plus (31%). 

Le numérique est bien ancré dans le quotidien des Français et cela s’en ressent, en effet pour les Français ayant fait une pause numérique, une large majorité de Français (69%) ne l’a fait durant quelques jours.

Cependant, près d’un Français sur trois (31%) affirme avoir réalisé une pause numérique d’une semaine ou plus. 

Des bénéfices concrets sur la santé et la vie sociale 

L'étude souligne l'impact extrêmement positif ressenti par les pratiquants de la déconnexion. Les Français ayant réalisé une pause numérique indiquent que celle-ci améliore significativement plusieurs aspects de leur quotidien :

  • Qualité du temps libre et des loisirs : 82 %  déclarent un impact positif.
  • Bien-être psychologique : 71 % des Français ayant réalisé une pause numérique notent une amélioration de leur santé mentale (réduction du stress et de l'anxiété).
  • Qualité du sommeil : 70 % jugent positif l'effet de la déconnexion.
  • Vie familiale et sociale : 60 % des répondants constatent un effet bénéfique sur leurs interactions et leur vie de couple.

Réseaux sociaux : la cible prioritaire des Français 

Face à l'envie de déconnecter, tous les écrans ne sont pas logés à la même enseigne. Les Français se disant prêts à faire une pause numérique identifient les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, etc.) comme le levier principal, avec 73 % des répondants se déclarant prêts à réduire leur usage sur ces plateformes. Les autres usages que les Français sont prêts à limiter incluent :

  • La consultation de l’actualité (41 %).
  • Le streaming vidéo (Netflix, YouTube) (36 %).
  • Les jeux vidéo (35 %).
  • Les e-mails professionnels en dehors des heures de travail (24 %). 

Plus de deux Français sur trois (64%) se déclarent être prêt à participer à une pause numérique en janvier en parallèle ou à la place du Dry January

La volonté des Français de pause numérique prend différentes formes selon les personnes, une volonté plus forte chez les 18-34 ans et montre que ce phénomène est bien présent dans la société française :  

Les 64 % de Français souhaitant participer se répartissent ainsi :  

  • 29 % privilégient une approche informelle sans outil spécifique.
  • 18 % optent pour une pause partielle (comme un jour sans écran par semaine), une proportion plus forte chez les 18-34 ans avec 23% d’entre-eux.
  • 16 % envisagent de s'imposer un limiteur de temps d'écran strict de moins de deux heures par jour, avec une proportion supérieure pour les 18-34 ans avec 22%.
  • Enfin, 36 % des Français ne sont pas prêts à participer à une pause numérique.  

Rapport complet


A propos de cette enquête : 

Enquête Ipsos bva-CESI école d'ingénieurs menée du 9 au 12 janvier 2026 via l’omnibus Ipsos.Digital. L'enquête a interrogé un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 75 ans, constitué selon la méthode des quotas.

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