Amiens : gauche et droite au coude à coude, percée de l'extrême-droite

Dirigée par le PCF de 1971 à 1989 puis par le centre-droit de 1989 à 2008 (Gilles de Robien et Brigitte Fouré), la ville bascule à gauche en 2008. Le candidat PS Gilles Demailly crée la surprise en l'emportant assez largement au second tour (56,2%). L'enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Picardie et le Courrier picard pressent un scrutin 2014 beaucoup plus équilibré.

Avec 42% des intentions de vote au premier, la liste d’union de la droite (UDI-UMP-Modem) menée par Brigitte Fouré arrive nettement en tête, devant la liste de gauche (32%) conduite par Thierry Bonté, le maire sortant ne se représentant pas. La liste de gauche accuse un retard de presque 10 points par rapport à son score de premier tour en 2008. Deux listes divers-gauche, créditées au total de 7% d'intentions de vote, et une liste Lutte Ouvrière à 3% viennent toutefois équilibrer le rapport de force gauche-droite (42% contre 42%).

Absente en 2008, à 8% en 2001, l'extrême droite réaliserait cette année une vraie percée, si le niveau d'intentions de vote pour la liste du Front National, 14%, se confirmait le 23 mars. Cela viendrait confirmer les bons scores obtenus par le FN à la présidentielle et aux législatives.

Dans une configuration assez probable de triangulaire au second tour, l'enquête ne permet en revanche pas de dégager de favori. Les listes d'union de la gauche et d'union de la droite sont à égalité parfaite dans les intentions de vote, à 43% chacune, la liste du Front National maintenant son score de premier tour (14%).

La victoire devrait donc se jouer sur le fil, et le projet de tramway, porté par la communauté d'Agglomération Amiens Métropole dont Thierry Bonté est le vice-président aux transports, aura peut-être une influence dans la décision des électeurs : la majorité des habitants (54%) se déclarent en effet opposés au projet, le rejet étant particulièrement important chez les électeurs du premier tour de droite (70%) et du FN (80%). A l’inverse, 39% y sont favorables, notamment chez les électeurs de Thierry Bonté (68%).

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