60% des citoyens du monde considère que les écarts de richesse sont la forme la plus grave d'inégalité dans leur pays

En partenariat avec le Policy Institute du Kings College de Londres, Ipsos a voulu identifier quelles inégalités étaient jugées les plus insupportables à l’échelle mondiale. Réalisée dans vingt-huit pays du 23 Décembre 2020 au 8 Janvier 2021, l’enquête montre que pour 60% des citoyens du monde, les écarts de richesse représente la forme la plus grave d'inégalité dans leur pays.

Les inégalités entre les zones plus et moins défavorisées viennent en deuxième position, 42% déclarant que les inégalités géographiques sont l'une des formes les plus graves d'inégalités dans leur pays. Trois sur dix pensent que les inégalités entre les sexes et les inégalités raciales / ethniques sont parmi les plus graves. A l’échelle mondiale, les plus réactifs aux inégalités raciales / ethniques ou entre hommes et femmes sont les moins de 35 ans.

En France, le classement des inégalités place en tête les écarts de revenus :

Inégalité

France

Monde

  1. De revenus

63%

60%

  1. Entre hommes et femmes 

39%

31%

  1. Géographique

36%

42%

  1. De santé et durée de vie

31%

31%

  1. Raciale / ethnique

30%

29%

  1. Entre générations

19%

24%

  1. D’accès à l’éducation des enfants

19%

32%

 

L’écart entre l’inégalité jugée la moins supportable et les six autres montre à quel point la question de la rémunération est cruciale en France, alors que reviennent souvent dans l’actualité les sujets des « parachutes dorés » et des « privilégiés », du « salaire médian » et des disparités de revenus entre secteurs privés et publics.

Dans le seul pays du monde (avec Haïti) qui a inscrit « Egalité » dans sa devise nationale, rien d’étonnant que la rémunération cristallise toutes les tensions.

 


 

Fiche technique : Etude menée sur la plateforme Global Advisor d’Ipsos auprès de 23 004 adultes entre 18 et 74 ans dans 28 pays, du 23 décembre 2020 au 8 janvier 2021.

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    À l'occasion du Mondial de l'Auto, la nouvelle enquête Ipsos bva souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.