L'Islam et la société française

A la demande de Nilaya Productions et dans le cadre de la réalisation du documentaire « Nous, Français musulmans » de Romain Icard diffusé sur Arte, Ipsos a réalisé une grande enquête auprès des Français afin de mieux cerner leurs aspirations individuelles, la place qu’ils accordent à la famille, aux amis, au travail, mais aussi à la nation, à la laïcité et à la religion.

Sur l’ensemble de ces sujets, Ipsos a prêté une attention particulière à la manière dont les Français se considérant musulmans se positionnaient. L’objectif était de cerner les points de divergence éventuels avec le reste de la population (et notamment avec les Français athées ou ayant un rapport très distancié avec la religion), mais aussi les points de convergence, nombreux, avec l’ensemble de la population française, ou avec certaines de ses sous-populations (par exemple la jeunesse qui partage avec eux certaines interrogations ; les catholiques pratiquants sur l’importance de la religion au quotidien certes, mais aussi sur certaines questions de société).

Cette enquête, au-delà de permettre de situer l’opinion des Français musulmans par rapport à l’ensemble des Français, dresse le portrait d’une population musulmane extrêmement hétérogène, qui si elle se distingue dans l’ensemble par son plus grand conservatisme sur les questions de mœurs et une plus grande place apportée à la religion, ne peut être réduite à un groupe homogène dans ses attitudes et perceptions.

Pour réaliser cette enquête, Ipsos a interrogé par internet un échantillon représentatif de 1004 Français (méthode des quotas), complété par un sur-échantillon de Français musulmans permettant d’obtenir au total les réponses de 513 personnes se considérant comme musulmanes. 

Découvrez le documentaire

Rapport complet


Fiche technique : enquête Ipsos pour Nilaya Productions menée du 18 juillet au 3 août 2017 auprès de 1004 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 513 personnes se considérant comme musulmanes.

Auteur(s)

  • Amandine Lama - Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs
    Amandine Lama
    Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    À l'occasion du Mondial de l'Auto, la nouvelle enquête Ipsos bva souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.