Sondage présidentielle 2027 | Intention de vote
Sondage présidentielle 2027 | Intention de vote

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen conserve une avance nette dans les intentions de vote

À un peu plus de sept mois de l’élection présidentielle de 2027, Ipsos bva-CESI école d’ingénieurs a réalisé pour Le Parisien une nouvelle enquête d’intentions de vote, mesurant l’état des rapports de force électoraux actuels selon six hypothèses de premier tour. Marine Le Pen conserve une avance très nette dans les intentions de vote. Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon enregistrent une dynamique positive.

Marine Le Pen largement en tête et portée par un socle électoral fidèle

Cette enquête confirme tout d’abord la position très dominante de Marine Le Pen, qui ne pâtit guère de sa situation judiciaire.

Dans l’ensemble des configurations testées, la candidate du Rassemblement National recueillerait entre 34% et 36% des intentions de vote, soit un niveau largement supérieur à celui de tous ses concurrents. Elle peut compter sur une grande fidélité de son électorat de 2022 qui se reporterait à nouveau sur elle (+90% dans toutes les hypothèses).

 

Bloc central : Édouard Philippe devance Gabriel Attal pour la seconde place

Derrière Marine Le Pen, Edouard Philippe est la personnalité la mieux placée du bloc central. Il obtiendrait entre 14,5% et 16,5% des intentions de vote s’il était en concurrence avec Gabriel Attal (qui serait lui crédité de 7,5% à 8,5 % des voix). Si le maire du Havre était le seul candidat issu de son camp, son score serait sensiblement plus élevé (entre 19% et 22,5%) et il arriverait en 2ème position, quand Gabriel Attal, dans la même configuration, n’obtiendrait que 14% à 15,5% des voix et serait devancé par Jean-Luc Mélenchon. Si les deux anciens Premier ministres d’Emmanuel Macron étaient tous deux candidats, la qualification au deuxième tour serait très disputée avec le leader de la France insoumise.

Gauche : Jean-Luc Mélenchon progresse, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure à la peine

À gauche, Jean-Luc Mélenchon s’affirme comme la figure la plus solide électoralement. Selon les hypothèses de candidature, il recueillerait entre 15% et 17% des intentions de vote et son score progresse depuis le mois de mai (+2 points dans les hypothèses comparables). En revanche, il ne parvient pas aujourd’hui à reconstituer son socle électoral de 2022 : seule une petite majorité de ses électeurs de 2022 ont aujourd’hui l’intention de voter pour lui (davantage si Olivier Faure était candidat plutôt que Raphaël Glucksmann).

Malgré l’officialisation de sa candidature, Raphaël Glucksmann n’enregistre pas de dynamique. Il est crédité de 11,5% à 14% des intentions de vote selon les configurations, soit à peine mieux qu’en mai dernier. Olivier Faure, qui venait juste d’annoncer sa candidature à la primaire avant l’enquête, obtiendrait un score nettement inférieur, compris entre 4,5% et 5,5% des suffrages selon les hypothèses.

Droite : Bruno Retailleau en repli dans les intentions de vote

À droite, Bruno Retailleau recueillerait entre 6% et 10% des intentions de vote et connaît une dynamique à la baisse par rapport au mois de mai.

Image des candidats : un sentiment d'inquiétude prédominant chez les Français

Aujourd’hui, aucun candidat n’apparait comme une figure rassurante aux yeux des Français. C’est Marine Le Pen qui obtient le meilleur score sur cet indicateur en rassurant 40% des Français, devant Edouard Philippe (36%). Elle demeure néanmoins une personnalité clivante : elle inquiète encore « beaucoup » un Français sur deux (48%) et notamment 23% des sympathisant LR/UDI. Mais c’est Jean-Luc Mélenchon qui inquiète « beaucoup » la plus grande proportion de Français (71%), y compris auprès d’une partie des sympathisants de gauche (57% des personnes proches du PS et 40% des personnes proches des Ecologistes).

Rapport complet


À propos de ce sondage

Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour Le Parisien menée du 31 août au 2 septembre 2026 auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

Auteur(s)

  • Brice Teinturier
    Brice Teinturier
    Directeur Général Délégué, Ipsos bva (@BriceTeinturier)
  • Jean-François  Doridot
    Jean-François Doridot
    Directeur général, Public Affairs

Articles liés

  • Baromètre Prospectif Groupe VYV 2026 | Les grandes transformations sociales à horizon 10 ans | Éco-anxiété
    Environnement Enquête

    Trois Français sur quatre veulent mieux suivre l’impact de l’environnement sur leur santé

    Alors que les effets du changement climatique se manifestent de façon toujours plus concrète avec canicules, incendies, épisodes de pollution ou tensions sur les ressources naturelles, les liens entre santé et environnement s'imposent progressivement dans le débat public. À l'occasion de la Semaine européenne du développement durable, le Groupe VYV publie les résultats du volet « transition écologique » de son Baromètre prospectif : « Les grandes transformations en France à horizon 10 ans : le regard des Français » réalisé avec Ipsos bva. L'étude révèle que les Français considèrent désormais l'environnement comme un déterminant majeur de leur santé et de leur qualité de vie.
  • Automobile | Mobilité | Les Français et la mobilité

    Les Français et la mobilité : l'automobile dans un monde post-travail

    Après notre immersion dans l'été des Français, Ipsos bva inaugure une nouvelle série dédiée à leurs habitudes en termes de mobilité. Dans ce deuxième épisode, nous nous intéressons à la place de l'automobile dans un monde post-travail. Si l'intelligence artificielle venait à remplacer le travail humain, quel serait l'avenir de nos déplacements ? Dans le prolongement de notre réflexion sur le revenu universel, la communauté Ipsos RealTalk a imaginé la place de la voiture dans un monde affranchi des trajets domicile-travail. Entre le maintien d'une dépendance vitale hors des métropoles, le passage à une mobilité tournée vers les loisirs et l'attrait grandissant pour l'autopartage, l'automobile réaffirme paradoxalement son statut de symbole d'indépendance.
  • Collegien
    Santé Enquête

    Vaccination contre le papillomavirus au collège : un dispositif bien identifié qui s'inscrit dans le parcours de prévention des adolescents

    Trois ans après le lancement de la campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) au collège, une étude menée par Ipsos bva pour MSD met en lumière une bonne connaissance du dispositif par les familles et un niveau de satisfaction particulièrement élevé parmi celles qui y ont eu recours. Les résultats soulignent également le rôle central des professionnels de santé dans l'accompagnement des décisions parentales et identifient des marges de progression en matière d'information auprès de certains publics.