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Confiance : 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien entre les individus

Méfiance envers les institutions, polarisation des opinions, délitement du lien social : le débat public dépeint une société qui se replierait sur son cercle intime. Un constat qui ne raconte pourtant qu'une partie de l'histoire, car au même moment, des millions de personnes continuent à coopérer, à partager, et à ouvrir leur logement à des inconnus. De ce paradoxe est né le Baromètre de la confiance HomeExchange, le numéro un mondial de l'échange de maisons, réalisé avec l'institut Ipsos bva : la confiance recule-t-elle vraiment, ou change-t-elle de mécanismes ? Premier constat : l'envie de faire confiance est bien là. Reste à savoir à quelles conditions elle s'exerce, et ce qui se passe quand on passe de l'idée à l'acte.

Faire confiance : une envie réelle, un standard plus exigeant

Pour comprendre ce qui se joue, le baromètre est parti d’une question simple : les Français vont-ils mal, ou est-ce la société qu’ils jugent fragilisée ? Sur le plan personnel, le constat est plutôt rassurant : 76 % se déclarent satisfaits de leur vie et 85 % bien intégrés dans la société.

En revanche, leur regard change dès qu’on élargit le champ : 87 % jugent qu’il est de plus en plus difficile de créer du lien dans la société, et 68 % estiment qu’il est plus difficile de faire confiance qu’il y a dix ans. Le malaise est donc moins individuel que collectif. Pour autant, il n’y a pas de refus massif d’accorder sa confiance : près de deux Français sur trois aimeraient pouvoir faire davantage confiance aux autres (62 %), et 91 % estiment urgent de recréer du lien entre les individus.

Cette envie a toutefois ses conditions : 46 % se disent généralement prudents et préfèrent attendre avant de faire confiance. Une quasi-unanimité (95 %) associe la confiance à des actes et à des preuves, et juge la réciprocité tout aussi essentielle, tandis que 92 % considèrent que tout échange engage moralement les deux parties. La confiance ne se donne pas par défaut, elle se construit : un nouveau standard se dessine, fondé sur la preuve et la réciprocité. Reste à explorer les conditions qui permettent de l’installer, notamment par l’intermédiaire des plateformes.

Quand l’échange crée les conditions de la confiance

Les plateformes d’échange entre particuliers font de ce nouveau standard le fondement de leur fonctionnement. Si pour 69 % des Français, elles restent d’abord des services pratiques, plus de la moitié (54 %) estime qu’elles font plus : elles instaurent de nouvelles règles de confiance entre les gens.

Cette confiance repose d’abord sur des critères tangibles. Seuls 16 % des Français estiment qu’on ne peut pas faire confiance à une personne rencontrée sur une plateforme de mise en relation, et 84 % citent au moins un élément susceptible de la favoriser, comme les avis des autres membres (47 %), la vérification d’identité (43 %) ou la qualité des échanges (40 %).

Mais la confiance se joue aussi dans la relation pure. Elle repose en premier lieu sur la réciprocité : près de 7 Français sur 10 (68 %) sont prêts à faire confiance à quelqu’un qui échange la même chose qu’eux. Quand l’argent disparaît de la relation, près de 8 sur 10 (78 %) y voient même l’installation d’un esprit de partage, loin de la simple consommation.

L’humain repasse ainsi au premier plan, et la confiance dessine alors un cercle vertueux, de la relation entre deux personnes jusqu’à la société tout entière. Interrogés sur le développement des pratiques d’échange et de réciprocité via les plateformes de mise en relation, 58 % des Français y voient le signe d’une société plus solidaire et empathique, et 64 % d’une société plus écologique et responsable.

Échanger sa maison : la confiance mise à l’épreuve du réel

Qu’en est-il une fois la porte ouverte ? Parmi les utilisateurs de la plateforme d'échange de maisons HomeExchange, 78 % disent que l’expérience de l’échange de maisons a transformé leur regard sur les inconnus, et 75 % qu’elle a renforcé leur lien avec les autres. Accueillir ou être accueilli par quelqu’un qu’on ne connaît pas, c’est découvrir qu’on peut compter sur lui : plus de trois membres sur quatre (77 %) affirment que l’échange de maisons peut créer de la confiance, alors que les Français restent partagés (49 % y voient une pratique susceptible d’en créer). Ici, la confiance naît de l’expérience.

Rapport complet

À propos d'HomeExchange

HomeExchangeHomeExchange est le numéro un mondial de l'échange de maisons. Voyager avec HomeExchange, c'est loger chez l'habitant sans transaction financière, sur un principe de réciprocité : chaque membre prête sa maison et est accueilli, en retour, chez un autre membre. Forte d’une communauté guidée par la confiance et le partage, la plateforme permet à des millions de personnes d’échanger leurs maisons chaque année, et recense plus de 600 000 logements enregistrés dans 155 pays. 

Fondée en 1992, HomeExchange a été rachetée en 2017 par Emmanuel Arnaud et Charles-Édouard Girard, cofondateurs de GuestToGuest (2011), plateforme à l’origine du système de GuestPoints, permettant d'échanger sa maison avec plus de flexibilité sans avoir à faire coïncider les disponibilités de deux foyers au même moment. 

Après avoir levé 40 millions d'euros et acquis plusieurs plateformes d'échange de maisons entre 2013 et 2023, réunies dès 2019 sous la marque HomeExchange, l'entreprise a lancé HomeExchange Collection en 2021, une offre dédiée aux logements d'exception. Certifiée B Corp™ depuis 2022, elle emploie plus de 150 personnes.

En savoir plus


À propos de cette enquête

Étude Ipsos bva pour HomeExchange menée du 22 au 29 juillet 2026 auprès de 4 000 personnes âgées de 18 ans et plus interrogées dans quatre pays (France, Allemagne, Italie et États-Unis – soit 1000 personnes dans chaque pays). Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

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