Pour 87% des Européens, les meilleurs moments de partage sont ceux passés avec leur famille
Quelles sont les formes de partage les plus valorisées par les individus aujourd’hui ? Que préfère-t-on partager, échanger avec les autres ? Avant tout du temps et des émotions, comme le révèle une enquête Ipsos réalisée pour Disneyland Paris dans 6 pays européens*.
Les Européens souhaitent avant tout partager du temps et des émotions avec les autres
Parmi les différentes choses que l’on peut partager avec les autres, quelles sont les plus importantes ? La réponse des Européens sur ce point est sans ambiguïté.
Pour une majorité d’entre eux, le plus important est de passer du temps avec les autres et de vivre des émotions communes, dans la joie comme dans la peine. Ainsi, « consacrer du temps à ses proches » arrive en tête (cité par 58% des Européens), suivi par « soutenir moralement quelqu’un » (46%) et « vivre des moments de joie, d’émotion avec d’autres personnes » (45%). Ensuite sont citées des manières de partager liées à la solidarité (aider une personne en difficulté, rendre des services) et à la notion de transmission (transmettre ses connaissances et savoir-faire, parler de sa vie et de ses expériences). En revanche, le don ou l’échange de choses matérielles est considéré comme une forme de partage nettement moins importante : l’aide financière aux proches n’est citée que par 14% des Européens et le prêt ou l’échange d’objets par 7%.
On voit ainsi qu’il y a une hiérarchie nette entre les différentes manières de partager : celles qui sont de loin les plus valorisées sont les plus immatérielles (quoi de moins palpable qu’un moment d’émotion vécu avec ses proches ?), alors que les plus secondaires concernent les échanges les plus concrets, les plus matériels. Ce que les gens veulent partager avant tout, c’est du temps, de la convivialité, des émotions, bref, de la relation humaine.
Par ailleurs, on constate que les pratiques de ces différentes formes de partage évoluent de manière contrastée depuis quelques années. Le contexte de crise économique que nous connaissons n’y est bien sûr pas étranger.
En effet, certaines manières de partager ont été plutôt moins pratiquées ces derniers temps : il s’agit avant tout de celles qui concernent l’aide matérielle et la solidarité en général. Ainsi, 23% des Européens déclarent qu’ils aident moins leurs proches sur le plan financier qu’il y a 5 ans, contre seulement 18% qui disent le faire plus. De même, 24% consacrent moins de temps aux activités associatives ou bénévoles, contre 14% qui déclarent le faire plus qu’il y a 5 ans. Au contraire, les formes de partage plus immatérielles (consacrer du temps à ses proches, faire du soutien moral, vivre des joies/émotions communes…) connaissent une dynamique positive sur les dernières années.
Ainsi, si les Européens, sous l’effet de la crise économique, ont moins les moyens d’aider les autres sur le plan financier ou matériel, ils se recentrent sur les formes de partage considérées comme les plus importantes en leur consacrant plus de temps, d’attention, de soutien.
Le temps passé en famille n’a jamais autant été valorisé
Ainsi, les Européens valorisent de plus en plus les formes de partage les plus humaines, et ceci se traduit notamment par le resserrement des liens au sein de la famille.
En effet, 83% des Européens disent avoir « beaucoup de complicité avec les membres de leur famille », un score en progression de 4 points par rapport à 2010. De même, 87% des Européens déclarent que « les moments qu’ils préfèrent sont ceux qu’ils passent en famille » : c’est 5 points de plus qu’en 2010.
Si ces résultats sont en forte progression, c’est que la famille en tant que valeur s’est rarement aussi bien portée qu’en cette période difficile où s’affirme plus que jamais sa vocation de protection et de réconfort, alors que le nombre d’individus fragilisés sur le plan professionnel ou financier est en augmentation. C’est ainsi que l’immense majorité des Européens affirment que « quand j’ai des soucis, je peux compter sur mes proches pour me soutenir » (89%). Si ce score est important dans l’ensemble des pays de l’étude, il est particulièrement élevé dans les pays où le taux de chômage a fortement progressé ces dernières années (en Espagne et, dans une moindre mesure, en Italie).
Partager dans la « vraie vie » plutôt qu’en ligne
A l’heure où les Européens passent de plus en plus de temps connectés à Internet, et où les possibilités d’interactions sur la toile se multiplient, la plupart d’entre eux préfèrent partager avec les autres dans la « vraie vie » plutôt qu’en ligne, et ce quel que soit le type d’élément partagé.
C’est notamment le cas des éléments les plus immatériels, les plus liés à une expérience humaine (émotions, discussions sur sa vie, conseils, soutien…) que l’on préfère exprimer en présence des autres plutôt que par écran interposé. Ainsi, par exemple, 45% des Européens partagent leurs émotions « uniquement dans la vie réelle » et 30% « plus souvent dans la vie réelle que sur Internet », alors que 5% admettent exprimer plus leurs émotions sur Internet que dans la vraie vie.
Mais le partage dans la vie réelle reste encore majoritaire pour d’autres types d’éléments, comme ceux qui concernent les loisirs (photos, vidéos, musique) : 37% des individus les partagent plus volontiers dans la vraie vie, contre 31% qui préfèrent le faire en ligne. Une tendance qui pourrait bien se retourner à terme puisque déjà les jeunes Européens privilégient le canal Internet pour ce type d’échange. Mais comme les autres générations, ils restent inflexibles sur le fait que le partage d’émotions, d’expériences et de conseils doit se faire avant tout dans la vie réelle.
Partager des émotions avec ses proches : des occasions exceptionnelles aux petites joies du quotidien
Quels sont les moments privilégiés de partage avec les autres ? Plus précisément, à quelles occasions vit-on ses plus belles émotions avec ses proches ?
Pour les Européens, les souvenirs de ces plus belles émotions vécues ensemble sont avant tout associés à la célébration de fêtes traditionnelles comme Noël ou Pâques (citées par 42% d’entre eux), à un voyage, des vacances (41%) ou bien à des évènements familiaux exceptionnels comme un mariage (38%) ou une naissance (35%). A la fois donc des rituels saisonniers et des occasions uniques, exceptionnelles, de se retrouver avec ses proches. A noter que le fait de « se réunir pour des fêtes ou occasions particulières (anniversaires, Noël, Pâques…) » est cité comme ce que l’on préfère faire avec sa famille, en forte progression par rapport à 2010 (+ 9 points).
Si ces occasions sont mises en avant, c’est avant tout parce qu’elles sont généralement associées à de grandes joies. En effet, les moments de joie sont de loin ceux qui sont associés aux plus grandes émotions : 56% des Européens affirment que c’est « lorsqu’ils rient avec les autres » qu’ils vivent leurs émotions les plus fortes.
Disneyland Paris : un lieu où l’on partage avant tout de la joie avec ses proches
Pour une majorité d’Européens, l’émotion que l’on partage le plus avec ses proches lors d’une visite à Disneyland Paris est la joie.
En effet, parmi une liste d’émotions / sentiments associés à Disneyland Paris, la joie arrive en tête, citée par 56% des Européens. Arrivent en suite l’enthousiasme (41%), l’imagination (39%) et l’insouciance (39%). A noter que ce sont avant tout les plus jeunes (60% des 16-34 ans) et les femmes (59%) qui associent en premier lieu Disneyland Paris à la notion de joie.
Fiche technique :
*Enquête réalisée en ligne du 29 novembre au 5 décembre 2012 dans 6 pays européens (France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Belgique), auprès de 5 690 individus âgés de 16 à 64 ans nationalement représentatifs.