Étude internationale Ipsos bva pour Sephora : L’impact de la discrimination liée à l'apparence
Les résultats montrent à quel point la haine liée à l’apparence est répandue et combien elle pèse sur la vie quotidienne. Sept adultes sur dix ont déjà subi, au cours de leur vie, une forme de discrimination ou de jugement en raison de leur apparence. Ce chiffre grimpe nettement chez les jeunes adultes : 85 % des 18-24 ans sont concernés.
Ces expériences pèsent sur la manière de vivre et de s’exprimer : parmi les personnes concernées, 76 % déclarent avoir restreint leur quotidien d’au moins une façon, notamment en évitant :
- certaines personnes ou certains groupes (55 %) ;
- des situations où elles risquaient d’être regardées (45 %) ;
- certains lieux (45 %) ;
- des événements sociaux (39 %).
Plus d’un tiers (34 %) disent avoir modifié leur comportement.
Interrogés sur ce qui motive le jugement et l’exclusion liés à l’apparence, les répondants citent un large éventail de facteurs. En tête viennent la morphologie, le poids ou la taille (37 %), la couleur de peau, l’ethnicité ou l’origine (35 %) et l’orientation sexuelle (29 %). Les réseaux sociaux sont perçus comme un amplificateur : 82 % estiment qu’ils ont rendu ces situations plus fréquentes. Mais l’essentiel se joue hors ligne : près de 90 % des jugements et exclusions liés à l’apparence s’y produisent.
« La beauté a le pouvoir d’aider chaque personne à exprimer qui elle est et à s’affirmer avec confiance. Pourtant, l’apparence est encore trop souvent source de jugement ou d’exclusion. En tant que leader mondial de la beauté, nous avons la responsabilité de contribuer à faire évoluer notre société d’une culture du jugement vers une culture de l’acceptation et de la bienveillance », explique Deborah Yeh, Global Chief Marketing Officer de Sephora. « C’est avec humilité que nous lançons Project Hearts Not Hate. Notre ambition est de mettre ce sujet en lumière, de donner à nos équipes et aux communautés les moyens de réagir, et de bâtir un monde plus inclusif. Ce n’est que le début d’un long chemin, que nous parcourons en restant à l’écoute, en apprenant et en nous adaptant, pour apporter un soutien concret partout où nous sommes présents. »
« Cette étude offre un regard inédit et international sur un phénomène aux multiples visages. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement l’ampleur de ces expériences, mais leur influence sur les comportements du quotidien : les lieux que l’on fréquente, ce que l’on ressent et la liberté d’être soi-même. L’étude révèle aussi un net décalage entre la prise de conscience du problème et la capacité à réagir et à soutenir », déclare Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice Générale de la division Society d’Ipsos bva.
L’étude Ipsos bva met en lumière les spécificités de la haine liée à l’apparence en France :
- 82 % des Français estiment que les situations de jugement, de moquerie ou d’exclusion liées à l’apparence sont répandues.
- 88 % estiment que ces situations peuvent générer du stress ou de l’anxiété.
- 65 % associent ces expériences à une perte de confiance en soi.
- 80 % estiment qu’elles peuvent entraîner de la honte ou de l’humiliation.
- 80 % considèrent qu’il est nécessaire d’agir davantage pour lutter contre ces situations.
Formation Sephora H.E.A.R.T.S.
L’étude confirme ce décalage : plus de la moitié des personnes interrogées (57 %) ont déjà été témoins d’une situation où quelqu’un était jugé, harcelé ou exclu en raison de son apparence. Or, 81 % reconnaissent qu’on ne sait souvent pas comment réagir. Combler cet écart est l’une des ambitions centrales de Project Hearts Not Hate, d’autant que trois quarts des répondants considèrent que les marques de beauté ont un rôle particulier à jouer, du fait de leur influence sur les standards de beauté, la représentation et la communication.
Sephora a ainsi confié à Right To Be, association internationale de lutte contre la haine et le harcèlement, la conception de sa formation « Sephora H.E.A.R.T.S. ».
Développée exclusivement pour Sephora, cette méthode complète apprend à prévenir ces situations, à intervenir et à accompagner ensuite la personne visée. Dès 2027, Right To Be la déploiera dans les différents marchés, afin de donner aux collaborateurs de Sephora et aux communautés locales des outils pour mieux comprendre la haine liée à l’apparence, à agir lorsqu’ils en sont témoins et soutenir les personnes qui la subissent.
Pour marquer le lancement de Project Hearts Not Hate, Sephora se mobilisera à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale : les 9 et 10 octobre, l’enseigne² fera un don³ à Right To Be ou, selon les pays, à des associations locales qui soutiennent les personnes les plus exposées à la haine liée à l’apparence.
À propos de Sephora
Née en 1969 à Limoges et membre du groupe LVMH depuis 1997, Sephora est la première enseigne mondiale de distribution de beauté prestige. Forte d’équipes passionnées réunissant 55 000 personnes dans 37 marchés, Sephora met en relation sa clientèle et les marques au sein de la communauté beauté la plus dynamique et la plus reconnue au monde. Une communauté très engagée de plusieurs centaines de millions d’adeptes de beauté la retrouve dans son réseau omnicanal de plus de 3 400 magasins et flagships emblématiques, ainsi que sur ses plateformes e-commerce et digitales.
À propos de l'enquête
20 001 personnes (femmes et hommes) âgées de 18 ans et plus ont été interrogées en ligne du 12 au 31 août 2026 en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, en France, au Mexique, à Singapour, aux Émirats arabes unis, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Chaque échantillon national est représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.