Présidentielle 2027 : Marine Le Pen conserve une avance nette dans les intentions de vote
Marine Le Pen largement en tête et portée par un socle électoral fidèle
Cette enquête confirme tout d’abord la position très dominante de Marine Le Pen, qui ne pâtit guère de sa situation judiciaire.
Dans l’ensemble des configurations testées, la candidate du Rassemblement National recueillerait entre 34% et 36% des intentions de vote, soit un niveau largement supérieur à celui de tous ses concurrents. Elle peut compter sur une grande fidélité de son électorat de 2022 qui se reporterait à nouveau sur elle (+90% dans toutes les hypothèses).
Bloc central : Édouard Philippe devance Gabriel Attal pour la seconde place
Derrière Marine Le Pen, Edouard Philippe est la personnalité la mieux placée du bloc central. Il obtiendrait entre 14,5% et 16,5% des intentions de vote s’il était en concurrence avec Gabriel Attal (qui serait lui crédité de 7,5% à 8,5 % des voix). Si le maire du Havre était le seul candidat issu de son camp, son score serait sensiblement plus élevé (entre 19% et 22,5%) et il arriverait en 2ème position, quand Gabriel Attal, dans la même configuration, n’obtiendrait que 14% à 15,5% des voix et serait devancé par Jean-Luc Mélenchon. Si les deux anciens Premier ministres d’Emmanuel Macron étaient tous deux candidats, la qualification au deuxième tour serait très disputée avec le leader de la France insoumise.
Gauche : Jean-Luc Mélenchon progresse, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure à la peine
À gauche, Jean-Luc Mélenchon s’affirme comme la figure la plus solide électoralement. Selon les hypothèses de candidature, il recueillerait entre 15% et 17% des intentions de vote et son score progresse depuis le mois de mai (+2 points dans les hypothèses comparables). En revanche, il ne parvient pas aujourd’hui à reconstituer son socle électoral de 2022 : seule une petite majorité de ses électeurs de 2022 ont aujourd’hui l’intention de voter pour lui (davantage si Olivier Faure était candidat plutôt que Raphaël Glucksmann).
Malgré l’officialisation de sa candidature, Raphaël Glucksmann n’enregistre pas de dynamique. Il est crédité de 11,5% à 14% des intentions de vote selon les configurations, soit à peine mieux qu’en mai dernier. Olivier Faure, qui venait juste d’annoncer sa candidature à la primaire avant l’enquête, obtiendrait un score nettement inférieur, compris entre 4,5% et 5,5% des suffrages selon les hypothèses.
Droite : Bruno Retailleau en repli dans les intentions de vote
À droite, Bruno Retailleau recueillerait entre 6% et 10% des intentions de vote et connaît une dynamique à la baisse par rapport au mois de mai.
Image des candidats : un sentiment d'inquiétude prédominant chez les Français
Aujourd’hui, aucun candidat n’apparait comme une figure rassurante aux yeux des Français. C’est Marine Le Pen qui obtient le meilleur score sur cet indicateur en rassurant 40% des Français, devant Edouard Philippe (36%). Elle demeure néanmoins une personnalité clivante : elle inquiète encore « beaucoup » un Français sur deux (48%) et notamment 23% des sympathisant LR/UDI. Mais c’est Jean-Luc Mélenchon qui inquiète « beaucoup » la plus grande proportion de Français (71%), y compris auprès d’une partie des sympathisants de gauche (57% des personnes proches du PS et 40% des personnes proches des Ecologistes).
Rapport complet
À propos de ce sondage
Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour Le Parisien menée du 31 août au 2 septembre 2026 auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.