Le 60ème Super Bowl s’est tenu ce week-end dans un pays sous tension (et conclu par la victoire des Seattlehawks) mais il a su célébrer l’Amérique grâce, notamment, au show conçu autour du rappeur, chanteur, producteur, acteur et catcheur portoricain Benito Antonio Martinez Ocasio aka Bad Bunny. Le spectacle a été suivi en direct par 135 millions de téléspectateurs défiant la contre soirée organisée par les médias conservateurs.
Pour cette 26ème édition, Ipsos ASI France dévoile son Palmarès de la Pub, qui rend hommage aux campagnes de publicité les plus appréciées et qui ont le plus marqué les Français durant l’année 2012.
Le Web vit désormais au diapason de la société comme le montre le contenu du Palmarès Ipsos de la Pub. Cette année, deux prix distincts vont au digital. Un pour récompenser l’excellence d’une communication « brand culture ». L’autre pour saluer une communication de « brand utility ». Agnès Gilbert, Directeur Digital chez Ipsos ASI et Rémy Oudghiri, Directeur du département Tendances & Insights, Ipsos Public Affairs, décryptent pour nous ce palmarès.
À l'heure où le Palmarès Ipsos de la Pub consacre les campagnes TV & affichage préférées des Français, Sylvie Gassmann et Rémy Oudghiri en extraient les grandes tendances. De même que la quête du prix accessible ne prohibe pas l'achat plaisir, ainsi vont la pub et les Français : entre ancrage dans le quotidien et besoin de rêver.
Avec sa C4 métamorphosée en robot dansant, Citroën a résolument marqué la riche histoire de la publicité. En 2006, les Français en ont fait leur spot publicitaire préféré, le classant en tête des suffrages toutes catégories confondues du Palmarès Ipsos de la Pub. Le film réalisé par Neil Blomkamp s'inspire du dessin animé Transformers créé en 1984 et adapté avec succès au cinéma en 2007. On y découvre une Citroën C4 opérant une mue spectaculaire en androïde danseur sur un parking désert. Le spot diffusé dans une quarantaine de pays, est plébiscité. Il obtient un Lion de bronze à Cannes.
15 ans après, la question agite encore les esprits. La réponse fait toujours frémir : « Mais parce queuuuuu arrggh ! » Un décor qui vire du vert au sinistre, un psychopathe hystérique, une bonne dose de kitsch bariolé et d'humour... Voilà de quoi s'attirer les honneurs du Palmarès Ipsos de la Publicité 1997. Le film défile à un rythme d'enfer : un énergumène habillé en bouteille joufflue, qui a sans doute trop abusé des films d'horreur, se met à attaquer une gentille famille dans son Combi VW à coups de tronçonneuse... De quoi donner envie de décapsuler un Orangina Rouge, la boisson à l’orange sanguine et au guarana créée par Orangina en 1996, qui s’impose comme le petit frère corsé de l'original.
Coller deux frêles autos devant un de ces énormes et rutilants camions américains pour l'empêcher de finir au fond d'un ravin, c'est gonflé. Tel est pourtant le scénario imaginé en 1986 par l'agence Publicis. La campagne vise large. Elle doit à la fois servir à rehausser l'image de la marque Renault, rétablir la confiance du public et motiver l'entreprise de l'intérieur. Le film TV inaugure le Palmarès Ipsos de la Pub, en 1987. Le public adore ces téméraires Renault 9 et 11 qui « roulent à l'extraordinaire ».
Tandis que l'Union Européenne prend son envol, le Palmarès Ipsos de la Publicité 1992 s'intéresse à un oiseau mis en cage par Jean-Paul Goude, l'un des réalisateurs les plus singuliers de l'histoire de la pub. Le passereau s'appelle Vanessa Paradis. Cinq ans après son tube Joe le taxi qui lui a valu de s'imposer pendant 11 semaines en tête du Top 50, la chanteuse devient l'égérie de la maison Chanel. Un privilège rare. Surtout quand on est seulement âgé de 20 ans. Lourde charge que de représenter le parfum Coco. Une mission dont l'aérienne et gracile Vanessa en oiseau de Paradis va s'acquitter avec brio, signant l'une des publicités préférées des Français.
Nous vous parlons d’un temps que les moins de 25 ans ne peuvent pas connaître… Et pourtant la figure de Don Patillo, associée à la marque de pâtes Panzani, reste ancrée dans l’imaginaire collectif. Cette icône publicitaire apparaît sur les écrans en 1976. Divine inspiration que celle de Christine Arfeuillère, directrice de création d'Havas, de parodier Don Camillo, le célèbre curé de campagne incarné par Fernandel au cinéma dans les années 50. Vêtu de sa soutane et de son chapeau barette, notre ami est attablé devant un plat de pâtes. Pris en flagrant délit de gourmandise, il se défend : « Seigneur, ce ne sont que quelques pâtes... » « Des pâtes, oui, mais des Panzani ! », rétorque la voix sentencieuse du Créateur. Un des plus fameux slogans de l'histoire de la pub est né.