1 Français sur 5 souhaite tenter l’aventure de l’entrepreneuriat

A l’occasion du lancement de la deuxième édition des Trophées #LetsgoFrance, le cabinet PwC et Ipsos ont mené une enquête exclusive pour comprendre le rapport des Français à l’entrepreneuriat. Envisagent-ils de créer leur entreprise ? Quelles sont leurs craintes ? Qu’est-ce-qui les motive ? Les résultats sont dévoilés aujourd’hui par l’équipe #LetsgoFrance.

Une envie d’entreprendre motivée avant tout par une volonté d’indépendance

Interrogé sur son envie d’entreprendre, 1 Français sur 5 déclare envisager de créer sa propre entreprise ou se lancer à son compte (20%). Parmi eux, 7% y pensent sérieusement et ont déjà bien avancé sur ce qu’ils souhaitaient mettre en place.
Lorsqu’on les questionne sur leurs motivations, les Français placent en tête la volonté d’indépendance (67%), juste devant l’organisation de leur temps de travail comme ils le souhaitent (59%). L’argument matériel, « mieux gagner sa vie » n’arrive quant à lui qu’en troisième position, au même niveau que l’idée de « faire de sa passion un métier » (51%). Cette volonté d’entreprendre reste donc avant tout basée sur des valeurs, le statut étant moins lié à des aspects financiers.
Concernant les qualités requises pour se lancer dans l’entrepreneuriat, les Français estiment qu’il faut avoir le goût du risque (91%), une idée innovante (69%) et qu’il vaut mieux être jeune (52%). Pour se lancer, les Français ont aussi besoin de différents outils et compétences. En effet, à la question liée aux « besoins » lorsqu’on crée sa propre entreprise, ils sont 69% à mentionner le financement, 44% une formation/des compétences adaptées, 32% le réseau et 25% des conseils d’experts.
« Grâce au digital le monde d’aujourd’hui est plus ouvert, nous avons tous accès à la connaissance, les opportunités sont donc multiples. Chacun peut entreprendre, il n’est pas nécessaire d’être technologue pour entreprendre. Le digital est partout mais ce n’est qu’un moyen, l’humain reste au centre et c’est bien l’Humain qui fera la différence. » note Bernard Gainnier, président de PwC France et engagé dans les réussites françaises et l’égalité des chances.

Peur de l’échec et lourdeur administrative citées comme principaux freins

Malgré leur envie d’entreprendre, 37% des Français seulement estiment que la période est favorable à la création d’entreprise, et 2 Français sur 5 pensent qu’il est facile de créer son entreprise en France (40%). Une tendance que l’on retrouve dans une moindre mesure chez ceux qui pensent sérieusement à créer leur propre entreprise : 47% pour le premier item et 53% pour le second.
Interrogés sur leurs craintes, les Français placent en tête le manque de financement (68%), la peur de l’échec (62%) et l’ampleur des tâches administratives (62%). En 4e position figure le manque de soutien des pouvoirs publics (43%), suivi par la charge de travail (37%).
Enfin, les résultats du sondage révèlent la persistance de certaines idées reçues chez les Français. Par exemple, 81% pensent que la plupart des entreprises qui se créent ferment au bout de 5 ans, et 69% estiment que, après un premier échec, il est plus difficile de se relancer. Ces chiffres illustrent le décalage entre la perception et la réalité.
« Considérer que si l’on se trompe, on ne se relèvera jamais est une idée reçue. Il faut faire évoluer les mentalités : valoriser la prise de risque et donc reconnaitre le droit à l’échec, car l’échec est même nécessaire ! Il est de la responsabilité des entreprises de soutenir cette évolution culturelle à travers la formation, les incubateurs et le mentoring. Il faut aider les entrepreneurs de demain à franchir le cap et passer de l’envie à la réalisation. » commente Bernard Gainnier.

Fiche technique :
Enquête réalisée par internet du 21 au 25 septembre 2018 auprès d’un échantillon de 1076 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables de sexe, d’âge, de profession, de catégorie d’agglomération et de région de résidence de la personne interrogée.

Auteur(s)

  • Etienne Mercier
    Etienne Mercier
    Directeur du département Public Affairs Santé

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