Intelligence artificielle : les Français veulent une innovation de confiance au service de la santé
Les chiffres clés de l'enquête
- 42 % des Français estiment que l’intelligence artificielle aura un impact positif sur leur manière de se soigner.
- 68 % souhaitent qu’un « droit à l’humain » soit garanti dans les services essentiels, notamment dans le domaine de la santé.
- 23 % seulement jugent souhaitable que les diagnostics médicaux soient principalement réalisés par des intelligences artificielles.
- 25 % se déclarent prêts à être suivis majoritairement par des consultations médicales virtuelles reposant sur l’IA.
- 43 % anticipent un impact négatif de l’IA sur leur santé mentale.
Santé et IA : les Français attendent une solution qui accompagne l’humain sans le remplacer
Face aux transformations technologiques à venir, les Français sont partagés. L’étude conduite par Ipsos bva pour le Groupe VYV révèle que 50 % des Français redoutent un impact négatif des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle sur leur vie personnelle, tandis que 40 % y voient un impact positif. Les bénéfices de l’IA sont particulièrement identifiés dans les domaines les plus concrets du quotidien :
- 42 % des Français estiment qu’elle aura un impact positif sur leur manière de se soigner ;
- 41 % anticipent un impact positif sur leur vie quotidienne.
À l’inverse, les inquiétudes se concentrent sur les dimensions les plus humaines de l’existence. Ainsi, 43 % anticipent un impact négatif sur la santé mentale, contre 22 % un impact positif. Par ailleurs, 51 % redoutent des effets négatifs sur les interactions sociales, soit plus de trois fois la proportion de ceux qui y voient un bénéfice (16 %).
Si les Français reconnaissent le potentiel de l’IA pour améliorer les parcours de santé, ils expriment des réserves quant à son éventuelle substitution aux professionnels et à la relation de soin :
- 23 % jugent souhaitable que les diagnostics médicaux soient principalement réalisés par des intelligences artificielles.
- 25 % se déclarent prêts à être suivis majoritairement au moyen de consultations médicales virtuelles reposant sur l’IA. Cette proportion atteint 45 % chez les hommes de moins de 35 ans, selon le document source.
- 68 % souhaitent qu’un « droit à l’humain » et au hors-ligne soit garanti dans les services essentiels, notamment dans les domaines de la santé, de la banque et des services publics.
Ces résultats suggèrent que l’innovation technologique est perçue comme un outil susceptible d’améliorer l’accès aux soins, d’accompagner les professionnels de santé et de fluidifier les parcours, sans nécessairement se substituer à la relation humaine, qui demeure au cœur de la confiance.
Protection des données : la confiance reste une condition de l’acceptation de l’IA
Face au développement de l’intelligence artificielle, les Français expriment également des craintes en matière de sécurité et de gouvernance :
- 73 % considèrent probable que le développement de l’IA rende impossible une protection totale de la vie privée dans les années à venir.
- 67 % jugent également probable que les comportements individuels soient surveillés et analysés afin de déterminer l’accès à certains droits ou services.
Dans ce contexte, une majorité de Français se prononce en faveur d’un encadrement renforcé des technologies numériques :
- 64 % préfèrent réguler fortement les nouvelles technologies, quitte à ralentir l’innovation ;
- 76 % souhaitent que les systèmes d’IA respectent des normes et des labels écologiques ;
- 71 % jugent souhaitable que les usages frauduleux ou abusifs de l’IA soient davantage contrôlés et sanctionnés.
Ces résultats soulignent l’importance accordée par les Français à la confiance numérique, qui constitue un facteur d’acceptabilité et de déploiement des innovations technologiques.
L’IA comme levier de progrès pour informer et accompagner
Si les inquiétudes sont réelles, elles ne se traduisent pas par un rejet du progrès technologique. Les Français identifient également plusieurs bénéfices potentiels de l’intelligence artificielle :
- 65 % considèrent qu’elle permettra de mieux informer les citoyens ;
- 61 % estiment qu’elle favorisera l’accès à une information de qualité, sourcée et facilement vérifiable.
Ces attentes ouvrent des perspectives dans les domaines de la prévention, de l’éducation à la santé, de l’accompagnement des publics et de la personnalisation des services.
Rapport complet
À propos du Groupe VYV

Union Mutualiste de Groupe (UMG) créée en 2017, le Groupe VYV est issu du rapprochement de plusieurs mutuelles et d’acteurs de l’économie sociale et solidaire. Il défend le droit à la santé pour tous et incarne la force du collectif. Le Groupe VYV intervient à travers trois métiers : assurances & retraite, soins & accompagnement, logement.
Avec 10 000 élus locaux et militants, dont près de 2 600 délégués élus parmi les adhérents et 49 000 collaborateurs, les mutuelles et entités du Groupe VYV s’engagent à favoriser la co-construction, le dialogue avec leurs publics, l’accessibilité pour toutes et tous, l’ancrage local et l’éco-responsabilité.
Son réseau d’agences et d’établissements, déployé sur l’ensemble du territoire, lui permet d’être au plus près des besoins des employeurs publics et privés, de protéger 10,3 millions de personnes, en accompagner et soigner 6 millions, et en loger près de 400 000. Son chiffre d’affaires de 11,6 milliards d’euros et son résultat net de 288 millions d’euros en 2025 confirment sa place de premier acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France.
Parce que la santé est un droit, le Groupe VYV, groupe mutualiste de santé et de protection sociale, agit grâce à ses mutuelles et à son réseau d’établissements de soins et de logements, pour que personne ne soit laissé de côté.
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À propos de cette enquête
Enquête Ipsos bva pour le Groupe VYV réalisée en février 2026 auprès de 2 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.