« En direct d'Ipsos bva » est un programme de webinars sur les questions qui mobilisent l'opinion et le monde de l'entreprise pour vous donner les clefs pour prendre les bonnes décisions.
Difficile de passer à côté… en ce moment, le gros plan est omniprésent dans nos magazines et nos villes : des plans rapprochés de la bouche du rouge Chanel au détail du tissage d’une manchette Dior en passant par la crème d’un Sunday géant en affichage ou presse… Cet été, les détails des objets de luxe et de grande consommation nous envahissent « en gros plan ». La dernière campagne de McDo suscite d’ailleurs bien des réactions, entre adhésion et dénonciation. L’occasion pour le département Advertising, Trends & Insights de revenir sur la rhétorique de l’image dans la publicité et plus globalement sur sa place prédominante dans la société.
Comment dépasser une certaine indifférence des consommateurs et se différencier ? Des voies de renouvellement s’affirment actuellement : le sur-mesure et la personnalisation - qui deviennent des pratiques marketing de plus en plus sophistiquées et des modes de communication qui intéressent aussi les grandes marques du food.
Pour cette 26ème édition, Ipsos ASI France dévoile son Palmarès de la Pub, qui rend hommage aux campagnes de publicité les plus appréciées et qui ont le plus marqué les Français durant l’année 2012.
Le Web vit désormais au diapason de la société comme le montre le contenu du Palmarès Ipsos de la Pub. Cette année, deux prix distincts vont au digital. Un pour récompenser l’excellence d’une communication « brand culture ». L’autre pour saluer une communication de « brand utility ». Agnès Gilbert, Directeur Digital chez Ipsos ASI et Rémy Oudghiri, Directeur du département Tendances & Insights, Ipsos Public Affairs, décryptent pour nous ce palmarès.
À l'heure où le Palmarès Ipsos de la Pub consacre les campagnes TV & affichage préférées des Français, Sylvie Gassmann et Rémy Oudghiri en extraient les grandes tendances. De même que la quête du prix accessible ne prohibe pas l'achat plaisir, ainsi vont la pub et les Français : entre ancrage dans le quotidien et besoin de rêver.
Avec sa C4 métamorphosée en robot dansant, Citroën a résolument marqué la riche histoire de la publicité. En 2006, les Français en ont fait leur spot publicitaire préféré, le classant en tête des suffrages toutes catégories confondues du Palmarès Ipsos de la Pub. Le film réalisé par Neil Blomkamp s'inspire du dessin animé Transformers créé en 1984 et adapté avec succès au cinéma en 2007. On y découvre une Citroën C4 opérant une mue spectaculaire en androïde danseur sur un parking désert. Le spot diffusé dans une quarantaine de pays, est plébiscité. Il obtient un Lion de bronze à Cannes.
15 ans après, la question agite encore les esprits. La réponse fait toujours frémir : « Mais parce queuuuuu arrggh ! » Un décor qui vire du vert au sinistre, un psychopathe hystérique, une bonne dose de kitsch bariolé et d'humour... Voilà de quoi s'attirer les honneurs du Palmarès Ipsos de la Publicité 1997. Le film défile à un rythme d'enfer : un énergumène habillé en bouteille joufflue, qui a sans doute trop abusé des films d'horreur, se met à attaquer une gentille famille dans son Combi VW à coups de tronçonneuse... De quoi donner envie de décapsuler un Orangina Rouge, la boisson à l’orange sanguine et au guarana créée par Orangina en 1996, qui s’impose comme le petit frère corsé de l'original.
Coller deux frêles autos devant un de ces énormes et rutilants camions américains pour l'empêcher de finir au fond d'un ravin, c'est gonflé. Tel est pourtant le scénario imaginé en 1986 par l'agence Publicis. La campagne vise large. Elle doit à la fois servir à rehausser l'image de la marque Renault, rétablir la confiance du public et motiver l'entreprise de l'intérieur. Le film TV inaugure le Palmarès Ipsos de la Pub, en 1987. Le public adore ces téméraires Renault 9 et 11 qui « roulent à l'extraordinaire ».
Tandis que l'Union Européenne prend son envol, le Palmarès Ipsos de la Publicité 1992 s'intéresse à un oiseau mis en cage par Jean-Paul Goude, l'un des réalisateurs les plus singuliers de l'histoire de la pub. Le passereau s'appelle Vanessa Paradis. Cinq ans après son tube Joe le taxi qui lui a valu de s'imposer pendant 11 semaines en tête du Top 50, la chanteuse devient l'égérie de la maison Chanel. Un privilège rare. Surtout quand on est seulement âgé de 20 ans. Lourde charge que de représenter le parfum Coco. Une mission dont l'aérienne et gracile Vanessa en oiseau de Paradis va s'acquitter avec brio, signant l'une des publicités préférées des Français.